Assassinat de la petite Gracia Prunelle:Les auteurs du crime risquent la perpétuité

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2021

Les meurtriers de la petite Gracia Prunelle sont déposés à la prison civile de Cotonou. Présentés au parquet le mardi 11 février 2020, ils ont été inculpés d’assassinat et de pratique de charlatanisme. Ils sont donc punis de la réclusion criminelle à perpétuité. Lire la déclaration de presse des autorités compétentes.

 

Déclaration de presse

 

Dans la soirée du lundi 03 février 2020, le commissariat spécial de Dantokpa a été saisi de la disparition de la petite Gracia Prunelle.

Très vite, les investigations ont conduit sur la piste d’un employé de la boutique de vente de liqueurs devant laquelle la mère de Gracia Prunelle tient son commerce de vente d’oranges au quartier Missèbo lieu-dit Abomey-Gare.

Pour brouiller les pistes, cet individu s’est rendu lui-même au commissariat de Dantopka dès le lendemain 04 février 2020 pour déposer formellement plainte contre la mère de la fillette motif pris de ce que cette dernière l’accuserait à tort de la disparition de son enfant.

Interpellé puis soumis à interrogatoire, il passera aux aveux vingt-quatre heures plus tard et dénoncera un complice en cavale. Le samedi 08 février 2020, le complice qui s’était réfugié à Adjohoun dans le département de l’Ouémé sera interpellé à son tour.

 

A l’étape actuelle, il résulte de l’enquête les faits suivants :

 

Courant janvier de cette année, l’auteur de l’enlèvement a été approché par un de ses amis escroc qui lui a expliqué qu’il avait besoin d’un pouvoir mystique pour convaincre facilement ses victimes d’escroquerie. Le charlatan de circonstance, en acceptant la mission, fait savoir à son ami  qu’il aurait besoin d’argent pour acheter quelques ingrédients mais aussi et surtout qu’il faudra procéder à un sacrifice humain pour prélever des organes.

Deux organes humains devaient en effet rentrer dans la composition d’un savon et d’une pommade magique. Il s’agit du cœur et de l’encéphale.

Dans cette perspective, le cybercriminel remet la somme de dix-huit mille FCfa à son complice avec la promesse qu’une fois le rituel accompli et la fortune acquise, ils procèderaient à un partage équitable et utiliseraient les fonds pour développer un commerce.

 

Les objectifs définis et les achats effectués, il restait maintenant à résoudre l’équation des organes humains.

 

Dans un premier temps les deux complices ont retenu d’inviter une prostituée à passer la nuit au domicile du charlatan puis d’en profiter pour la tuer et prélever les organes. A trois reprises, ils échoueront dans cette tentative.

C’est alors que le charlatan a orienté son choix vers une cible plus facile à atteindre : la petite Garcia Prunelle qui avait l’habitude de s’amuser avec lui. Elle était très attachée à lui et n’hésiterait pas à le suivre. Elle était petite et n’opposerait aucune résistance à ses bourreaux.

Profitant d’un moment d’inattention de la mère et de l’entourage, le charlatan a enlevé la fillette et l’a conduite à son domicile au quartier Sainte Rita.

Une fois sur place, la petite a été assommée par un objet contondant puis un couteau lui a été enfoncé dans la gorge du côté gauche. Alors que les prélèvements d’organes allaient commencer, la maman qui avait déjà remarqué la disparition de sa fille commence à appeler son voisin du marché avec instance. Ce dernier finit par décrocher, nie avoir enlevé la fillette bien avant qu’on l’interroge, mais pris de panique, il suspend le prélèvement des organes.

Le corps sans vie de Prunelle sera précipitamment emballé dans un sachet plastique et jeté dans un bas-fonds non loin du lieu du crime. Le couteau et des sandalettes de la fillette sont jetés dans les toilettes. Le corps le couteau et les sandalettes seront retrouvés par la police sur indication des suspects.

 

Garcia Prunelle était élève en classe de CE1. Garcia Prunelle était âgée de sept ans.

 

Les auteurs de ce crime ont été présentés au parquet ce jour mardi 11 février 2020. Ils ont été inculpés des chefs d’assassinat et de pratique de charlatanisme. Ces faits sont prévus et punis par les articles 458 ; 468 à 471 et 475 de notre Code pénal. Ils sont punis de la réclusion criminelle à perpétuité.

Le parquet de Cotonou se fera le devoir d’obtenir une condamnation exemplaire des inculpés lors de la prochaine session du tribunal statuant en matière criminelle qui s’ouvre au mois de mars 2020.

 

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