Home ACTUALITE Assemblée Nationale : La 8ème législature veut rompre avec les mauvaises pratiques

Assemblée Nationale : La 8ème législature veut rompre avec les mauvaises pratiques

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Le Président de l’Assemblée nationale Louis Vlavonou est décidé à donner au Parlement une dimension forte. La seconde personnalité du  pays compte poser les bases d’une réforme structurante de la deuxième institution du pays.

Il est résolument tourné vers l’avenir. L’actuel Président de l’Assemblée nationale explore déjà le futur de l’institution avec ses défis et attentes. Pendant sept législatures, l’institution a montré quelques niveaux de faiblesse dans son organisation interne. La pratique parlementaire est quelque peu exposée des tares qui ont freiné son fonctionnement. Très vite, Louis Vlavonou entend s’atteler à ces défis par deux actions majeures. La première est la révision du règlement intérieur de l’institution. Cette action phare doit permettre de corriger les blocages souvent notés dans la conduite des travaux au niveau de l’institution. Le second chantier majeur c’est celui qui consistera à doter le Parlement d’un code d’éthique. Désormais l’institution politique que certains n’hésitent pas à qualifier d’institution la plus politisée disposera désormais d’une ligne directrice éthique. Au cours de son investiture, le Président de l’Assemblée nationale a exprimé le vœu auquel il tient le plus, celui d’inscrire l’institution dans une dynamique qui marque une rupture assez nette avec le passé. « Nous devons nous doter en urgence d’un code d’éthique pour donner corps à notre ambition de bâtir un parlement de type nouveau », a-t-il laissé entendre. Et il poursuit en exhortation : « Travaillons à l’amélioration de l’image du parlement et des parlementaires. Notre respect de l’éthique dans tous nos comportements fera sans doute tâche d’huile dans l’ensemble de la classe politique et même au-delà », a déclaré le nouveau locataire du palais des Gouverneurs. A travers ces mots le Président de l’Assemblée nationale a touché un point sensible de la pratique parlementaire. Nul n’ignore que le parlement du Bénin pendant les législatures antérieures a traîné des tares exceptionnelles. Tout le monde sait que jusqu’à à la législature antérieure,  chaque député était une institution. Les lois qui doivent servir la République étaient devenues des instruments de couloirs et d’enchères. Instance de grands compromis cultivés par certains barrons qui sont actuellement dehors (ce qui explique justement les récriminations), le Parlement a perdu a un moment donné tout son sens de devoir et de service du citoyen. Certains pensaient et ce n’est pas exagéré qu’il est devenu le haut lieu d’affairisme politique où tout se négociait.

Marquer la rupture

Par des mots voilés et de façon assez intelligente l’actuel Président de l’Assemblée nationale a exprimé le vœu de marquer une rupture fondamentale à ce niveau. Avec la huitième législature, la décision est visiblement prise de créer un nouveau type de députés qui se battent  résolument sans affairisme  pour le bien de la nation. 83 hommes et femmes sont désormais envoyés en mission pour restaurer l’image de l’institution et démontrer une nouvelle façon de faire qui fait évoluer le pays. Ainsi, les nouveaux parlementaires s’inscrivent résolument dans la dynamique de se débarrasser des scories et œuvrer à donner un contenu à l’élan de développement dans lequel le pays s’est lancé. Les béninois ne rêvent que de mieux être, de vie décente, d’emplois décents. Pour aider à relever ces défis, le Parlement huitième législature se résout à se donner la rigueur et la discipline nécessaires. L’ambition est affichée, les députés sont prêts, rendez-vous dans quatre ans pour apprécier.

Abdourhamane Touré

 

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