C’est ni plus ni moins le sauve qui peut, le samedi 12 décembre 2009 à Abomey, à l’occasion de l’ouverture officielle de la 7ème édition du festival de Danhomè, marquant également le tricentenaire de l’anniversaire de décès du roi Akaba. La météo avait fait une mauvaise surprise à l’assistance, composée entre autres du chef de l’Etat, Yayi Boni, des membres de son gouvernement, du Président-maire Nicéphore Soglo et son épouse, Rosine, du 1er adjoint au maire de Cotonou, Léhadi Soglo et un parterre d’invités de marque. Durant un long moment, les nuages ont assombri le ciel d’Abomey, annonçant une pluie qui va finalement déjouer les pronostics. Par extraordinaire, malgré les signes probants d’une pluie torrentielle, la terre des « Houégbadja » n’a pas été mouillée par les eaux de pluie. Mais, c’est le moins auquel on s’attendait qui s’est produit. A la fin du discours officiel d’ouverture prononcé par le ministre de la Réforme institutionnelle, Ahanhanzo, intérimaire de son collègue en charge de la Culture, Galiou Soglo, l’assistance était alors saisie d’effroi. Un grand vent, violent, fort et insistant surprend tout le monde. Dans sa manifestation, il a tenté de démolir les installations apprêtées pour l’évènement, mais surtout le podium où étaient installés les officiels, dont le chef de l’Etat et le couple Soglo.
Prenant l’allure d’un cyclone qui ne s’est jamais produit depuis que le festival est créé, il a contraint les invités à imaginer le pire, s’ils restaient encore sur les lieux. Dans une atmosphère de forte appréhension, la panique a trouvé sa place sur les lieux. Le dispositif de sécurité du chef de l’Etat se déploie aussitôt et le cortège présidentiel se met en place. Tellement, on craignait cette tornade que la garde rapprochée du président de la République n’a pas permis à Yayi Boni, de placer un mot à cette occasion, ou alors de lui permettre de prendre un bain de foule de départ, ou encore de faire les civilités aux officiels avant de se retirer. En deux temps trois mouvements, il s’est retrouvé dans son véhicule et a quitté précipitamment les lieux. A sa suite se sont alignées d’autres personnalités parmi lesquelles le couple Soglo, et son légitime dauphin Léhadi, des ministres du gouvernement. C’était la débandade, une panique généralisée. Toutefois, la peur n’a pas gagné tout le monde. Le maire de la ville d’Abomey Blaise Ahanhanzo Glèlè, des têtes couronnées et de véritables curieux n’ont pas pris la poudre d’escampette face à ce phénomène rare. Pendant qu’on tente d’expliquer cela en glissant vers une interprétation malveillante, les gardiens de la tradition n’ont pas la même compréhension. Ce n’est point un hasard, répond un sage, qui réfute toute interprétation qui montre le président de la République comme la cible de ce tourbillon. Selon la vraie interprétation, il s’agit d’un signe de puissance du roi Akaba, dont on célèbre également le tricentenaire de l’anniversaire du décès. A en croire la légende, le réputé roi s’est souvent signalé par ces faits significatifs de sa présence à des endroits. Une explication qui paraît la plus raisonnable, quand on sait que c’est pour la première fois qu’un phénomène s’est produit à l’ouverture et durant le festival de Danhomè, dont la célébration cette année coïncidait avec le tricentenaire de la mort du roi Akaba.
FN