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Psd / aile Amoussou:De vaines manoeuvres pour empêcher le congrès

Alors que le Parti social démocrate (Psd) aile Bruno Amoussou s’organise pour la tenue de son congrès, le camp Emmanuel Golou use de subterfuges pour faire échec au projet. On se pose alors la question de savoir les marges de manœuvre dont dispose le président déchu du Psd pour empêcher l’organisation dudit congrès.

Acheminons-nous vers une autre ordonnance d’interdiction du congrès du Parti social démocrate aile Bruno Amoussou ? Bien malin celui qui pourra répondre avec précision à cette interrogation. Débarqué en effet de la présidence du parti , Emmanuel Golou n’a jamais digéré ce revers à l’heure du Nouveau départ. Ainsi, il a saisi simultanément le ministère de l’Intérieur et de la sécurité et la justice pour avoir gain de cause. Malheureusement pour lui, les réponses de ces deux structures ont été sans équivoque. Le ministre de l’Intérieur, Sacca Lafia, lui a indiqué, par correspondance en date du 18 juillet 2017, en réponse à celle à lui adresser le 20 juin 2017 par Emmanuel Golou, que, face aux changements intervenus à la tête du parti suite au congrès des 16 et 17 janvier 2015, il ne le reconnait pas en tant que président et que le seul patron du Psd est Clément Houinou Ebo. Parallèlement à la réaction du ministre de l’Intérieur, la justice s’est déclarée incompétente à déclarer l’un ou l’autre président légitime du Psd. De ce fait, le juge a rétracté l’ordonnance portant interdiction au Psd de tenir son congrès ordinaire. Dans une précipitation sans précédent, Golou a organisé son congrès et a été reconduit à la tête du parti le 22 juillet 2017. On se pose la question de savoir si malgré l’acte du ministre de l’Intérieur, Emmanuel Golou peut agir en qualité de président du Psd. Sacca Lafia, dans sa démarche, s’est appuyé en effet, sur l’article 25, alinéa 1er de la loi portant charte des partis politiques et qui indique que les mutations intervenues dans un parti devraient être portées à la connaissance du minis-tère de l’Intérieur dans le mois qui suit la décision de l’organe habilité. Or, c’est seulement le 20 juin dernier que Emmanuel Golou a rempli cette formalité, soit 2 ans 6 mois après le congrès dont il est question. « Il en résulte que la déclaration ainsi faite est intervenue hors délai », fait observer le ministre. Quelle crédibilité accordée alors au congrès du 22 juillet 2017 ? Quels sont les moyens juridiques dont dispose Emmanuel Golou pour faire échec au congrès de Clément Houinou Ebo ?

Odi I. Aïtchédji
Communiqué de presse

Il nous revient à travers les réseaux sociaux et des organes de presse que certaines personnes projettent organiser un prétendu congrès du Parti social démocrate les 10 et 11 août 2017. Cette activité n’est nullement celle du Psd.
Nous mettons en garde les organisateurs contre l’utilisation des attributs (logo et nom) et toute usurpation des titres de notre parti.
En tout état de cause, les faussaires seront poursuivis et les actes posés annulés en temps opportun.
Aussi, attirons-nous l’attention de l’opinion publique sur cette supercherie qui pourrait engendrer des troubles dont seront seuls responsables ces organisateurs.
Par ailleurs, nous demandons à tous les militantes et militants de garder toute leur sérénité.

Fait à Cotonou, le 07 août 2017

Le Président et P.o

Cyprien Koboudé,

Secrétaire national à la communication

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