Alain Orounla sur la prétendue démission du juge Batamoussi de la Criet:« C’est une désertion d’un magistrat qui a joui de la confiance du régime en place »

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Le ministre de la Communication et de la poste, Alain Orounla, n’est pas resté insensible à l’actualité relative à la démission du juge Essowê Batamoussi de la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet). Se prononçant sur le sujet hier mardi 6 avril 2021 sur le sujet, le porte-parole du gouvernement estime qu’il ne s’agit pas d’une démission, mais plutôt d’une désertion.

« La démission suppose qu’on envoie une lettre à son autorité et on n’a même pas besoin d’avoir à s’expliquer sur les motivations. Là, c’est un acte plus lâche. C’est une désertion d’un magistrat qui a jouit de la confiance du régime en place, qui est tenu au secret des délibérations, y compris après la cessation de ses fonctions et qui est allé au-delà, qui a trahi son serment ». C’est ce que pense le porte-parole du gouvernement, Alain Orounla, à propos de l’acte posé par le juge Essowê Batamoussi de la Criet. A en croire le ministre de la Communication et de la poste, cela veut dire qu’il n’est pas crédible et qu’il est au service d’une cause inavouable. Allant plus loin dans ses propos, il a déclaré que le juge Essowê Batamoussi n’a jamais fait l’objet d’une quelconque pression. « Et ce magistrat, si pression il devrait y avoir, n’est pas en première ligne puisqu’il fait partie d’une commission notamment la commission des libertés et de la détention qui est composée de trois magistrats, dont un président, un premier accesseur avant qu’il n’arrive en qualité de deuxième accesseur. Cela veut dire que sur ces questions de liberté ou de détention, il y a 3 magistrats, dont deux plus expérimentés que lui, qui se réunissent pour apprécier, l’opportunité de la mise en liberté ou de la mise en détention d’un mis en cause. Donc, je ne vois pas comment M. Essowê Batamoussi peut être l’objet de pression qui aurait dépassé ses aînés, et ses prés séants pour parvenir à lui. En tout état de cause, M. Essowê Batamoussi en sa qualité de juge du siège, jouit d’une garantie, d’un privilège que l’on appelle, le principe de l’inamovibilité du juge. Ce qui veut dire, qu’une fois nommé dans ses charges, on ne peut plus le déplacer sans son consentement. Cela veut dire qu’en état actuel de notre législation, s’il a envie de rester là 50 ans, il reste 50 ans, c’est une garantie que leur confère la loi pour les mettre à l’abri de toute influence du pouvoir public. Cela veut dire que si M. Essowê Batamoussi prend une décision, c’est une décision qu’il assume, qui lui incombe et lui appartient en tant que membre de la commission de prendre », a-t-il expliqué. Pour finir, il a laissé entendre que le magistrat a déserté et que le parquet appréciera en son temps s’il y a lieu ou pas de le poursuivre pour parjure.

 

  1. A.

 

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