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Dégel dans la crise du football : De la lumière sur les stades

Le sport roi prendra bientôt ses quartiers. La longue nuit cède peu à peu place à la lumière du matin. Les acteurs du sport consentent à donner une chance aux jeunes. Le chef de l’Etat Patrice Talon a réussi un autre grand pari. Chapeau !

Il y a quelques semaines, on tournerait en dérision l’observateur optimiste qui prédirait un dégel sur fond de réconciliation des acteurs du football. Le pari était difficile à faire, tellement, la plaie était béante et infecte. La crise au sein des acteurs du football est une histoire complexe, un film à plusieurs épisodes. Au-delà des nombreux et longs débats qui donnaient toujours raison à toutes les parties, cette crise couvait assez de non-dits, des contradictions tues qui attisaient les dissensions et confortaient les disparités. Le foot béninois était le cas d’école des expériences échouées, des crises interminables. Ce mauvais record tuait tout espoir de voir un Bénin hissé au rang des nations du foot. Les stades se vidaient, l’envie mourrait à petit feu même au niveau des plus enthousiastes. Le championnat, seul occasion d’expression des jeunes des écoles a été suspendu. Les jours passaient, les années mourraient sans un éclairci pour ces jeunes qui risquaient fort pour leur carrière. Tant d’année à broyer du noir et fulminer un silence mêlé de dépit. Tout espoir était perdu, crampons et ballons soigneusement rangés dans l’oubli du désespoir. C’est ce tableau sombre que peignaient ces acteurs en silence quand vint le jour des élections pour la présidence à la Fédération béninoise de football (Fbf). Un brin d’espoir renaît, mais la suite a été plus compliquée. Election sur fond de contestations avec intervention d’huissier. Anjorin Moucharafou a été élu Président de la Fédération mais dans l’opinion, c’en est un autre Flop. La paix recherchée par la Confédération africaine de football (Caf) en arrangeant les bouts de cette façon n’était qu’un gros rafistolage. Les positions sont restées tranchées, le Président de la Fbf n’avait pas vraiment du répondant. L’atmosphère délétère enfonçait l’équipe nationale qui baissait au terme des duels internationaux. Les mauvaises nouvelles s’enchainaient, la nécessité d’une médiation sérieuse s’imposait.

Talon et le pari du consensus

Tout était perdu, mais pour le gouvernement, c’est maintenant que le plus dur commence. La crise est une opportunité, patrice Talon l’a compris. Le Chef du régime du Nouveau départ a démontré par plusieurs fois qu’on peut construire une demeure paisible au fond de l’abîme. Un à un, Patrice Talon déblaie le terrain en réglant les anciennes crises, secteur par secteur. Quelques mois après son arrivée, il s’est concentré sur la crise au sein de l’église protestante. Beaucoup l’ont tourné en dérision, mais ceci n’a pas duré beaucoup de temps. Les acteurs de l’église protestante qui étaient même prêts à en venir aux mains sont désormais réconciliés et s’entendent parfaitement. La crise dans le foot prend aussi une allure pareille. Les plus sceptiques diront qu’il est trop tôt de crier victoire, mais plus rien ne bloquera la fin heureuse de cette aventure entamée. Osons le dire désormais. La crise dans le domaine du foot, c’est du passé. Le Président de la République a réussi une médiation difficile. C’est tout à son mérite. L’urgent désormais est d’entrevoir l’avenir avec sérénité. Les acteurs du foot doivent comprendre qu’il pèse sur leurs épaules une grande responsabilité. Ils doivent fumer le calumet de la paix et donner espoir à ces nombreux jeunes qui n’attendent que ça pour reprendre espoir. Le démarrage des championnats en 2017 est le prochain défi à relever à tout prix.

HA

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