Appel à l’insurrection populaire par les anciens chefs d’Etat:Les mises en garde des anciens présidents de l’Assemblée nationale

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Les anciens présidents du Parlement béninois se sont prononcés mardi 30 avril 2019, sur l’attitude de Nicéphore Soglo et de Yayi Boni. Analysant les actes posés avant, pendant et après le déroulement du scrutin du 28 avril 2019, Bruno Amoussou, Kolawolé Idji et Mathurin Nago ont appelé les anciens présidents Soglo et Yayi à renoncer à leur projet machiavélique.

Bruno Amoussou, Antoine Kolawolé Idji et Mathurin Coffi Nago disent « non » à Nicéphore Soglo et Yayi Boni. Ils l’ont fait savoir le mardi dernier à Cotonou. Les trois anciens présidents de l’Assemblée nationale dénoncent les agissements des anciens présidents de la République qui compromettent la paix. Analysant la situation avant, pendant et après le scrutin du 28 avril, ils ont fini par réaliser que les deux anciens présidents de la République conspiraient contre l’Etat béninois. A ce propos, Bruno Amoussou, dans un raisonnement mathématique a émis des hypothèses et tiré les conséquences logiques. « Lorsque quelqu’un pose des actes dont vous ne percevez pas la cohérence, posez-vous la question: quelles sont ses motivations ? Lorsque vous avez la réponse à cette question, vous pouvez établir le lien entre les actes qu’il pose et qui vous étaient incohérents et incompréhensibles », a-t-il professé. Alors, les tumultes qui s’observaient, les manifestations violentes qui ont jalonné la tenue du vote du 28 avril, les propos incendiaires et les menaces proférés par l’ex président Yayi Boni au lendemain du scrutin établissent une cohérence logique de l’origine des actes ignobles perpétrés. Face à l’évidence qui menace le climat de paix, les anciens présidents de l’Assemblée nationale sont sortis de leur mutisme en mettant en garde Nicéphore Soglo et surtout Yayi Boni. Les trois anciens dirigeants du Parlement tiennent pour responsables les deux anciens chefs de l’Etat qui ont, dans une habileté, compromis le processus électoral et concouru de manière ostentatoire à l’exclusion des partis de l’opposition aux législatives dernières. Les ultimatums lancés au président Patrice Talon, les menaces à l’égard de certains députés établissent avec aisance que Yayi Boni est l’instigateur des incendies et des destructions diverses qui ont été enregistrés avant, pendant et après le 28 avril 2019. Cependant, avant qu’il ne soit trop tard, les anciens présidents de l’Assemblée nationale attirent l’attention des anciens chefs d’Etat sur le rôle qui doit être le leur en lien avec leur statut social. Amoussou, Idji et Nago, très préoccupés par la paix dans le pays, lancent un vibrant appel à Soglo et Yayi de renoncer au projet nauséabond qu’ils fomentent urbi et orbi.

 

Jean-Claude Kouagou

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