Allada:L’hôpital de zone transformé en centre de traitement du Covid 19

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Un nouveau centre de traitement et de prise en charge du Covid 19 vient d’être retenu. Il s’agit de l’hôpital de zone d’Allada. A travers un entretien, le ministre de la Santé, Benjamin Hounkpatin a expliqué le vendredi 10 avril 2020, les raisons du choix porté sur ce lieu sanitaire.

Monsieur le ministre, pourquoi est-il nécessaire d’avoir d’autres centres d’isolement sur le territoire national ?

 

Benjamin Hounkpatin : Il est important d’avoir d’autres centres de prise en charge, car comme vous le savez, dans la dynamique de suivi de cette pandémie, nous allons avoir un peu plus de cas. Et de fait, la stratégie gouvernementale est de ne pas prendre en charge les cas positifs de la Covid-19 au niveau de nos structures sanitaires habituelles. Nous avons décidé d’ériger un certain nombre de centres de prise en charge. C’est ainsi que le centre de l’ex-école nationale de Police ainsi que le centre d’Abomey-Calavi et le centre de Natitingou avaient été initialement identifiés. Au-delà de ceux-là, nous avons constaté la nécessité d’augmenter encore les capacités au regard de ce qui se passe autour de nous.  C’est ainsi que la décision a été prise par le gouvernement d’ériger l’hôpital de zone d’Allada et l’hôpital d’instruction des armées de Parakou en centres de traitement. L’hôpital de zone d’Allada présente toutes les capacités requises pour être transformé en site de prise en charge. En effet, nous disposons déjà d’une centrale de production d’oxygène avec une centralisation de l’oxygène avec au moins 20 entrées qui permettent de mettre en place des dispositifs pour une ventilation assistée. En dehors de cela, l’hôpital a une capacité d’au moins 100 lits qu’on peut encore étendre et augmenter jusqu’à 150 lits potentiellement. Cet hôpital offre l’avantage géographique d’être assez reculé et de permettre de respecter une prise en charge sécurisée pour le reste de la population. Ce sont tous ces éléments qui militent en faveur de la stratégie gouvernementale d’ériger l’hôpital de zone d’Allada en site de prise en charge de la Covid-19.

 

Pendant ce temps, que feront les usagers de l’hôpital et le personnel qui y travaillait ?

L’hôpital a été déplacé. Et comme vous le savez, il y avait le centre de dépistage de l’ulcère de buruli d’Allada qui était déjà un hôpital avec deux blocs opératoires. Donc, l’hôpital a été transféré dans ce centre qui est attenant au centre de santé de la Commune. Donc, tout ce bloc-là aujourd’hui sert aux activités courantes que menait l’hôpital de zone d’Allada. Le personnel a été en partie déplacé. Le reste va rester ici sur le site et participer à la prise en charge des cas au sein de l’équipe de riposte.

 

Quel est le point de la situation actuelle du Coronavirus au Bénin monsieur le ministre ?

Nous avons au total à la date du vendredi 10 avril 2020, au Bénin, 35 cas dont 3 cas autochtones, je dirai communautaires et le reste ce sont des cas importés.

 

Avons-nous actuellement assez de masques dans les pharmacies ?  Qu’en est-il de la spéculation actuelle ?

Nous avons tenu une séance avec les officines pharmaceutiques pour leur rappeler la mesure du gouvernement de subventionner les masques et de les céder à 200 FCfa à la population. Je peux vous garantir qu’il y a assez de masques actuellement. Parce que même avant que la crise ne commence, le gouvernement avait pris les dispositions et pratiquement  2 millions de masques avaient été déjà acquis. Aujourd’hui, nous avons reçu les 5 premiers millions de masques commandés par le gouvernement avec l’appui de la Banque mondiale et des autres partenaires.

 

Quel message voulez-vous adresser à la population?

Le message le plus important que je voudrais adresser à la population, c’est d’accompagner le gouvernement dans la dynamique de la riposte qui est mise en place en respectant strictement les prescriptions qui ont été faites, notamment l’usage du masque au sein du cordon sanitaire de façon obligatoire et très recommandé au-delà du cordon sanitaire, la mesure de lavage des mains à l’eau et au savon à tout moment, même de manière abusive s’il le faut, ou alors l’utilisation du gel hydro-alcoolique à défaut d’avoir de l’eau et du savon à portée de main. Puisque le port de masque est permanent maintenant, il faut, lorsqu’on veut tousser, le faire à l’intérieur du masque et au-delà d’un certain temps, il faut retirer ce masque et le traiter lorsque c’est un masque traitable ou le jeter dans une poubelle adaptée pour être éliminée. Nous avons pu constater que certaines personnes ont commencé par éliminer les masques dans les rues. Ce n’est pas du  tout bienséant. Il faut éliminer les masques dans des poubelles  pour que les enfants ne s’amusent pas avec. Lorsque nous agissons de la sorte, nous exposons les enfants aux risques de contamination et de fait, de propagation. L’autre message fort que je voudrais lancer est que les enfants sont à la maison actuellement, mais on en voit encore dans la rue.  Les enfants n’ont rien à faire dans la rue actuellement.  Il faut les garder à la maison. Ils sont plus en sécurité chez eux. Je voudrais inviter les parents  à mettre en place le dispositif nécessaire pour garder effectivement les enfants à  la maison. Ils n’ont pas à s’amuser dans les rues actuellement.

 

Source : Gouv.bj

 

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