Célébration des religions endogènes au Bénin:Les manifestations officielles à Ouidah

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Siège national de la fête des religions endogènes, la ville de Ouidah a abrité les manifestations officielles de la 27ème édition de la fête du vodoun. Le 10 janvier 2020, les populations de la Cité des Kpassé et les dignitaires des cultes endogènes ont pris d’assaut la place de la Porte du non-retour pour magnifier les merveilles du vodoun.

Rythmes, chants et danses sacrés ont constitué le menu de cette célébration de la 27ème édition de la Journée nationale des religions endogènes. Les adeptes des diverses divinités du panthéon Xwéda et de Orisha de la culture Yorouba, sortis dans leurs accoutrements rituels, ont exécuté de multiples parades chorégraphiques. Le spectacle a été agrémenté de prières pour la Nation béninoise, de divers rites, d’immolation d’animaux en sacrifice aux ancêtres et de consultation du Fa (oracle). Les manifestations ont été rehaussées par la participation du ministre du Tourisme, de la culture et des arts, Jean-Michel Abimbola qui était accompagné de ses collègues des Sports, Oswald Homéky, des Infrastructures et des transports, Hervé Hèhomey ainsi que du Conseiller spécial du chef de l’Etat Johannes Dagnon. Dans son mot de bienvenue, Célestine Adjanohoun, maire de la ville, a fait l’historique du vodoun Orisha qui est vénéré depuis le 18ème siècle. A l’entendre, le vodoun est l’essence et l’âme du pays. Elle a rappelé les nombreux projets mis en œuvre à Ouidah par le gouvernement en vue de valoriser les multiples richesses culturelles et cultuelles du Bénin. Pour Jean-Michel Abimbola, cette célébration est aujourd’hui une question d’identité et de valorisation des cultes endogènes. « La fête du vodoun est une vitrine de plus pour le pays pour mieux se révéler », a-t-il  déclaré. A cette occasion, il a martelé la détermination du président Talon à faire de la culture le levier du développement du Bénin. Pour illustrer ses propos, il a fait référence au projet « La Route le panthéon Orisha ». Un projet qui permettra de mieux approcher cette réalité propre au Bénin sans se sentir souillé ou travesti. « Lorsque nous visitons une cathédrale, une basilique ou une mosquée dans les nombreux pays de référence que nous parcourons, nous ne devenons pas pour autant des chrétiens ou des musulmans par ce seul fait », a précisé Jean-Michel Abimbola. A l’instar des autres éditions, après les rituels habituels, la cérémonie a été marquée par la consultation de l’oracle (Yékou Gouda) et des séances de prières dirigées par le pontife du vodoun, Daagbo Hounon.

 

Odi I. Aïtchédji

 

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