20ème rapport Africa’s pulse de la Banque mondiale:La conjoncture internationale plombe la croissance

0
3264

Le dernier rapport semestriel de la Banque mondiale sur l’évolution des économies en Afrique subsaharienne a été présenté à un parterre de journalistes la semaine écoulée au siège de l’institution à Cotonou. Il en ressort, notamment que la  croissance en Afrique subsaharienne ne parvient pas à décoller en 2019, « freinée par les incertitudes persistantes de l’économie mondiale et des réformes intérieures qui marquent le pas ».  Selon cette  20ème édition d’ « Africa’s pulse », publié le 9 octobre 2019, la croissance devrait ressortir à 2,6% en 2019, contre 2,5%, l’année précédente. Mais,  l’Afrique n’est pas le seul continent à pâtir de la conjoncture internationale incertaine. D’autant plus que les  prévisions pour 2019 sont encore plus mauvaises pour le Maghreb et le Moyen-Orient, l’Amérique latine et les Caraïbes,   où d’autres économies émergentes et en développement revoient leurs perspectives à la baisse. Pour le Vice-président de la Banque mondiale pour l’Afrique, Hafez Ghanem,  l’inclusion des femmes est un élément clé pour stimuler la croissance.

« Après plusieurs années de croissance décevante, la réduction de l’inégalité  des chances dont sont victimes les femmes s’impose comme une solution évidente pour progresser », a-t-il insisté. En effet, au-delà des moyennes régionales, la reprise dans les trois plus grandes économies de la région (Nigéria, Afrique du Sud, Angola) reste timide et assombrit les perspectives régionales. Au Nigéria, note le rapport, le secteur non pétrolier manque de dynamisme tandis qu’en  Angola, c’est le secteur pétrolier qui peine à progresse ; alors qu’Afrique du Sud, une certaine défiance des investisseurs pénalise l’activité. « Les économies africaines subissent elles-aussi les contrecoups de la conjoncture internationale ; ce qui se traduit par une croissance modérée dans l’ensemble de la région », renchérit  Albert Zeufack, économiste en chef de la Banque mondiale pour l’Afrique, qui préconise une meilleure gouvernance sur le continent.

Jean-Paul Mahougnon

 

 

 

LEAVE A REPLY

Please enter your comment!
Please enter your name here