Alain Orounla sur Bbc:La légitimité de Talon sera mesurée le 11 avril prochain

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« La compétition sera ouverte ». C’est en ces termes que le ministre de la Communication et de la poste, Alain Orounla, a botté en touche le débat et les controverses, faussement entretenus par l’opposition, sur la prochaine élection présidentielle. En effet, pour n’avoir pas ému outre-mesure l’opinion publique nationale, l’opposition a depuis quelques semaines porté sur les ondes internationales  le débat. Reçu sur l’émission hebdomadaire de Bbc le week-end dernier, le porte-parole Alain Orounla a réagi aux attaques et accusations allant dans le sens d’une élection non-inclusive. En réponse à une question sur Joël Aïvo, qui a estimé que le président Patrice Talon, « n’a  pas voulu prendre de risque », et s’est choisi des adversaires à sa portée pour l’élection, l’invité s’est insurgé contre ces propos. « Je récuse l’affirmation selon laquelle il n’y a pas d’opposants », a répondu Alain Orounla pour qui « le président de la République est le seul candidat de la mouvance, qui regroupe les cinq formations politiques les plus enracinées. L’opposition est représentée avec ses 10 formations politiques, par deux duos différents. Il y aura un choix entre les trois ». Selon lui, Joël Aïvo « ne détient pas la vérité universelle, et il faut arrêter de se focaliser sur de petites phrases assassines qui reposent sur du vide ». « La légitimité du président de la République sera mesurée le 11 avril 2021. Si tant est que Patrice Talon est contesté, les Béninois feront la part des choses et voteront en conséquence », a ajouté le ministre. Ce débat a été ensuite l’occasion pour Alain Orounla de critiquer l’attitude du constitutionnaliste qui a en amont participé aux réformes, mais s’est mis à les critiquer aujourd’hui, parce qu’il n’y trouve pas ses intérêts. En effet, pour le porte-parole du gouvernement, les réformes aujourd’hui critiquées par « une minorité d’activistes » ont été voulues  de longue date par l’ensemble de la classe politique. Elles ont été voulues selon le ministre par Joël Aïvo, aussi, qui a fait partie des commissions de révision de la Constitution et qui a été l’un des rapporteurs ayant proposé le parrainage. « Ce ne sont pas des réformes à géométrie variable. On croit en quelque chose, on peut changer d’avis le lendemain. Mais ce n’est pas honnête de dire que ces réformes n’ont pas été voulues par la classe politique », a ajouté Alain Orounla.

Wilfrid Noubadan

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