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Altercation entre chauffeurs nigérien et béninois à Bohicon:Une dizaine d’interpellations et des biens récupérés

Une dizaine de personnes impliquées dans les événements du 22 avril 2017 à Bohicon entre chauffeurs nigériens et béninois suivie d’une révolte de la population ont été placées en détention préventive par le Tribunal d’Abomey.

Quelques semaines après les actes de vandalisme occasionnés par le conflit entre chauffeurs (nigérien et béninois) à Bohicon, la police a procédé à une dizaine d’interpellations. Des femmes et des hommes identifiés comme des meneurs de ces actes d’incivisme se retrouvent à la prison civile d’Abomey après leur présentation au procureur de la République. Ils ont été arrêtés pour avoir conduit des mouvements ayant abouti au pillage, à la destruction d’ouvrages publics. En visite au commissariat central de police de Bohicon, hier mardi 16 mai 2017, le préfet du Zou, Firmin Aimé Kouton, a indiqué que les malheureux évènements du 22 avril dernier est le témoignage de l’ignorance et de la méconnaissance des textes de la République par les citoyens, car nul n’a le droit de se faire justice. Pour l’autorité préfectorale, les personnes arrêtées, au-delà du rôle du défenseur des droits du conducteur béninois dont elles se réclament, elles ont profité du désordre organisé pour voler les effets des voyageurs nigériens d’un autre bus qui n’est même pas à l’origine des événements. Au cours des perquisitions, ces bagages cachés dans des maisons ont été ramenés au commissariat central de Bohicon. « Ça, c’est du vol et les auteurs qui sont pour la plupart des conducteurs de taxi-moto doivent subir la rigueur de la loi », a martelé le préfet. Il a saisi l’occasion pour sensibiliser les responsables syndicaux des conducteurs de taxi-moto qui s’illustrent tristement dans ces genres de mouvements. « Plus rien ne sera comme avant. La récréation est terminée. Désormais, ceux qui vont s’aventurier à brûler des pneus sur la voie publique, à vandaliser un bien, une quelconque infrastructure publique ou non, lors d’un soulèvement populaire, seront poursuivis après leur forfaiture. Il en sera de même pour ceux qui blessent les agents en mission », a insisté Firmin Aimé Kouton. Ceci, pour bannir définitivement ces actes d’incivisme des habitudes. Cyprien Hounyo, le commissaire de Bohicon, en appelle au sens de responsabilité des uns et des autres afin que la collaboration police et population se passe dans de bonnes conditions.

Zéphirin Toasségnitché
(Br Zou-Collines)

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