04 ans du Nouveau départ:Impressions d’acteurs politiques et de syndicalistes

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06 avril 2016 – 06 avril 2020. Cela fait quatre ans que le président de la République, Patrice Talon, a pris les rênes du Bénin. En cette date anniversaire de la prise du pouvoir, quelques acteurs politiques et syndicalistes ont donné leurs appréciations sur les réalisations du Numéro 1 des Béninois. Lire ci-dessous, un extrait de leurs déclarations.

Sèdami Mèdégan Fagla, membre de l’Union progressiste (Up) : « Le bilan parle de lui-même »

 

« Comme tout citoyen béninois, je pense que nous venons de vivre quatre années à un rythme qu’on n’a jamais eu. Depuis l’indépendance, c’est la toute première fois que nous avons réformé notre pays de façon aussi profonde. C’est comme une course de vitesse. Tous les Béninois sont épatés. On se rend compte que c’était possible et qu’on était capable de transformer notre pays profondément. En termes d’appréciation, je pense que le Bénin parle de lui-même. Il y a des choses qu’on n’a pas besoin de commenter et qui montrent que le Bénin est en train de changer. Nous avons effectué une réforme politique extraordinaire puisque c’est la politique qui structure toute la vie de notre pays. Le Chef de l’Etat a accompagné les acteurs politiques dans les réformes politiques extraordinaires, qui, depuis l’avènement de la démocratie, est une première parce que nous sommes passés de 250 partis politiques à 3,4, 5 partis politiques en République du Bénin. C’est extraordinaire. Nous avons des partis politiques dont les membres sont issus de toutes les communes du Bénin. Nous n’avons plus de partis du plateau, d’Abomey, du Nord, de Natitingou. Vraiment, c’est extraordinaire. Et nous avons maintenant des creusets politiques où tous les fils du pays se retrouvent quelques soient leurs différence de langue pour débattre. Je pense que le bilan parle seul de lui-même. Tous les Béninois apprécient  tout ce qui se fait. Nous sommes tous derrière le Chef de l’Etat et nous l’encourageons pour la dernière ligne droite. Nous avons encore une année, mais on sait que ce sera une année où nous allons encore ressentir les retombées de tout ce qui a été fait »

 

Orden Alladatin, président de la Commission des lois à l’Assemblée nationale : « C’est une bonne impression »

 

Nous avons eu la démocratie à partir de 1990, le système partisan que nous avons institué dans la Constitution de 1990 a montré ses limites. On  a espéré qu’avec le temps, les partis politiques se consolident et que malgré le multipartisme intégral que nous puissions assister à l’émergence de grands partis politiques au Bénin. Mais malheureusement, nous avons eu droit à une multiplication de la classe politique, toute chose qui n’a pas permis une bonne gouvernance dans le pays. Et il a fallu que de façon unanime, la classe politique se mette d’accord pour y remédier. Les nouvelles lois sont en train d’être expérimentées. C’est une bonne impression. Quand il y a des réformes, il faut prendre le temps de suivre les choses, de les évaluer et de faire des ajustements nécessaires. Le Parlement a joué sa partition »

 

 

Raouf Affagnon, syndicaliste à la retraite : « Le Bénin force aujourd’hui l’admiration »

 

 « De mon point de vue, la qualité des travaux fait penser à des réalisations qui s’inscrivent dans la durée contrairement à ce que nous avons l’habitude de voir dans le pays. Deuxième élément, ce sont les performances au niveau de la  production agricole. Je pense qu’à ce niveau, le Bénin a battu des records régionaux, jamais atteint auparavant. Le troisième élément, c’est la marche décisive vers l’autonomie énergétique. A mon avis, le Bénin aujourd’hui force l’admiration, voire même de la jalousie de ses  voisins. Le quatrième élément, c’est le dialogue politique qui a inspiré les réformes au niveau de certains textes législatifs comme la charte des partis politiques, la loi électorale et la constitution. Le cinquième élément, c’est la prise d’un texte législatif en vue de la libération de tous les citoyens impliqués dans les violences pré-électorales et post-électorales »

Noël Chadaré,  Secrétaire général de la Cosi-Bénin : « Le bilan du président Patrice Talon est satisfaisant »

 

« Pour être objectif, le bilan du président Patrice Talon est un bilan assez bon, acceptable et satisfaisant. Je le dis surtout pour les réalisations et infrastructures que nous voyons. Les routes, on en a besoin. De grands travaux sont en train d’être faits au profit des Béninois. Sur le plan économique, on a assaini les finances et nous avons un taux de croissance qui augmente tous les ans. Même si la croissance n’est pas inclusive, il faut reconnaître cela. Sur le plan social, il y a un effort timide, mais des efforts quand même  qu’il faut reconnaître. Il y a l’augmentation de la cagnotte, les microfinances accordées aux femmes, aux plus pauvres. Il y a aussi les cantines scolaires. Cela permet de maintenir les enfants à l’école et leur permet d’avoir un repas chaud. Il y a aussi une cagnotte substantielle qui a été accordée à cela. Il y a aussi pour les travailleurs, des tentatives d’apurement des rappels dus aux travailleurs qui sont allés à la retraite. Pour le reste du parcours, le chef de l’Etat peut faire mieux s’il comprend qu’on n’a pas intérêt à affaiblir les forces sociales. On a intérêt à discuter davantage avec les forces politiques même si elles sont de l’opposition »

 

Auguste Vidégla, membre du Bloc républicain « Le mieux-être est en train de s’amorcer »

« Au niveau politique, nous avons le résultat. Vous avez vu que malgré que les réformes aient été opérées dans une certaine douleur, nous sommes en train de réussir graduellement la réforme du système partisan. Au niveau économique, le chef de l’Etat a lancé des réformes de grande ampleur qui aujourd’hui, ont permis à notre pays d’avoir un taux de croissance d’environ 3% en 2015. Aujourd’hui, nous sommes à un taux de croissance de 7,6%. Nos finances publiques sont complétement assainies. Nous avons des réformes profondes qui permettent aujourd’hui aux opérateurs économiques, à l’entreprise privée de mieux s’exprimer. Donc, économiquement, notre pays a déjà amorcé sa stabilité économique et son décollage graduel. Il faut des processus pour arriver à une vitesse de croisière qui permette à notre pays et à nos populations de sentir les fruits de cette croissance. Nous avons les infrastructures. Le visage de nos villes a commencé par changer. Notre pays qui, pratiquement était en queue de peloton en termes de production de coton, aujourd’hui est le premier producteur de coton en Afrique. Au niveau social, nous avons le projet Arch qui est dans sa phase finale. Elle va entrer en application et va atteindre presque toutes les couches sociales de notre pays. Du menuisier à la petite vendeuse, tout le monde aura accès au crédit, mais un crédit structuré avec traçabilité pour améliorer la capacité et l’assiette de recouvrement pour refinancer le secteur. Vous avez l’assurance maladie, l’assurance sécurité qui  va atteindre les artisans etc. Ce sont autant de dispositif qui permettent à notre pays de dire que le mieux-être, le mieux-vivre au niveau de la population est en train de s’amorcer  »

 

 

 

 

 

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