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Prochaine élection à la Caf:Ahmad : « Nous voulons un changement de système »

Seul opposant au président en poste à la tête de la Confédération africaine de football (Caf) depuis 1988, Issa Hayatou, Ahmad Ahmad, président de la Fédération malgache de football, croit en ses chances, jeudi prochain à Addis-Abeba (Ethiopie).

Pour battre le Camerounais de 70 ans en course pour briguer un 8è mandat, il comptera surtout sur les nations du Conseil des associations de football d’Afrique australe (Cosafa). « Les quatorze pays de ma zone [le Cosafa, organe représentatif des fédérations d’Afrique australe, Ndlr]. […] C’est peut-être un rêve de dire que j’aurai 100% de ses quatorze voix, mais douze au moins seront cruciales pour ravir les vingt-huit voix nécessaires à la victoire finale. Il y a par ailleurs eu certaines manifestations de soutien en Afrique de l’ouest. D’autres, encore, ne vont jamais le manifester publiquement. J’en connais et je respecte leur position », a t-il déclaré à nos confrères de Rfi. Ahmad compte travailler pour aboutir au changement souhaité à la Caf. Mais il évite de critiquer son challenger, Issa Hayatou : « J’évite et je continuerai d’éviter – c’est mon principe et mon éducation qui veulent ça – d’évoquer ce qu’il fait ou ce qu’il a fait. Je ne verserai pas dans la critique. Au fond, ce que nous voulons tous, c’est un changement de leadership, de système, et dans la manière de gérer la Confédération. C’est pour cela qu’avec mon équipe, lorsque nous avons élaboré mon programme de candidature, nous avons travaillé sur le changement et la remise à niveau de la Caf, si je peux dire. […] On sent que son administration est déjà obsolète. Ça n’évolue pas ». Il pense déjà aux mesures fortes qu’il faut appliquer pour redresser le football africain. « On va élire un président, mais il y aura une équipe autour de lui. Je suis convaincu que c’est un travail d’équipe. Il faut une forte implication de la part des présidents de Fédérations dans les décisions, surtout dans les grandes décisions qui engagent la Confédération. Une des critiques qui revient souvent, c’est que les membres du Comité exécutif actuel ne président plus ou ne s’occupent plus d’une fédération. Il y a un décalage entre la réalité sur le terrain et ce que le Comité exécutif entreprend », a-t-il laissé entendre.

EAB

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