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Opération de déguerpissement des villes au Bénin:Les bulldozers et les gros engins dans les rues de Porto-Novo

La ville de Porto-Novo fait depuis le Week-end dernier, l’expérience de ces engins lourds qui détruisent tout sur leur passage. Les bulldozers sont mis à contribution pour mener l’opération de libération de l’espace public dans la ville capitale.
Le préfet de l’Ouémé, Joachim Apithy, et le maire de la ville de Porto-Novo, Emmanuel Zossou, ont enfin décidé de sortir les engins lourds tels que les bulldozers et les camions.

Du carrefour du pont de Porto-Novo, en passant par la devanture du domicile du Président de l’Assemblée Nationale, jusqu’au carrefour de l’hôtel Beaurivage, on peut constater les signes de libération de destruction des espaces publics illégalement occupés. Le jour suivant, les engins ont poursuivi leurs manœuvres, du carrefour Beaurivage à la place de l’Independence, à Avakpa, où une partie du domicile d’un ancien ministre a été ravagée, sous le regard interrogateur des populations. « On ne fait pas d’omelette sans casser les œufs », estime une frange de la population, qui considère que la décision du gouvernement de libérer les emprises publiques est salutaire.

La nécessité de poursuivre le déguerpissement

Le réseau routier de Porto-Novo, la ville capitale, est vieillissant. Depuis plus de 25 ans, les routes de la capitale se dégradent et personne n’y prend garde. C’est pourquoi l’opération doit être encouragée. De toutes les capitales, dans la sous-région, Porto-Novo, tout comme les communes à statut particulier, ne semble pas être au pas. En dehors du fait qu’elle fait partie des premières villes à ne pas être dotée d’infrastructures dignes du nom, elle n’abrite pas les services administratifs, comme à Cotonou. Outre la dégradation des voies, l’occupation anarchique des domaines publics est l’un des maux dont souffre Porto-Novo. Non seulement il est difficile de circuler en toute sécurité, mais aussi les routes sont jonchées de nids de poules. Du premier au cinquième arrondissement, toutes les voies sont en dégradation avancée. Du fait de leur étroitesse et de leur état, des accidents de circulation sont régulièrement enregistrés, le département de l’Ouémé a besoin d’actions urgentes.

Wajoud Alokpo (Stag)

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