Réouverture des classes au détriment des églises, mosquées et bars:Les explications de Wilfried Léandre Houngbédji

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Le gouvernement a fait l’option de rouvrir les écoles, collèges et lycées dans un contexte où le pays connaît une explosion en matière du nombre de personnes atteintes du Coronavirus. D’aucuns se demandent pourquoi la réouverture des écoles et collèges alors que les églises, mosquées et bars restent fermés. Au cours d’une émission spéciale sur la télévision nationale, vendredi 8 mai 2020, le Directeur de la communication (Dir-com) à la présidence de la République, Wilfried Léandre Houngbédji, est revenu sur la question.

Au cours de son intervention, le Directeur de la communication à la présidence de la République, Wilfried Léandre Houngbédji, a distingué les rassemblements essentiels et ceux de non-essentiels lorsqu’il y a une crise. Pour l’invité, aller à l’école et valider l’année scolaire est indispensable pour l’humanité et l’Etat en prenant une telle décision vise à préserver l’équilibre du pays et les intérêts généraux. « Il est pertinent pour l’Etat de mettre en place les mécanismes pour triompher le mal. Pour le moment, la vie continue dans notre pays. L’Etat observe la situation. Il est de la responsabilité de l’Etat de permettre à ce que les apprenants puissent valider l’année. S’il y a cas de force majeure où tout doit s’arrêter, le gouvernement le constaterait. Nous ne sommes pas encore à un moment où tout doit arrêter ». Tout en estimant qu’il ne banalise pas la situation sanitaire du pays, l’invité ajoute que le commun des Béninois doit apprendre désormais à vivre avec le mal comme tout autre. « Nous savons nous adapter aux situations. Et dans ce cas, il n’y a pas de peur à avoir puisque le gouvernement a pris très tôt des dispositions pour contenir le mal », a-t-il renchéri. Pour le Dir-Com à la présidence, en maintenant les églises, mosquées et bars fermés, le gouvernement n’a pas voulu prendre plus de risque qu’il n’en faut même s’il y un traitement efficace et de prise en charge. « Si Dieu est magnanime, il comprend très bien que celui qui ne vient pas à la mosquée ou à l’église parce qu’il respecte les mesures prescrites par son gouvernement, celui-là est un bon citoyen, un bon fils de Dieu et Dieu lui pardonnerait de ne pas se présenter au culte quand les conditions ne sont pas réunies », a-t-il expliqué.

« Il n’y a pas encore péril en la demeure », selon Agapit Napoléon Maforikan

L’évolution croissante du nombre de personnes atteintes du Covid-19 ces derniers jours au Bénin a été l’un des sujets abordés, dimanche 10 mai 2020 sur l’émission « Décryptage » de la chaîne de télévision privée E-Télé. Tout en rappelant que les chiffres grimpent du fait du dépistage systématique de certains corps de métiers, le consultant politique, Agapit Napoléon Maforikan, estime qu’« il n’y a pas encore péril en la demeure ».

« Plus de 22 000 personnes dépistées pour un peu plus de 300 cas, ce n’est pas trop. Il faut relativiser. Ces chiffres sont quand même raisonnables pour un virus qui circule partout ». Ainsi s’exprimait Agapit Napoléon Maforikan. Selon le consultant politique de E-Télé, le gouvernement joue la carte de la transparence à la veille de la reprise des classes en présentant la situation du pays telle qu’elle est. « Une mauvaise politique aurait consisté à maintenir tout le monde dans l’incertitude et dans l’ignorance en ne procédant pas à ce dépistage systématique », a-t-il poursuivi. A travers ses analyses, l’on comprend qu’à l’étape actuelle de la gestion de la crise liée à la pandémie du Coronavirus, le plus important ne consiste plus à se focaliser sur le nombre de cas enregistrés mais plutôt sur les efforts consentis pour le rétablissement des patients. « Demain nous pouvons aller à 800, 1000 ou encore 5000 cas, là n’est pas le problème. A la phase actuelle, c’est le suivi du protocole de prise en charge qui importe. Dans n’importe quel pays, quand vous faites le dépistage massif, les chiffres doivent grimper », a laissé entendre l’invité de Latifou Boni avant d’exhorter les Béninois à plus de vigilance en matière de respect des gestes barrières. Se prononçant sur l’option de l’Exécutif consistant à lancer la reprise des activités pédagogiques pour certains apprenants, l’analyste politique pense que le contexte dans lequel se déroule cette reprise est différent de celui qui a conduit à la cessation des activités dans les écoles, collèges et universités.  « Aujourd’hui, le gouvernement est confiant de l’efficacité du protocole de traitement des malades et dispose de deux techniques de dépistage de la maladie. Il y a assez de matériels, la sensibilisation sur les gestes barrières est renforcée. Le gouvernement a aujourd’hui la maîtrise de la situation. Il n’y a donc pas matière à paniquer. A partir du moment où le protocole de prise en charge est connu, je pense que le mal sera maîtrisé progressivement avec le temps » a-t-il conclu.

 

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