Appel à la réconciliation du chef de l’Etat :Orounla parle des cas Ajavon, Djènontin et Koutché  (« La paix souhaitée n’est pas synonyme de bradage de la justice »)

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L’appel au pardon et à la réconciliation du chef de l’Etat à Savè, Tchaourou et Parakou concerne-t-il Komi Koutché et Valentin Djènontin et Sébastien Ajavon qui, ayant maille à partir avec la justice béninoise, ont pris leur jambe au cou pour s’exiler en France et aux Etats-Unis ? Des précisions ont été apportées sur ces trois cas hier par le ministre de la Communication et de la poste, Alain Orounla au cours d’une conférence de presse sur le bilan d’étape de la tournée présidentielle.

Au cours de sa conférence de presse de restitution de la première phase de la tournée présidentielle dans les Communes du Bénin, le porte-parole du gouvernement est revenu entre autres, sur la question de la préservation de la paix. Pour Alain Orounla, l’un des points essentiels du message du chef de l’Etat a été la nécessité pour les Béninois de préserver la paix et de tourner la page des récents événements malheureux qui ont touché le Bénin. Le ministre de la Communication et de la poste a apporté des clarifications sur la question pour situer les uns et les autres. A l’en croire, la justice doit primer sur la paix. Répondant en effet à une question sur la possibilité d’élargir la réconciliation, souhaitée par Patrice Talon avec Yayi Boni, à Komi Koutché, Valentin Djènontin et Sébastien Ajavon, le ministre porte-parole du gouvernement a été formel. « …En tant que président en exercice et garant de la paix et de l’unité nationale, il se met à la hauteur de ses devoirs et de prôner la paix en toute circonstance. Est-ce qu’au nom de cette paix, on doit s’abstenir de poursuivre le voleur de cabri ? Non ! Il est poursuivi, jugé, condamné et déposé en prison. Est-ce qu’au nom de la paix, on doit soustraire des présumés coupables, des personnalités présumées coupables, à qui ont reproche des délits de droit commun et décident de se soustraire à la justice de leur pays, alors que la plupart d’entre eux ont fait subir les rigueurs de la loi lorsqu’ils étaient au pouvoir ?  Est-ce qu’au nom de cette paix, on doit s’abstenir de poursuivre ceux qui sont soupçonnés d’avoir pris des libertés avec les caisses de l’Etat ?», s’est-il interrogé tout en précisant que la paix est le leitmotiv du président de la République. Il va par ailleurs souligner qu’ « en dépit de tout, un homme de paix tend la main à tous ceux qui veulent que la paix soit. Et si les acteurs politiques, si les personnalités politiques évoquées (Komi Koutché, Sébastien Ajavon et Valentin Djènontin ndlr) rentrent dans cette dynamique, je pense que le président de la République jouera sa partition. Alain Orounla estime que la réconciliation souhaitée par le président de la République avec son prédécesseur immédiat n’est pas synonyme de bradage de la justice. Pour lui, rien ne passe au-dessus du deuxième mot de la devise du Bénin, « la justice comme commandement de toute action publique. »

 

Odi I. Aïtchédji

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