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Cadre d’échanges entre acteurs des médias classiques et nouveaux:La Direction générale des médias crée ‘’Medialogue’’

La Direction générale les médias a initié une séance d’échanges entre les professionnels des médias et les acteurs des médias nouveaux. Cette rencontre, la première d’une série, a eu lieu vendredi 17 mars 2017 à l’Infosec à Cotonou.

Combien sont-ils les professionnels des médias béninois à être réellement conscients des enjeux des nouveaux médias ? Combien sont-ils à cerner les nombreux atouts que comptent ces outils et se forment dans ce domaine ? La réponse est timide. Pourtant, il s’agit, quoiqu’on dise, des défis du moment. Selon les prévisions, il semble que, dans 50 ans, la presse papier ne peut plus avoir droit de cité. Face à ces enjeux, quel doit être l’implication réelle des professionnels des médias dans l’appropriation de ces outils et quel peut être l’apport des acteurs de ces nouveaux médias dans l’instauration d’un cadre permanent de dialogue et de partage d’expériences ? C’est tout l’intérêt de cette rencontre inaugurale qui lance, dans sa forme réelle, le débat sur la formation des médias classiques aux nouveaux médias. Pour le directeur général des médias, Expédit Ologou, il existe encore des journalistes éminents dans l’âme, mais dont les productions sont toujours enfouies dans les archives des rédactions de quotidien et de radio. Or, ce potentiel latent peut se révéler à travers les nouveaux médias. « Le monde évolue, le journaliste actuel doit s’adapter. Les nouveaux médias ont des atouts inouïs dont on n’a pas idée. ‘’Medialogue’’ s’offre comme creuset d’échanges et d’interaction entre acteurs », a-t-il déclaré. Pour le Cnpa et l’Upmb, la déontologie ne doit pas être une exigence des médias classiques seuls. Les acteurs des nouveaux médias ne doivent plus désormais penser qu’ils sont dans un espace de non droit. « Aujourd’hui, on est dans la rapidité, dans la spontanéité, mais aussi dans toutes sortes de dérives. Les nouveaux médias ont une responsabilité qui ne doit plus être perdue de vue », a déclaré le président du Cnpa. La ministre Rafiatou Monrou, à son tour, a exprimé la volonté du gouvernement à accompagner l’initiative. Les communications ainsi que les discussions tout aussi enrichissantes ont permis de situer le contexte et explorer un cadre de collaboration entre les deux acteurs. Ceci lance de prochaines séries d’échanges et de formations autour de ces nouvelles thématiques.

HA

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