27ème édition des religions endogènes:Parakou, Djougou et Lokossa ont fêté dans la simplicité

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La municipalité de Parakou n’est pas restée en marge de la commémoration de la 27ème édition des religions endogènes. Les adeptes des différents couvents du culte vodoun ont commémoré l’évènement. Les dignitaires et gardiens des temples traditionnels ont invoqué les divinités pour la paix au Bénin et la prospérité en faveur des dirigeants et du peuple. Au plan  municipal, c’est l’espace Ocbn qui a accueilli les manifestations officielles. Toutes les confréries de la Cité des Koburu étaient presque représentées. Après les rituels, le spectacle a pris la relève avec l’animation des Egoun-goun, des Zangbéto, des Kaléta et des échassiers. Tour à tour, ils ont tenu en  haleine le public par des démonstrations inédites. La puissance du vodoun a été mise en exergue devant un public qui a massivement effectué le déplacement. Le Zangbéto s’est mué en un serpent, en une tortue et en tolègba. Pour Franck Fatiou, Vice-président du comité d’organisation, le 10 janvier concerne tout le monde. Par ailleurs, il a indiqué que le vodoun n’est pas l’émanation du mal.

 

Zéphirin Toasségnitché (Coll. externe)

Les dignitaires de Djougou ont sacrifié à la tradition

A l’instar de leurs pairs des autres Communes du Bénin, les prêtres vodoun ont, à travers des veillées dans les différents couvents, invoqué les dieux. Ils ont aussi fait des libations et prié pour la Nation béninoise. Selon les garants de la tradition dans la Cité des Kpétoni, la célébration du 10 janvier, loin d’être une réjouissance, est un moment de souvenir de la restauration des valeurs cultuelles et culturelles du Bénin. Les populations ont eu droit durant 72 heures à la danse des revenants communément appelé « Egoun-goun » dans la cour de l’Ecole primaire publique Taifa dans le 1er arrondissement.

Emmanuel Akakpo (Coll externe Atacora-Donga)

La sous-section de la Cncvb Lokossa prie pour Talon

La sous-section de la Communauté nationale du culte vodoun du Bénin (Cncvb) de Lokossa a célébré avec faste la 27ème édition de la fête de vodoun le vendredi 10 janvier 2020. C’est la place de l’indépendance de ladite ville qui a abrité les manifestations. La célébration a été marquée par la présence de plusieurs divinités telles que Dansi, Sakpatassi, Gabadassi, Xêbiossossi, Kokoussi, Mami, Thron et Zangbéto. A en croire le secrétaire exécutif de la sous-section de la Cncvb Lokossa, Dianhounwa Dahouè, le président de la République, Patrice Talon, est un développeur. C’est l’homme qu’il faut pour le Bénin. « Il aime la culture de notre pays », a-t-il précisé en priant pour qu’il achève les nombreux projets qu’il a entamés. Profitant de l’occasion, il a présenté un cahier de doléances pour le bien-être de la sous-section de la Cncvb  de Lokossa. Il s’agit, entre autres, de la  formation des responsables du culte vodoun sur leurs droits et devoirs, de l’introduction de l’alphabétisation et de l’accord d’un fonds au recyclage des vodounsis dans les couvents. Notons que la même fête a été également organisée sur l’esplanade de la maison du peuple de la même ville par la sous-section Cncvb-Racine sous l’égide de Ahidessi Totchémahoué Sègnon.

 

Gaétan Nato  (Coll. externe)

Le maire Da Hêfa en défenseur des vodouns à Adjohoun

La Commune d’Adjohoun était également à l’honneur pour le compte de la célébration de la fête des cultes endogènes édition 2020. À la tête d’une forte délégation composée d’élus communaux ainsi que des cadres de la Commune, le maire Roland Da Hêfa était aux côtés des dignitaires, des sages et notables des cultes endogènes. Après une série de manifestations rythmées aux traditions divinatoires, le maire a exprimé toute sa joie et sa détermination à révéler la culture béninoise qui, selon lui, est le socle du développement. « Je vous souhaite une très bonne fête de 10 janvier. Si cette fête n’existait pas, il fallait la créer. Chez nous, nous n’avons pas le pétrole ni le diamant, mais nous avons la culture. Cette culture a permis à plusieurs Nations de s’enrichir et de se développer. C’est aussi possible chez nous et c’est pourquoi nous sommes venus ici pour vous dire que vous avez le soutien du Conseil communal d’Adjohoun et notre soutien personnel. Nous allons travailler ensemble pour que la culture de notre Commune soit révélée au monde entier », a-t-il déclaré. Le président de l’Union nationale des cultes et des religions endogènes du Bénin (Unacreb), Zanholou Kpôdégbé Sika, a salué la démarche du maire Da Hêfa qui a permis la réussite de la célébration de cette année sur plusieurs plans.

 

Martial Agoli-Agbo (Corresp. Ouémé-Plateau)

 

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