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Mobilisation contre le FCfa en Afrique :Claude Olowolagba invite à dépassionner le débat

Les invitations pour l’abolition du FCfa n’ont jamais été aussi fermes. Ces revendications sont le combat d’une population en quête d’une autonomie financière pour l’Afrique. Au détour d’une interview, Claude Olowolagba, Docteur en économie, se prononce sur la situation qui agite les esprits.

La contestation autour du franc Cfa s’affirme de jour en jour sur le continent africain. Elle serait, aux dires des précurseurs du mouvement, une monnaie nocive pour les Etats. Pour Claude Olowolagba, Docteur en économie, les mouvements observés impliquent plus une question technique qu’un simple jeu de passion. Selon lui, point n’est besoin d’avoir une position tranchée sur la question. Il affirme que les préalables sont loin d’être établis pour la mise en circulation d’une monnaie commune à l’Afrique. La monnaie n’a aucune valeur fondamentale, puisqu’elle est fictive. Sa valeur repose sur la base d’une économie réelle. Un idéal dont ne jouit pas encore le Bénin. Pour ce dernier, une grande indépendance monétaire du Bénin devrait renforcer son économie en la rendant compétitive et durable. « Cette situation n’est pas une question de simple volonté, mais il est important que les Africains soient réalistes », a-t-il affirmé. La monnaie est tellement fictive qu’il serait difficile d’avoir une position fixe en ce qui la concerne. La zone franc est un espace économique et monétaire d’Afrique subsaharienne, où vivent 155 millions d’habitants. Elle comprend 14 pays d’Afrique subsaharienne (Bénin, Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Guinée Bissau, Mali, Niger, Sénégal, Togo, Cameroun, Congo, Gabon, Guinée Équatoriale, Centrafrique et Tchad). Le quinzième membre est l’archipel des Comores. Le Cfa, autrefois arrimé au franc français, dispose d’une parité fixe avec l’euro. Il estime que ce lien fort est considéré par beaucoup comme un gage de stabilité.

Giovannia Atodjinou-Zinsou (Stag)

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