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France:Les potentiels ministres passés au crible

La présentation du premier gouvernement d’Edouard Philippe, placé sous le signe du « renouvellement politique » est donc finalement repoussée à ce mercredi 17 mai, pour passer au peigne fin le profil des futurs ministres avant de les nommer, a annoncé l’Elysée. Vérifier, mais aussi soupeser au trébuchet les équilibres du gouvernement.

Cinq premières nominations officielles, « cinq hommes, dont quatre énarques », le reflet du cercle rapproché d’Emmanuel Macron, c’est la photo inverse du gouvernement promis : parité et un tiers de société civile. Des discussions sont d’ailleurs en cours avec Nicolas Hulot, l’écologiste préféré des Français qui a jusqu’ici toujours refusé les portefeuilles proposés. Autre point clé : le nombre de ministères réservés à la droite. C’est une des conditions posées par les proches d’Alain Juppé et de Bruno Le Maire pour franchir le Rubicon. Plusieurs portefeuilles et pas n’importe lesquels, même si pour la Défense il se dit beaucoup que Jean-Yves Le Drian pourrait rester, et si à gauche le fidèle de la première heure le maire de Lyon Gérard Collomb pourrait aussi recevoir un portefeuille régalien. Tous seront, c’est la nouvelle règle, évalués et potentiellement invités à partir s’ils ne donnent pas satisfaction. Tous sont déjà sous évaluation : situation fiscale, potentiels conflits d’intérêts. Le nouvel exécutif veut prendre le temps de tout passer au peigne fin, pas question d’une nouvelle affaire Thévenoud, l’éphémère secrétaire d’Etat contraint à la démission en raison de retards de déclarations de revenus, sa désormais fameuse phobie administrative.
rfi

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