Accusée par l’opposition de partialité:La Céna réplique

0
1422

En réponse aux accusations qui ternissent son image, les membres de la Commission électorale nationale autonome (Céna) ont animé une conférence de presse le mercredi 13 mars 2019 au siège de l’institution à Cotonou. Durant l’exercice, le président de la Céna Emmanuel Tiando a, tout au long de son intervention liminaire, récusé les accusations et soutenu à moult reprises que la Céna tient au respect de son serment.

La Céna s’est livrée hier à un exercice de réhabilitation de son image de marque. Au détour d’une conférence de presse, elle a tenu à faire savoir qu’elle est attachée aux valeurs de la République. Par la personne de son président Emmanuel Tiando, elle réitère qu’elle tient à son impartialité, à sa probité et même au respect strict de son serment. « Nous ne sommes pas politiques à la Céna. Et notre institution n’est pas au service d’un camp contre un autre, d’un parti contre un autre. Nous œuvrons pour la paix dans le pays », a martelé à maintes reprises Emmanuel Tiando. La Céna dont tous les membres étaient présents s’est prononcée sur trois sujets. D’abord l’historique et la méthodologie de traitement des dossiers.Ensuite, la délibération de la plénière et enfin la convocation du président de la Céna. Mais avant, le président Emmanuel Tiando a tenu à partager le contexte dans lequel ladite conférence est organisée. Elle intervient après le verdict de la Cour constitutionnelle qui a statué sur les recours en inconstitutionnalité formés par les partis recalés. Alors, la conférence qui vise à réhabiliter l’image de la Céna ira « malheureusement dans certains détails qui relèvent des délibérations », fort de ce que le secret était dorénavant connu de tous avec l’exhibition de certains documents confidentiels devant le juge du contentieux électoral.

 

Historique et méthodologie de traitement des dossiers

 

Le président Tiando rappelle que le 26 février 2019, la Céna a reçu et traité les dossiers de candidatures des partis politiques engagés dans la course pour les législatives. Deux équipes de cadres de l’institution ont fait le travail technique sous la supervision des commissaires. Les cadres ont relevé de manière absolue tous les écueils qui constituent pour eux des entorses aux lois électorales. Les commissaires, à leur tour, ont, du 3 au 5 mars, procédéà la délibération en statuant sur les relevés des insuffisances contenues dans chaque dossier. La délibération consiste à faire des jugements de valeur et analyser la pertinence des insuffisances. A l’issue de ce travail, l’ensemble des commissaires ont convenu de ce qui devrait être rendu public. Avant le prononcé de cet acte solennel, un commissaire aurait « signifié qu’il se désolidarise de la décision. »C’est dans ces conditions de crispation que la décision a été rendue le 5 mars 2019. Ledit commissaire est accusé à tort ou à raison d’avoir divulgué des documents de délibération.

 

Convocation de Tiando à la Brigade criminelle

 

L’affaire de la Brigade criminelle est une affaire pénale. Elle n’a rien avoir avec le bruit assourdissant relatif à la soustraction frauduleuse de documents confidentiels. C’est le Sieur Acclassato qui a esté en justice dénonçant le Parti du renouveau démocratique d’avoir utilisé son dossier de candidature sur sa liste alors qu’il lui aurait notifié qu’il n’est plus partant avec le Prd. Le procureur de la République près le tribunal de première instance de Cotonou a délivré un soit transmis aux responsables du Prd tout en enjoignant la Brigade criminelle de se mettre en action. C’est ainsi que la Brigade, dans ses enquêtes préliminaires, a tenu à écouter le président de la Céna qui a reçu les dossiers des partis en lice.

 

Jean-Claude Kouagou

 

 

LEAVE A REPLY

Please enter your comment!
Please enter your name here