Avec le film « Incompris » au Fespaco 2019:Isma hissé sur le toit des écoles africaines de cinéma

0
2116

Le Bénin a été honoré  à la  26ème édition du Fespaco tenu à Ouagadougou du 23 février au 02 mars 2019 à travers le film « Incompris » de Jaurès Koukpémédji. Plus qu’un film, ce court métrage est le fruit d’un travail de longue haleine qui a montré tous les signes de son succès depuis les entrailles de l’Isma, avant d’être consacré par le jury devant une quinzaine de productions d’autres écoles de cinéma en compétition.

« Incompris » un est court-métrage de 13 minutes 30 secondes et porte sur la thématique des parents qui imposent une carrière à leurs enfants. C’est l’histoire de Bryan (Seth Yansunnu), un nouveau bachelier qui rêve de devenir artiste, mais va se retrouver dans un bras de fer avec ses parents qui veulent le voir devenir médecin, pendant qu’il se voyait un destin  d’artiste. Un choix que sa mère se refuse particulièrement de comprendre. Le père, impuissant face à l’inflexibilité de sa femme, la mère de l’acteur, n’a pu lui faire changer d’avis. Bryan, se sentant incompris, décide de quitter la maison familiale pour aller à la poursuite de ses rêves. « Incompris » est un film rempli de rebondissements et bercé par des musiques qui accrochent les téléspectateurs. Ce sont sans doute quelques-uns des critères qui ont permis à J.K. de décrocher le premier prix et donc d’honorer le Bénin à travers l’Institut supérieur des métiers de l’audiovisuel (Isma). Cet institut qui, depuis quelques années, forme de jeunes réalisateurs aussi talentueux les uns que les autres, à l’instar du récipiendaire, tout comme Giscard Dah-Fonton qui avait aussi son film intitulé « Yë » en compétition. Selon Jaurès Koukpémédji, réalisateur de ce film, « Incompris » est la voix des sans voix ; et tous les jeunes qui n’arrivent pas à exercer pleinement leur passion comme carrière sont incompris ». La réalisation de  ce film qui a été primé pour son originalité et l’actualité de sa thématique, d’après le jury du Fespaco, est le fruit d’un travail de plusieurs années : « Jai démarré l’écriture scénaristique de ce film depuis 2016. Avec le temps, je l’ai mûrie avant de passer à sa réalisation en 2018 », a-t-il confié. Le cinquantenaire du Fespaco a connu 16 films en compétition dans la catégorie « films d’écoles africaines de cinéma ». Jaurès Koukpémédji vient ainsi succéder au réalisateur béninois Sylvère Amoussou, qui a reçu, quant à lui, en 2017, l’Étalon d’argent au Fespaco.

 

Source : Isma

 

 

LEAVE A REPLY

Please enter your comment!
Please enter your name here