La Fédération béninoise de football est désormais contrainte de revoir le mode de désignation du successeur de Michel Dussuyer à la tête des Ecureuils. Au lieu d’un seul nom proposé au ministre des Sports pour nomination, les membres du Comité exécutif devraient, selon nos sources, envoyer prochainement une liste restreinte de trois noms pour permettre à l’autorité de faire un choix judicieux. Ainsi, c’est le mode de désignation actuel qui serait remis en cause. D’ailleurs, cette méthode a montré ses limites avec la suspension du recrutement de José Paulo Rubim Augusto par le ministre des Sports. Même si les autorités ont évoqué des « raisons financières » pour retirer le technicien brésilien de la course, il faut faire remarquer que la procédure n’avait pas été appréciée par l’ancien ministre. Et Modeste Kérékou a sans doute suivi la ligne de conduite imprimée par son prédécesseur. De plus, les exigences salariales (Ndlr : une rémunération évaluée à 5.000.000 de franc Cfa par mois) du Brésilien ne pouvaient pas être insurmontables pour l’Etat béninois. Car, le Bénin avait eu par le passé un entraîneur (Michel Dussuyer) ayant sollicité un traitement semblable à celui de José Paulo Rubim Augusto. Le sujet préoccupe tous les observateurs du football national. Certaines sources indiquent que le ministère souhaite la mise en place d’un encadrement composé de techniciens locaux dans la perspective des éliminatoires de la Can 2012. Une éventualité écartée, selon d’autres sources, par les responsables de la Fbf qui espèrent toujours enrôler un technicien étranger. On apprend que le Nigérian Stephen Keshi serait en passe de se repositionner pour prendre la tête des Ecureuils. Il faut rappeler que l’ancien entraîneur du Mali était en concurrence avec le Brésilien lors du dépouillement final des dossiers de candidatures à la Fbf.
E.A.B