Il a rendu public hier 28 juillet 2010 au siège de l’Ong Alcrer à Cotonou, les grandes lignes de son objectif. En effet, tirant leçon des soubresauts et autres remous nés avant, pendant et après les élections, les cent personnalités de « l’Appel aux cents » composé pour la plupart de scientifiques, de politiques mais aussi des hommes de la société civile, ont jugé nécessaire que la jeune génération prenne ses distances vis-à-vis de toutes idées régionaliste ou ethnique des populations. Ce faisant, elles se démarquent des idéologies sectaires et destructrices qui sous-tendent aujourd’hui bien de discours politiques. Mais les inquiétudes qui se posent sont relatives à l’écho de l’appel dans l’arène politique et l’incertitude de savoir si les prétendants au fauteuil présidentiel s’engageront dans des actions concrètes pour l’éradication du régionalisme et la construction d’un sentiment national. « De toute évidence, ceux d’entre eux qui projettent utiliser à fond l’argument régionaliste n’apprécieront pas cet appel » a prévenu le président de l’Ong Alcrer, Martin Assogba. Dans ces circonstances, regrette-il, ces derniers chercheront non pas à prouver leur rejet de l’exploitation vénéneuse du sentiment d’appartenance régionale et ethnique, mais plutôt à rechercher les griefs contre les cents signataires de l’appelle. Au demeurant, il en appel à la conscience de tous pour briser le rêve des dinosaures politiques nationaux qui, individuellement, se soucient peu de l’avenir du pays.
A.F