Can 2019:L’Egypte, plus qu’une prétendante

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L’Algérie, le Maroc, la Tunisie se sont tous facilement qualifiés pour le tournoi en terminant à la première place de leur groupe. En tant que pays hôte, l’Egypte est aussi dans la liste en ce qui concerne l’Afrique du Nord. Parmi les 24 nations engagées, le pays des Pharaons devrait peser dans la compétition.

Les Egyptiens restent sur une deuxième place en 2017 au Gabon après la finale perdue face au Cameroun (2-1). A l’époque, les Pharaons faisaient leur retour après trois éditions manquées pour cause de « printemps arabe » (2012, 2013 et 2015). Mais personne n’a oublié que le pays des pyramides a remporté trois Can d’affilée (2006 ,2008 et 2010) sur les sept glanées. « En Egypte il y a une philosophie du foot africain et ils ont travaillé la formation, nous explique l’ancien international algérien Nordine Kourichi. On peut avancer que l’Egypte est un cas à part dans le monde du football africain. »

L’expérience du Mondial 2018

Mohamed Salah, qui a conservé sa couronne de meilleur joueur africain de l’année, et inscrit 4 buts lors de la phase de qualification, ainsi que Trezeguet (3 buts) ont participé au Mondial 2018 en Russie. Une expérience supplémentaire pour le groupe malgré les trois défaites du premier tour pour l’Egypte, qui n’avait plus participé à un Mondial depuis l’édition italienne de 1990. Les cadors du Nord seront donc en première ligne pour prétendre à la succession du Cameroun et prendre une revanche à domicile sous la houlette du Mexicain Javier Aguirre arrivé en août 2018. « Nous n’envisageons rien d’autre que la victoire finale. Avec un palmarès comme le nôtre, toute autre performance serait décevante », déclarait-il à Rfi en octobre dernier alors que l’équipe nationale venait d’obtenir sa qualification sans savoir que l’organisation allait lui échoir deux mois plus tard. « Tous ceux qui vont maintenant jouer l’Egypte, je leur souhaite bon courage. C’est une superbe équipe qui, sur un terrain très mauvais, est capable de poser le ballon au sol. Cette équipe a de la maturité et de l’expérience », avait dit Hervé Renard après la défaite face à l’Egypte lors du quart de finale de la Can 2017 au Gabon.

Plus que le talent pour gagner

« Jouer en Afrique, ce n’est pas comme jouer en Europe.  Il y a un autre engouement et plus de combat physique. Il faut le mental pour passer. Il faut plus que le talent pour gagner », avance Nordine Kourichi. Une grande partie de l’équipe égyptienne est issue des rangs des deux grands clubs locaux : l’Al Ahly Sporting Club et le Zamalek Sporting Club, régulièrement engagés en Ligue des champions. Al Ahly a d’ailleurs remporté huit titres dans cette compétition et le Zamalek cinq. « Al-Ahly, c’est plus de 70 millions de supporters en Égypte, mais sans doute aussi dans d’autres pays. C’est le club le plus titré d’Afrique. Il y a ici une pression populaire assez incroyable, dans une ville tentaculaire où il y a la rivalité avec Zamalek, l’autre grand club cairote », avait dit le Français Patrice Carteron passé en 2018 sur le banc du Al-Ahly. Lors de la phase de qualification, l’Egypte avait étrillé le Niger 6-0 à Alexandrie. Et seule l’Afrique du Sud aura mis autant de buts face aux Seychelles avec le même score, et aussi à domicile. Si l’Égypte, sans Mohamed Salah, s’est inclinée sur le terrain du Nigeria le 26 mars en amical (0-1) à la suite d’une réalisation de Paul Onuachu inscrite dès la première minute du jeu, les Pharaons restent des prétendants sérieux au titre l’été prochain.

Farid Achache (Coll)

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