Actes de vandalisme pour exiger la fin du mandat présidentiel:Un projet de déstabilisation du Bénin téléguidé de l’extérieur

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A moins d’une semaine de l’élection présidentielle, une frange de la population, sous la houlette de politiciens à la solde de réseaux insoupçonnés, s’adonnent à des actes de vandalisme. Ces actions menées sous l’égide d’acteurs politiques, tapis dans l’ombre de l’opposition, ne visent qu’un seul objectif : la déstabilisation du Bénin.

Les mouvements de protestation organisés notamment dans les bastions de l’opposition depuis le 06 avril 2021 avec en toile de fond la destruction des biens publics et privés pour revendiquer la fin du mandat présidentiel ne surprennent gère. Sur la base des informations dont il dispose, le gouvernement alertait déjà sur cette intention. Ce qui justifie les interpellations observées ces derniers jours afin de prévenir les manœuvres de déstabilisation du pays. Malgré ces mesures, les populations, sous la direction de politiciens situés à l’extérieur et aux visées macabres se laissent manipuler en détruisant aussi bien des biens publics que privés. Or, ce n’est pas dans l’intérêt des populations, ni dans celui du pays, de se comporter comme des vandales, des personnes non civilisées. En se comportant ainsi, les populations apportent de l’eau au moulin de cette frange d’acteurs politiques dont la seule visée est de déstabiliser le pays.

 

Le débat sur la fin du mandat présidentiel : un faux prétexte

 

Le débat sur la fin du mandat présidentiel est un faux prétexte, car c’est une solution juridique qui a été apportée à une situation de fait. L’objectif essentiel poursuivi par la prorogation du mandat présidentiel est la préparation des élections générales de 2026. En effet, la décision d’organiser les élections générales en 2026 posait notamment des problèmes liés à l’alignement des mandats et l’année des 2 premières élections générales. Le problème de l’alignement des mandats étant résolu par l’alignement de tous les mandats sur le mandat présidentiel, le mandat des députés passe de quatre à cinq ans. Cette nouvelle disposition oblige d’une part, à proroger d’un an le mandat des conseillers communaux élus en 2020, (leur mandat s’achève en 2026 plutôt qu’en 2025) et, d’autre part, à écourter d’un an le mandat des députés qui seront élus en 2023 (leur mandat ne sera que de trois ans (2023-2026). Ainsi, le président de la République qui sera élu en avril 2021 devra prêter serment le 26 mai. De ce fait, le mandat du président en exercice est rallongé de 45 jours. Cette nouvelle disposition ne devrait susciter de polémiques au point de vouloir déstabiliser le pays. Car, le Bénin n’est pas le premier pays où cela se fait. Des exemples de pays foisonnent où les manipulations de foules ont généré des conséquences fâcheuses. Le cas d’ivoirité doit édifier. La population paie toujours le tribut, pendant que les commanditaires se la coulent douce.

 

Abdourhamane Touré

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