A la suite de la rupture du contrat entre la Fébécy et son principal sponsor:Pas de tour cycliste du Bénin en 2019

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L’avenir du vélo béninois est désormais compromis. C’est ce que révèle le président de la Fédération béninoise de cyclisme (Fébécy), Romuald Hazoumè, à la presse. En effet, la loi de finances 2018-39 qui est entrée en vigueur le 1er janvier pour la gestion 2019, a institué en ses articles 293-13, 293-14, 293-15 et 293-16, la taxe pour le développement du sport. Toutes les grandes entreprises sont donc assujetties à cette taxe qui représente 1 pour 1000 de leur chiffre d’affaires de l’année précédente hors taxes. Cet argent doit permettre d’acheter des clubs professionnels qui participent à un championnat national dans le football, le basket-ball, le handball et l’athlétisme. Mais au cyclisme, ces dispositions compliquent les choses. « Le partenariat que nous avons avec la Sobébra est d’un peu plus de 3 pour 1000 de son chiffre d’affaires. Au lieu d’en tenir compte et de soustraire le taux de 1 pour 1000 prévu par la loi, le gouvernement demande à la Sobébra de donner 1 pour 1000 de son chiffre d’affaires en plus, ce qui ferait 4 pour 1000. Conséquence : la Fédération que je préside a été invitée par la Sobébra à signer un avenant au contrat qui nous liait. Elle réduit sa participation de 1 pour 1000, ce qui fait perdre à notre budget annuel 60 millions de francs Cfa… Nous sommes pénalisés alors que nous étions en train de construire pour développer le cyclisme au Bénin et redorer son blason à l’international. En 2019, il n’y aura plus de courses de détection.

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Le tour du Bénin n’aura pas lieu. La Sobébra maintient son sponsoring pour nous permettre de rayonner au niveau continental. Et je la remercie… », a déclaré le président Romuald Hazoumè avant de laisser transparaître sa colère. « Cette situation m’attriste et me met en colère. Les membres de la Fédération, les acteurs du cyclisme au Bénin, les coureurs, notre partenaire, nous nous sommes tous beaucoup investis. Nous craignons aujourd’hui que tous ses efforts soient réduits à néant », a-t-il lancé. Il estime pourtant avoir terminé l’année écoulée avec 71 jours de courses au niveau international et un résultat plus que satisfaisant.

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« Nos équipes roulent désormais avec les grands du cyclisme en Afrique. Nous avons donc lancé une dynamique qui va être stoppée en 2019 », a-t-il assuré. A noter que la Fédération béninoise de cyclisme a pu s’engager sur cette voie grâce à un partenariat signé avec la Sobébra le 1er janvier 2018. Les termes de ce partenariat étaient les suivants : 400 millions de fCfa environ sur 3 ans, ce qui représente un peu plus de 130 millions par an. Dans ces 130 millions, la Fédération reçoit 62 millions pour les voyages à l’étranger des trois équipes nationales (masculine, féminine et junior), pour les championnats ou les tours, le matériel et l’équipement des coureurs. De son côté, la Sobébra gère le reste pour la logistique de toutes les courses organisées au Bénin. En plus des 400 millions, elle rajoute chaque année 65 millions spécifiquement pour le tour du Bénin.

EAB

 

 

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