Abdoulaye Bio Tchané sur les perspectives du Pag en 2021:« Nous allons boucler tous les programmes »

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L’an 3 du Programme d’actions du gouvernement (Pag) était au cœur d’une « Emission spéciale » sur l’Ortb le mardi 24 décembre 2019. Avec pour invité, le ministre d’Etat chargé du Plan et du développement, Abdoulaye Bio Tchané, le bilan de l’exécution de l’ambitieux document de développement a été dressé, secteur par secteur. Sur les perspectives en 2021, le numéro 2 du gouvernement rassure que tous les programmes qui ont commencé seront bouclés.  Ci-dessous quelques extraits de son intervention.

La conception de l’ambitieux Pag

 

« Ce qui a amené le Pag, c’est une réflexion dirigée par le président de la République qui rappelle ce dicton populaire chez nous et un peu partout ailleurs. Celui qui ne sait pas là où il va n’arrivera jamais nulle part. En termes de planification, si vous ne planifiez pas, vous n’aurez pas de résultats. Dès le départ, le Président de la République a arrêté le principe de la planification. Lorsque nous nous sommes présentés le 16 décembre 2016, beaucoup se demandaient si c’était réalisable. Eh bien, c’est réalisable parce que nous y avons mis toute notre énergie ».

 

Les mesures et programmes sociaux

 

« Nous vivons un peu comme une injustice quand on dit que le gouvernement du président Talon n’est pas social. Dès le départ, dans la conception du Pag, nous avions déjà un certain nombre de programmes et de projets».

 

Bilan à mi-parcours du Pag

 

«  A ce jour, nous avons déjà mobilisé plus de 5 mille milliards de francs Cfa à travers différentes composantes, par exemple avec nos propres économies. Nous avons mobilisé davantage de ressources en termes budgétaires. Nous avons rationnalisé les dépenses à travers un certain nombre de mesures prises dès 2016 : la réduction de l’effectif des cabinets ministériels, la réduction des dépenses de fonctionnement, les voyages officiels. Ensuite, nous avons davantage mobilisé chez nos partenaires, qui voyant effectivement ce que nous faisons nous-mêmes avec nos propres efforts, ont accepté de nous accompagner. Ce sont les bilatéraux et les multilatéraux. Enfin, nous avons, à travers nos politiques, montré que nous sommes capables de mobiliser les ressources sur les marchés : régionaux et internationaux. Ces différents efforts internes et internationaux ont permis de mobiliser les 5 mille milliards de francs Cfa dont j’ai parlé. Nous sommes en avance sur nos prévisions de mobilisation ».

 

La place du secteur privé dans le Pag

 

« Il ne vous a pas échappé aussi que le Pag, c’est surtout un financement du secteur privé. 61% du financement du Pag est attendu pour venir du secteur privé. Faire de la place pour le secteur privé appelle un certain nombre de réformes. Ces réformes ont donné la confiance à des acteurs qui sont de plus en plus nombreux. L’année dernière, pour la première fois dans notre pays, nous avons pu convaincre des groupes internationaux d’investir dans le domaine énergétique en mode Ppp. Nous allons, dans quelques jours, adjuger aussi un certain nombre de contrats pour la construction d’Ipp. Nous avons aussi un groupe d’industriels anglais qui investit dans une usine à  Allada pour transformer et exporter des fruits d’ananas : c’est plus de mille emplois. Nous avons une grosse entreprise qui va investir et produire plus de 15 mille tonnes de  noix de cajou dans notre pays. Ce sont ces genres de projets qui étaient visés pour être financés par le secteur privé. Nous faisons régulièrement le point là-dessus ».

 

La mobilisation des ressources du Pag

 

« Par rapport à notre plan de travail, nous sommes largement en avance sur la mobilisation des ressources.  Si  je prends ce qui était attendu de la mobilisation pour le secteur public, nous sommes déjà à plus de 100% de ce qui est attendu. Tout ça, c’est pour réaliser un certain nombre de choses qui commencent à être visibles comme l’électricité ».

 

Résultats concrets du Pag dans l’agriculture

 

« Nous sommes aujourd’hui le premier producteur de coton de l’Afrique de l’Ouest avec près de 700 mille tonnes. C’est plus de 100 milliards de francs Cfa tous les ans dans les mains des producteurs. C’est plus de 20 milliards de francs Cfa aux transporteurs chaque année. Dans un autre domaine, nous sommes le deuxième producteur de céréales dans l’Uemoa. Ce sont autant de ressources dans les mains des producteurs et des autres acteurs. »

 

L’amélioration du cadre de vie depuis trois ans

 

« Nous avons souhaité améliorer le cadre de vie de nos compatriotes. C’est le programme asphaltage. C’est aussi tout ce qui concerne la gestion des déchets. On vient de lancer le programme du Grand Nokoué dans ce sens. Vous avez aussi d’autres actions qui concernent l’environnement comme la gestion des déchets sur nos plages. Il y a aussi des logements sociaux qui sont presqu’en cours ».

 

La politique de l’autonomie énergétique

 

« Quand nous sommes arrivés en 2016,  ce que nous consommons en énergie était couvert à plus de 95% par les importations : le Nigéria, le Ghana etc.. Aujourd’hui, nous couvrons déjà plus de  la moitié de notre consommation en électricité.  L’année prochaine, en 2020, nous pourrons couvrir l’essentiel de notre consommation. Voilà un domaine où nous aurons réussi et même dépasser nos objectifs initiaux ».

 

L’accès universel à l’eau potable

 

« Je prends le programme d’accès à l’eau potable qui est très important. Je me souviens que pendant mes tournées dans le cadre de la présidentielle, partout où je passais, nos compatriotes demandaient qu’on leur donne de l’eau potable. Aujourd’hui encore, c’est la même réponse.  Nous allons investir massivement. Depuis 2016, nous avons donné de l’eau à plus de 900 mille personnes, surtout dans les villes : Glazoué, Savalou, Parakou, Tchaourou. D’ici l’année prochaine, nous allons en donner à plus de 1,5 millions de personnes. A l’horizon 2021, c’est à plus de 2 millions de Béninois que nous donnerons de l’eau potable dans les villes. Dans les villages, les efforts seront encore plus substantiels »

 

L’attractivité du Bénin

 

« Sur les investissements directs étrangers : pour 2019, nous aurons enregistré plus de 150 milliards d’investissements directs étrangers dans notre pays. L’année dernière, c’était autour de 130 milliards. Je constate que tous les ans, le niveau augmente. »

 

Les programmes et mesures sociales du Pag

 

« Le social sous la Rupture, prenons les cantines scolaires. Quand nous sommes arrivés, c’était un milliard par an. Le président Patrice Talon a demandé de mettre plus de ressources. Nous sommes passés immédiatement à 7  milliards de francs Cfa. Avec 7 milliards de francs Cfa, nous avons pu donner à manger à trois enfants sur 10 à l’école. Tout de suite après, le président a demandé de porter ce ratio à un niveau plus élevé. Nous sommes aujourd’hui à 51 enfants  sur 100 qui mangent à l’école. C’est  de meilleures fréquentations et de meilleurs résultats pour les écoles à cantines scolaires.

 

Le volet social du Pag

 

« Avec le projet Arch, nous avons commencé la phase expérimentale de l’assurance-maladie à Calavi. Cela veut dire que les populations ont un minimum de paquets de soins gratuitement dès qu’elles n’en n’ont pas les moyens. Une femme de Dangbo qui, par le passé, parce qu’elle a le palu, va chez elle se coucher, désormais elle peut aller se soigner à l’hôpital. C’est déjà vécu à Calavi, à Dassa, à Djougou, Ouaké et Copargo. Dans quelques mois en 2020, nous allons généraliser la mesure dans tout le pays. »

 

Les perspectives du Pag en 2021

 

« Nous allons boucler tous ces programmes qui ont commencé. Nous allons les traduire dans le vécu. Sur le projet asphaltage, nous allons engager une deuxième phase. Nous allons poursuivre avec les chantiers routiers. Nous allons construire dès l’année prochaine la route cotonnière entre Djougou et Banikoara. Le programme va être lancé début janvier. J’appelle nos compatriotes à l’optimisme ».

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