108ème Conférence internationale du travail:Les engagements du Bénin à Genève

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La 108ème session de la Conférence internationale du travail qui s’est tenue à Genève en Suisse du 10 au 21 juin 2019, en présence des dizaines de dirigeants mondiaux, a aussi enregistré la participation d’une délégation béninoise conduite par Adidjatou A. Mathys, ministre du Travail et de la fonction publique. A l’issue des travaux, il a été procédé à la signature du document de l’acte de ratification de la Convention 102 de l’Oit sur la sécurité sociale norme minimum entre le ministre béninois du Travail et le Directeur général du Bit.

Des chefs d’Etat et de gouvernement et d’autres hauts dignitaires ont été mobilisés à la Conférence internationale du travail (Cit) pour réaffirmer leur engagement envers le principe de justice sociale sur lequel l’Oit fut fondée il y a 100 ans. Près de 6000 délégués représentants les gouvernements, les travailleurs et les employeurs ont échangé sur le rapport de la Commission mondiale sur l’avenir du travail présenté par le Directeur général, et intitulé: « Travailler pour bâtir un avenir meilleur ». Ils discutent par ailleurs de la manière d’aborder les changements transformateurs dans le monde du travail et examinent l’adoption d’un texte historique, la déclaration du centenaire de l’Oit consacrée à l’avenir du travail. Ils débattent également  de la violence et du harcèlement dans le monde du travail en vue d’adopter un nouvel instrument international. La délégation Béninoise à cette Conférence internationale est conduite par le ministre du Travail et de la fonction publique, Adidjatou A. Mathys. Les responsables des Centrales et Confédérations syndicales représentants les travailleurs, des membres du Conseil national du dialogue social (Cnds), le patronat, des cadres de l’administration publique ont effectué le déplacement sur Genève. Dans son adresse à la tribune de l’Oit, le Chef de la délégation béninoise a salué la pertinence de la célébration du premier centenaire de l’Organisation internationale du travail, un événement qui traduit la vitalité de l’Oit, au regard du chemin parcouru. A ses dires, les conclusions et recommandations de cette initiative réaffirment la place centrale  de l’homme dans les programmes à venir. Le Ministre a fait observer à cette occasion que la technologie, les compétences et le développement du capital humain s’accroissent de plus en plus, aussi bien au niveau des pays, des régions, qu’au plan mondial et contribuent à améliorer l’avenir du travail. « Nous devons renouveler, individuellement et collectivement, notre engagement, dans ce sens, et investir dans le capital humain, et créer des emplois durables pour le plus grand nombre d’hommes, de femmes et de jeunes », a indiqué la chef de la délégation béninoise. C’est bien à cela que le Gouvernement du Bénin, sous la conduite du Président Patrice Talon s’est engagé, depuis avril 2016, en opérant d’importantes réformes, pour assurer une base élargie et améliorer le cadre de vie et de travail, a-t-elle ajouté. A titre d’illustration, le Ministre Adidjatou A. Mathys a évoqué, les actions et initiatives majeures telles que : le programme d’Assurance pour le renforcement du capital humain (Arch), dont les principales composantes sont : la couverture assurance maladie, surtout pour le secteur informel ; la retraite ; les microcrédits et la formation professionnelle, la promotion des emplois verts et l’adaptation aux changements climatiques.

 

Les réformes mises en œuvre au Bénin

 

Au cours de son intervention, le Ministre du Travail et de la fonction publique béninois a aussi annoncé que le Bénin vient de valider son deuxième Programme pays pour la promotion du travail décent 2020-2023. Ce programme est formulé autour de trois priorités, l’emploi décent et durable, la protection sociale dans le secteur informel et la promotion des normes du travail par le dialogue social. « Elles s’insèrent dans la réalisation du Pag, notamment en son pilier  3 relatif à l’Assurance pour le renfoncement du capital humain (Arch) ; un des projets phares du gouvernement dans le domaine de la protection sociale » a-t-elle déclaré. Par ailleurs, la ratification par le Bénin, le 15 février 2019 de la Convention n° 102 de l’Oit sur la sécurité sociale, norme minimum adoptée en 1952, n’a pas été occultée. Revenant aux questions de violence et du harcèlement en milieu de travail, la représentante du gouvernement a fait observer que c’est  un sujet qui affecte les travailleurs, notamment les femmes et que ses effets ne favorisent ni une bonne productivité, ni ne préservent la dignité de l’homme au travail.  « C’est pourquoi, le Gouvernement du Bénin, à travers les structures compétentes mises en place, assure une application effective et suivie de la loi n° 2006-19 du 05 septembre 2006, qui vise à sanctionner les auteurs du harcèlement sexuel, et à protéger les victimes », a-t-elle indiqué. Le ministre du Travail et de la fonction publique, Adidjatou A. Mathys, a pour finir, réitéré aux autorités de l’Oit, la détermination du Bénin à jouer, mieux que par le passé, sa partition dans la réalisation des objectifs de l’Organisation internationale du travail. La Conférence internationale du travail est l’organe décisionnel le plus élevé de l’Oit. Elle réunit tous les ans les délégations tripartites des 187 Etats membres de l’Oit ainsi que plusieurs observateurs envoyés par des acteurs internationaux pour examiner une série de questions inscrites à l’ordre du jour . Suite à son passage à la tribune officielle,  le ministre béninois du Travail et de la fonction publique a été reçu en audience par le Directeur général du Bit. A l’occasion, il a été procédé à la signature du document de l’acte de ratification de la Convention 102 de l’Oit sur la sécurité sociale norme minimum.

 

Pfc-Mtfp-Dcom/Pr

 

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