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Echec de l’élection du nouveau Maire : Ouidah, le grand malentendu

Ouidah n’a pas pu élire son nouveau maire. Les conseillers dissidents n’ont pas réussi à accorder leurs violons sur les articles 400 et suivants du code électoral.
La fumée blanche attendue n’est pas sortie vendredi dernier à l’hôtel de ville de Ouidah. Les conseillers dissidents n’ont pas réussi à s’entendre sur l’essentiel.

La pomme de discorde, c’est les articles 400, 401 et suivants du code électoral. Faut-il procéder selon l’esprit de l’article 400 au vote sur la base de la majorité absolue ou faut-il abandonner cette option au profit du scrutin à plusieurs tours. Autour de cette question, les positions sont restées partagées et tranchées. La fermeté des positions et des discussions a conduit à l’enlisement ; ce qui ouvrait sans doute la voie au report de l’élection à une date ultérieure. Ceci a été fait, mais que disent en réalité les articles en cause ? Selon l’article 400, « Le maire et ses adjoints sont élus par le Conseil communal ou municipal en son sein, au scrutin uninominal secret et à la majorité absolue. Le candidat aux fonctions de maire est proposé par la liste ayant obtenu la majorité absolue des conseillers ». L’article 401 quant à lui, explore la possibilité de choix en cas d’abandon de la première option. « Pour chacune de ces fonctions, en cas d’absence de majorité absolue lors du premier tour de scrutin, il est procédé, en cas d’égalité de voix, à autant de tours qu’il sera nécessaire pour que le candidat ayant obtenu le plus grand nombre de suffrages exprimés soit déclaré élu ».Par ailleurs, l’article 405 est aussi évoqué à l’occasion par certains conseillers. Il stipule que le Maire et ses adjoints sont élus pour la même durée que le conseil communal ou municipal. Il aborde la question de vacance de poste du Maire et du premier adjoint et précise que l’élection du nouveau maire est faite par le conseil communal en son sein. Les textes ont été interprétés dans tous les sens, mais ceci n’a pas permis d’obtenir le consensus tant espéré qui départagera les deux candidats au poste de maire que sont Venance Gnigla et Célestine Adjanohoun. Face à ce blocage, on se demande ce que sera la suite.

La concession ou la justice

Face à l’enlisement, certains conseillers ont estimé qu’il faille recourir à la voie judiciaire. Pour eux, Il se pose un problème d’interprétation des textes que seule la Cour suprême pourra aider à régler. Mais pour la majorité, il faudra s’entendre pour régler au plus tôt ce blocage. La voie judicaire estiment-ils sera assez longue, ce qui risquerait de créer un vide juridique au regard de l’urgence. Cette dernière formule n’est pas encore en train de requérir l’adhésion de la majorité puisque les positions restent tranchées. Le dialogue tarde à prendre mais il semble que ceci reste la seule option pour sortir de cette situation.

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