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Processus de dénouement de la crise à la Fbf:Anjorin remet en cause le protocole d’accord

Auteur principal de la crise à la Fédération béninoise de football (Fbf), Anjorin Moucharafou ne rate aucune occasion pour se mettre en lumière. Au lieu de prendre le temps pour tirer les enseignements de son cuisant échec face au Nigérian Melvin Pinnick Amaju lors de l’élection des membres du Comité exécutif de la Caf (défaite 32 voix contre 17), il a préféré organiser hier une rencontre avec les dirigeants de clubs de Ligue 1 et Ligue 2 suivie d’une intervention devant certains médias.

Justement, devant les médias, Anjorin s’est lancé dans une explication surprenante du processus de réconciliation en cours au Bénin. « Je ne dirige pas un Comité transitoire consensuel mais plutôt un bureau exécutif de la Fbf (…) », a-t-il déclaré. Ainsi, il s’écarte des clauses contenues dans le protocole d’accord signé en présence du chef de l’Etat, estimant avoir été légitimé par l’Assemblée générale du 7 janvier 2017. Il se prend donc pour un président qui neconnaît plus les accords signés alors qu’il se trouve encadré par un protocole d’accord dont le ministre des Sports, et surtout celui de la Justice sont signataires. Il s’agit d’un acte juridique de grande portée. Un document qui indique clairement que c’est un Comité transitoire consensuel qui dirige désormais le football béninois, et ce pour une durée de 18 mois à compter du 23 décembre 2016. Incapable d’organiser la moindre réunion du Comité transitoire consensuel depuis trois mois, Anjorin ouvre un autre front qui pourrait mettre en lambeaux le Comité de 21 membres dans lequel se retrouvent désormais tous les camps en conflit. Mais il risque de ne pas s’en sortir indemne cette fois-ci. Le chef de l’Etat, Patrice Talon, et le ministre des Sports, Oswald Homéky, veillent sans doute au grain.

EAB

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