Accès à l’eau potable dans le Borgou:Parakou entre satisfaction et doléances

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Bien que les Objectifs du développement durable (Odd) aient programmé l’accès universel à l’eau potable pour tous à l’horizon 2030, le gouvernement béninois, vu l’urgence, a ramené au plan national ce délai à 2021. A travers la mise en œuvre du projet de renforcement du système d’alimentation en eau potable, l’un des projets prioritaires du Programme d’actions du gouvernement (Pag), Parakou et ses agglomérations sont désormais dans l’abondance de l’eau même si certaines localités sont encore dans l’attente.

Pendant qu’une bonne partie de la métropole du septentrion jubile, d’autres grincent les dents. L’eau disponible en quantité suffisante n’a pas encore atteint tous les quartiers de la ville de Parakou. « L’Etat travaille, mais à Kpérou-Guéra, des efforts restent encore à faire », constate Zita Zinsou, épouse Houngbodji.  Cyprien Vodounbo, Chef dudit quartier confirme : « A Kpérou-Guéra centre, il y a des zones qui n’ont pas d’eau potable. Je prends comme exemple les  tranches A, B  et  C  qui sont les parents pauvres. Elles   manquent d’eau potable, de l’énergie et des  voies d’accès. »  Idem à Ganon, toujours dans  le premier arrondissement. « Vraiment, on souffre cruellement de pénurie d’eau. Malgré que notre territoire abrite un nouveau château d’eau, nous n’avons pas accès à l’eau comme on l’imaginait », déplore Zounvè Gandé Madou, le chef du quartier (Cq) de Ganon. Les habitants du 3ème arrondissement sont plus ou moins satisfaits. « Nous remercions, le président Talon pour avoir permis aux populations de Parakou et environs de s’approvisionner en eau potable. Nous pouvons dire qu’après la mise en service des nouvelles infrastructures, il y a amélioration dans la fourniture de l’eau. Nous sommes plus ou moins satisfaits », témoigne Issa Gounou Chabi, le Cq de Ganou. C’est dire alors que toutes les populations n’ont pas encore l’eau potable même si les sages affirment que le problème d’eau à Parakou est définitivement réglé. « A Parakou, nous n’avons plus de problème d’eau. Sans vous mentir, tout le monde a de l’eau potable. Les gens ne se plaignent plus parce que depuis que les nouvelles installations ont été mises en service, il n’y a plus d’affluence autour de mon point d’eau autonome que j’avais eu à réaliser », certifie El Hadj Zachari Seydou, roi des Haoussa du Bénin et 1er Vice-président du Haut conseil des rois du Bénin. « Oui, l’eau est disponible en quantité suffisante, mais tous les ménages n’en bénéficient pas encore », insiste Raïmi Moussa. Plusieurs facteurs expliquent cet état de chose désolant qui affecte les « Oubliés ». « Les quartiers périphériques ne sont pas  totalement couverts comme on souhaitait. Le raccordement s’est arrêté à un certain niveau parce que les élus locaux, que nous sommes, ne sont associés aux travaux. Si, entre-temps on était associé, on allait, en suivant le plan de lotissement existant, poursuivre la mise en terre des tuyaux  jusqu’où s’arrêtent les travaux de lotissement pour permettre aux citoyens de s’installer », explique Issa Gounou Chabi, Cq/Ganou. « A cela s’ajoute la suspension des travaux d’ouverture des voies », complète Zounvè Gandé Madou.

Adambi apaise

Les autorités gouvernementales sont conscientes des difficultés des populations en matière d’eau potable. « Le Président de la République me charge de vous dire que personne ne sera laissé de côté. Les quartiers et villages non encore desservis par les travaux qui viennent de s’achever seront pris en compte dans la phase additionnelle qui sera lancée dans les tout prochains jours. J’exhorte donc ceux qui n’ont pas encore vu les tuyaux de la Soneb à la patience pour une courte durée », laisse entendre Samou Séïdou Adambi, ministre de l’Eau et des mines. Selon lui, avec l’aide des Partenaires techniques et financiers (Ptf), le processus d’alimentation et de fourniture de  l’eau potable à tous les hameaux et  localités du Bénin se poursuit à  travers tout le pays  sans grand bruit. A en  croire le ministre de l’eau, la pose de 306 kilomètres de conduits d’eau supplémentaire,  l’extension du réseau vers les quartiers qui n’ont pas encore d’eau potable et le raccordement des villages de Passa et de Kika au réseau d’eau de la Soneb est imminente. « Ce liquide précieux et vital qu’est l’eau sera bel et bien pour chacun et pour tous à l’horizon 2021», rassure Samou Séïdou Adambi. De quoi apaiser la crainte des populations qui se sentent abandonnées. Mais longtemps floués par les politiques, les citoyens concernés sont dubitatifs.   Ils n’ont pas foi à cette promesse de l’autorité gouvernementale qu’ils qualifient de promesse électoraliste au regard des élections communales et municipales qui s’annoncent. « Oui c’est vrai le ministre l’a dit,  mais est-ce que réellement cela va se faire sur le terrain ? », doute Issa Gounou Chabi, le Cq/Ganou. Camille Dansou, le Directeur général de la Soneb  n’est pas septique. Il  se veut plus rassurant. « La Soneb s’engage à exploiter de façon optimale et professionnelle le nouveau système », promet le Directeur général tout en invitant les autorités locales à jouer leur. Quant aux populations, il leur  demande de s’abonner massivement, seule reconnaissance à exprimer au Gouvernement  pour lui montrer que ses efforts ne sont pas vains.  Les habitants des quartiers Ganon, Kpérou-Guéra, Ganou et biens d’autres zones de la cité du cheval sont alors  dans l’expectative. Ils se disent prêts à s’abonner dès que possible.

Le spectre de pénurie d’eau vaincu

Initié par le président de la République, le projet de renforcement du système d’alimentation en eau potable, dont les travaux ont été lancés le 27 janvier 2018, pour un délai d’exécution de deux ans,  vise à renforcer durablement l’approvisionnement en eau potable des populations en quantité suffisante. A Parakou, l’une des Communes bénéficiaires de ce vaste programme, les périodes de stress hydrique des populations sont désormais du passé. La capacité de service de la Société nationale des eaux du Bénin (Soneb) a été renforcée par un nouveau système ultramoderne d’approvisionnement pour mieux satisfaire les populations. D’un coût global de 19,7 milliards de francs Cfa hors taxe, ce projet a été financé par la Boad à hauteur de 68,13%. Les nouvelles infrastructures réalisées avec l’expertise des entreprises  Sogéa Satom, Cgc-Togo et le génie militaire, sous la maîtrise d’ouvrage complète du bureau Irgp-Afrique sont composées de la construction et l’équipement d’une nouvelle tour de prise d’eau brute de 1.800m3 à Okpara de la construction et équipement d’une nouvelle usine de traitement d’eau de surface d’une capacité de 1.800m3 à Banikanni, de la  construction d’un nouveau réservoir semi-enterré de 3.000m3, de la construction d’un nouveau château d’eau de 500m3, de la construction et équipement de deux nouvelles stations de pompage à Banikanni et à 2kilos, de la mise en place d’un système de télégestion moderne de tous les sites du projet dans la ville de Parakou. « Les travaux ont été exécutés dans les règles de l’art et en respect des normes internationales de qualité », certifie le Dg/Soneb. La capacité de production  et de traitement d’eau de la Soneb à Parakou passe actuellement d’une situation initiale de 400m3/heure à 1.800m3/heure, soit une augmentation de près de 5fois la capacité existante. De même, la longueur du réseau d’eau de la Soneb est passée  de  445,3Km à 758km. Il n’est  donc point de doute que Parakou et ses agglomérations sont désormais dans l’abondance  de l’eau. «Je voudrais porter à l’attention des opérateurs économiques de la ville, que sur une capacité de production désormais de 37.000m3/jour, la consommation tourne autour de 11.000m3/jour actuellement. A en croire Jacques Bi Kouamé, le Chef de mission de la Boad au Bénin, les travaux, à terme  permettront d’apporter aux populations, une production additionnelle de 28.600m3/Jour  d’eau potable et de faire passer le taux de desserte dans la zone du projet à 90% en 2024 et de contribuer ainsi à l’atteinte de l’objectif  d’accès universel des populations béninoises à l’eau potable à l’horizon des Odd. « Nous disposons d’une importante marge pouvant satisfaire  les besoins en eau de vos industries et unités de production », insiste Camille Dansou. « La Soneb est en mesure de fournir de l’eau en quantité et en qualité pour une population d’environs  500 mille âmes », précise Samou Séïdou Adambi. Mieux ! Des mesures d’accompagnement visant  l’allègement des modalités de branchements au prix promotionnel ont été prises. Avec 50.000 FCfa, les citoyens peuvent avoir l’eau chez eux. Ils ont la possibilité de payer 20.000 FCfa comme avance  au branchement et le reste payable en 10 mensualités. Tout cela est rendu possible grâce aux partenaires techniques et financiers. Un motif de satisfaction aussi bien pour la population que pour le ministre de l’Eau et des mines. Samou Séïdou Adambi estime que ce projet est le plus grand investissement dans le domaine de l’eau potable depuis l’indépendance du Bénin. D’après les souvenirs de Sanni Bio Bayé, le Secrétaire général de la préfecture du Borgou, chaque année les populations de Parakou étaient confrontées aux problèmes récurrents de pénurie d’eau potable, notamment pendant la saison sèche avec pour corollaire, la fréquence des maladies d’ori hydriques et les décès tous azimuts. « Aujourd’hui, avec les nouvelles infrastructures, les habitants de la Cité des Koburu sont soulagés », se réjouit-il. Selon Charles Toko, maire de Parakou, ces réalisations sont le fruit de la bonne gouvernance des ressources de l’Etat. «On lutte contre le sous-développement. Plus de 20 milliards de francs Cfa en matière d’eau. Nous avons serré les ceintures, maintenant on a de l’eau », souligne l’édile Pour que cette joie ne soit pas de courte durée, Jacques Bi Kouamé met l’accent sur l’entretien des infrastructures. Les objectifs du secteur seront atteintes que si les dispositions sont prises pour assurer l’entretien des infrastructures existantes. « Du fait de leur importance pour le gouvernement et les populations, elles bénéficieront d’un programme d’entretien rigoureux et efficace », promet-il.

Témoignages de citoyens

El Hadj Zachari Seydou,   roi des Haoussa du Bénin :

« A Parakou, nous n’avons plus de problème d’eau » 

 

« Je peux affirmer  que j’ai l’eau dans mon robinet à plein temps. Je peux vous dire encore que ce n’est  même plus  comme avant.  Avant,  la Soneb traitait l’eau de surface du cours d’eau de  l’Okpara. Maintenant, elle traite l’eau du forage réalisé dans le lit du cours d’eau. Donc, c’est une eau naturelle et de bonne qualité. A Parakou, nous n’avons plus de problème d’eau. Jusqu’à Korobororou, les gens sont déjà abonnés à la Soneb. Sans vous mentir, tout le monde à de l’eau potable. Les gens ne se plaignent plus, parce que depuis que les nouvelles installations ont été mises en service, il n’y a plus d’affluence autour de mon point d’eau autonome. Cela suppose alors que tous ceux qui venaient chercher l’eau ont le liquide précieux chez eux. Avant, j’étais à plus de 100.000 F Cfa de consommation en eau par mois. L’accès à l’eau était difficile. C’est pourquoi j’avais réalisé le forage. Malgré cela, je me suis abonné à la Soneb. On félicite le président Patrice Talon pour ses réformes courageuses. C’est normal, les gens vont critiquer. Lui, il fait  bien. Ceux qui n’ont pas pu faire ne seront pas contents. Ils doivent parler. On ne peut pas les empêcher. Ils sont contre lui parce qu’il ne tolère pas le détournement du denier public. Le chien aboie la caravane passe, dit-on. Il ne doit pas écouter ceux-là.  Qu’il fonce. La souffrance appelle le bonheur. Au bout du rouleau, tout le monde aura le sourire aux lèvres. Ce n’est pas tout ce qu’il fait qui est mauvais. Moi, je suis un ancien politicien. De Soglo à Yayi, tous les anciens présidents ont pris par Talon. Maintenant, c’est son temps. On ne refuse pas l’opposition. S’il n’y a pas de critiques, l’homme ne peut pas bien faire. Mais on veut l’opposition qui va orienter le train vers les rails et non l’opposition qui va dévier le train des rails. On veut des critiques mais des critiques constructives ».

 

Zinsou Zita, épouse Houngbodji : « Kpérou-Guéra semble être oublié »

 

« L’Etat travaille mais à Kpérou-Guéra, des efforts restent encore à faire. Chez moi par exemple, dans la rue qui mène vers l’école primaire publique du quartier, il n’y a aucun tuyau des deux côtés de la voie. Donc, nous n’avons pas d’eau dans la zone de la tranche/A. Pour le moment, ceux qui ont la possibilité  s’abonnent, mais ils font poser le compteur d’eau ailleurs, dans une autre maison parce que leurs domiciles sont éloignés des conduits d’eau. Actuellement, l’on remarque que l’eau de la Soneb a une odeur semblable à celle d’une eau de bas-fond. Même si le coût est réduit et qu’on n’a pas les tuyaux, on ne pourra pas s’abonner. On implore l’indulgence des autorités afin qu’elles nous viennent au secours. Kpérou-Guéra semble être oublié ».

 

Cyprien Vodoungbo, Chef du quartier  Kpérou-Guéra : « Les populations de Kpérou-Guéra, et de Orouguérérou sont les parents pauvres » 

 

« Je dirai que je suis plus ou moins satisfait. Plus ou moins du moment où il y a eu d’amélioration. Mais s’agissant des populations de Kpérou-Guéra, et de Orouguérérou, je ne peux dire que les populations sont satisfaites par rapport à l’eau. Même à Kpérou-Guéra centre, il y a des zones qui n’ont pas d’eau potable. Je prends comme exemple les tranches A, B  et C qui sont les parents pauvres. Elles manquent d’eau potable, de l’énergie et des voies d’accès. C’est vrai que les populations de la tranche C sont un peu plus satisfaites que celle de la tranche A. Toutes les populations de la tranche A n’ont pas aussi le liquide vital. Dans la tranche C, Ourougérérou, si nous allons parler en termes de pourcentage, moins de 10% des populations n’ont pas encore accès à l’eau. Par rapport à la qualité de l’eau, je peux dire que je suis satisfait. Si quelqu’un doit parler de la qualité, ce ne seraient que les spécialistes. Toutes les fois que je prends de l’eau au bout de mon robinet, j’estime qu’elle est de bonne qualité.  Par rapport au coût du branchement, je tire un coup de chapeau au gouvernement. C’est une très bonne politique. Quant aux autorités municipales, je les invite à accorder une attention particulière à  Kpérou-Guéra et à Orouguérérou. Le maire en est capable. Il peut faire quelque chose. Je sais qu’il est pragmatique et je ne doute pas de la sincérité de sa promesse. Il est un homme de  parole ».

Zounvè Gandé Madou, Chef du quartier Ganon : « Malgré que notre territoire abrite  un nouveau château d’eau,  nous n’avons  pas accès à l’eau comme on l’imaginait »

 

« Vraiment, on souffre cruellement de pénurie d’eau. Malgré que notre territoire abrite un nouveau château d’eau, nous n’avons pas accès à l’eau comme on l’imaginait. Les tuyaux de raccordement sont posés seulement le long des principales voies. Les différentes rues n’en ont pas bénéficié. Conséquence, tout le monde, du moins, ceux qui le désirent, ne pourront pas s’abonner. Seuls ceux qui ont la chance d’être proches des conduits d’eau sont les privilégiés. L’autre facteur qui défavorise les populations de Ganon est la suspension des travaux  d’ouverture des voies. Or, le besoin en eau est très important dans le quartier. Une seule pompe à motricité humaine réalisée par la mairie existe pour desservir toute la population de Gannon. A cela, s’ajoutent les points d’eau autonomes réalisés par les particuliers. Au vue de cette situation, les citoyens sont réticents par rapport au paiement de leurs impôts. Nous ne sommes pas restés les bras croisés. On a écrit en vain. Nous sollicitons alors l’aide du gouvernement. Qu’il vienne nous sortir de la précarité. Nous souhaitons aussi, la poursuite des travaux de lotissement, des ouvertures de voies et l’éclairage public pour faire reculer les frontières de l’insécurité ». 

 

 

Issa Gounou Chabi, Chef du quartier Ganou : « Nous sommes plus ou moins satisfaits » 

 

« Nous remercions le président Talon pour avoir permis aux populations de la ville de Parakou et environs de s’approvisionner en eau potable. Nous pouvons dire qu’après la mise en service des nouvelles infrastructures, il y a amélioration dans la fourniture de l’eau. Nous sommes plus ou moins satisfaits. C’est la qualité qui n’est pas pour le moment bonne. Je ne sais pas si c’est à cause des nouvelles infrastructures. Pour le moment, l’eau a une odeur qui laisse à désirer. Les quartiers périphériques ne sont pas totalement couverts comme on souhaitait. Le raccordement s’est arrêté à un certain niveau parce qu’au cours des travaux, les gens n’ont pas véritablement associé les élus locaux que nous sommes. Comme il y a de nouveaux lotissements en cours, les branchements effectués sont arrêtés à un certain niveau. Si entre temps, on était associé, on allait, en suivant le plan des lotissement existant, poursuivre la mise en terre des tuyaux  jusqu’où s’arrête les travaux de  lotissements pour permettre aux citoyens de s’installer puisque l’eau est la première chose dont ils ont  besoin.  Oui c’est vrai le ministre l’a dit, mais est-ce que réellement cela va se faire sur le terrain ? Par rapport à la réduction du coût, nous sommes très contents.  Il y a des dossiers en attente à la Soneb qu’on ne peut pas satisfaire. Tout le monde a besoin de l’eau. L’eau de puits, l’eau de pompe, ce n’est pas la même chose. Je pense que l’eau de la Soneb, c’est la qualité. On en a besoin pour mieux vivre et éviter les maladies d’origine hydrique. A l’avenir, on souhaite que les élus locaux soient associés aux projets de développement  pour l’intérêt de la population. Qu’il y ait même des comités de suivi. Les travaux se font dans l’intérêt de la population, si nous sommes impliqués on aura la satisfaction et moins de correction à apporter. Je demande aux populations de s’abonner pour profiter du branchement promotionnel, de veiller sur les installations. Tout le monde doit assurer la sécurité des infrastructures ».  

 

Francine Dambadé, conseillère locale de Kpérou-Guéra :

« Vivement que l’Etat fasse quelque chose pour nous protéger »

 

«  Sans vous mentir, ma rue n’a bénéficié d’aucun tuyau de la Soneb. Donc, je ne peux pas dire qu’il y a satisfaction en eau potable dans notre zone. Ailleurs, les gens peuvent être satisfaits. Mais ici, ce n’est pas le cas. Au niveau de la Tranche/B, nous souffrons d’insuffisance d’eau. La preuve, ceux qui sont de l’autre côté du dorsal qui traverse Kpérou-Guéra jusqu’à Albarika viennent s’approvisionner en eau de puits à ciel ouvert qui se trouve derrière moi. Imaginez tout le risque que courent ces gens en utilisant cette eau. Dieu merci, nous sommes encore en bonne santé. Mais vivement que l’Etat fasse quelque chose pour nous protéger. S’agissant de  la réduction du coût de branchement,  je félicite le président de la République ».  

 

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