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Montgeron : le Refuge canin victime d’escrocs basés au Bénin

Selon un rapport récent de l’association Prom’animal, le secteur de la vente d’animaux pèse 4,9 Md€.Tentant pour les escrocs comme ceux qui se sont fait passer sur « Leboncoin » pour le Refuge de Montgeron.

Les ficelles de l’arnaque étaient un peu grosses mais elle a tout de même bien fonctionné. Plusieurs personnes ont récemment été escroquées par des aigrefins basés au Bénin qui se faisaient passer pour le Refuge canin de Montgeron géré par l’association Animaux sans foyer. Les ecrocs avaient usurpé leur numéro de Siren afin de déposer des annonces sur le site « Leboncoin » dans la catégorie « professionnels ». Et cette fausse immatriculation, indispensable pour vendre des animaux depuis la loi du 1er janvier 2016 (lire ci-dessous), leur a surtout permis de publier de fausses offres de chiens à vendre…

La description du Refuge disponible sur son site Internet avait été copiée-collée par les malfaiteurs sur « Leboncoin ». Or, cela fait de nombreuses années que l’association ne passe plus d’annonces sur ce site. Enfin, les escrocs avaient aussi dérobé des photos d’élevages de chiots sur les banques d’images trouvées sur le web. Lorsqu’un contact était établi avec un client, ils demandaient le versement du prix de l’animal par transfert d’argent via la Western Union. Bien sûr, l’acheteur ne recevait jamais la bête et ne revoyait plus son argent, parfois plusieurs centaines d’euros.

« Nous ne savons pas combien de victimes a fait cette arnaque, explique Stéphanie Slusarek, la présidente de l’association Animaux sans foyer. Les personnes ne déposent pas forcément plainte quand elles se font escroquer, pour préserver leur amour propre ». C’est la présidente elle même qui a découvert le piège quand, un matin, elle a reçu au Refuge des appels successifs de particuliers intéressés par un même chien qui n’était pas pensionnaire de son association.

L’association mène sa propre enquête

Elle a alors mené sa petite enquête, a trouvé l’annonce sur le site et s’est fait passer pour un acheteur. L’escroc lui a alors donné la marche à suivre pour régler le prix de l’animal. « Je lui ai dit que je ne pouvais pas passer par Western Union car j’habitais à la campagne et que je pouvais lui faire un virement. C’est comme ça que j’ai su qu’il était au Bénin ».

En menant des recherches sur le site, Stéphanie Slusarek a aussi découvert que les pirates ne passaient pas simplement leurs annonces dans la rubrique Île-de-France mais qu’ils arrosaient toute la France pour multiplier leurs chances de ferrer des proies.
Le marché de la vente d’animaux de compagnie est porteur puisque selon un rapport récent de l’association Prom’animal il pèse 4,9 Md€ et a augmenté de 3 % en 2016. « Il faut vraiment se méfier sur Leboncoin prévient un policier essonnien. Quand les acheteurs acceptent de payer sans même avoir vu l’animal ou l’objet vendu, ça sent mauvais… »

Ce que dit la loi

Pour éviter un marché parallèle des animaux sur les sites de petites annonces, une loi est entrée en vigueur le 1er janvier 2016. Elle oblige tout vendeur de chiot ou de chaton à se déclarer auprès de la chambre d’agriculture afin d’obtenir un numéro Siren (Système d’identification du répertoire des entreprises).
Les particuliers encourent une amende maximale de 7 500 € en cas d’absence de numéro de Siren. En revanche, aucune sanction n’est prévue pour le site Internet sur lequel est publiée l’annonce. Et les dons d’animaux restent possibles…

leparisien.fr

http://www.leparisien.fr/essonne-91/montgeron-le-refuge-canin-victime-d-escrocs-bases-au-benin-27-04-2017-6896430.php#xtor=AD-1481423551

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