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Mariage précoce et forcé au Bénin:Wildaf dissémine les résultats d’une étude socio-juridique

Le réseau Wildaf étend la lutte contre les violences basées sur le genre aux victimes de mariage précoce et forcé. En prélude à la Journée de l’enfant africain, les résultats de l’étude socio-juridique sur le mariage forcé/précoce ont été partagés avec le public. C’était le mardi 13 juin 2017 à Cotonou au cours d’une cérémonie placée sous le patronage de la ministre des Affaires sociales, Adidjatou Mathys, avec l’appui financier de l’Usaid.

Le réseau Wildaf a franchi un grand pas dans la lutte pour la prise en charge intégrée des enfants victimes de mariage précoce ou vivant en union. Il dispose désormais d’un état des lieux sur l’ampleur du phénomène dans les 12 départements du Bénin, du cadre légal de protection des victimes et du point sur les contraintes et défis liés à l’application des textes, ainsi que sur les besoins d’interventions spécifiques pouvant permettre d’éradiquer le fléau. Ces données recueillies dans les 12 départements au cours d’une étude sociojuridique sont consignées dans un document. Ledit document a été dévoilé au gouvernement, aux leaders d’opinion, aux Ptf et aux Organisations de la société civile mardi dernier en prélude à la célébration de la Journée internationale de l’enfant africain. Selon la coordonnatrice de Wildaf, « la route est encore longue, au regard de ce qui ressort de cette étude, dont l’objectif est de tirer la sonnette d’alarme, provoquer un sursaut et susciter une veille sur le mariage précoce et forcé ». En effet, la législation existe. Mais pour Huguette Bokpè Gnacadja, le fléau continue de faire rage pour plusieurs raisons. Il s’agit entre autres des pesanteurs socioculturelles, du manque de moyens financiers, de ressources humaines, d’équipements appropriés, et des règlements amiables. A sa suite, le représentant résident de l’Usaid a rappelé l’objectif poursuivi en finançant de façon additionnelle le projet Empower II. A l’en croire, c’est pour contribuer à réduire les mariages des enfants d’une part, et à étendre les services de prise en charge intégrée des victimes de Vbg aux enfants mariés et vivants en union d’autre part.
Tour à tour, les ministres des Affaires sociales et de l’enseignement supérieur se sont succédé pour féliciter le réseau Wildaf et l’Usaid pour leur combat qui, ont-elles souligné, est en parfaite adéquation avec le Programme d’actions du gouvernement.
SA

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