Avec un argumentaire rodé et une démarche pédagogique:Lazare Sèhouéto et les siens font une campagne exemplaire

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Dans le cadre de la campagne pour les prochaines législatives, l’ancien ministre, Lazare Sèhouéto et son équipe ont sillonné dix jours durant, Zogbodomey et ses hameaux, dans la 24ème circonscription électorale. Cette période de a donc été l’occasion pour les candidats et membres de l’Up d’expliquer, exemples à l’appui, la raison d’être et les valeurs cardinales de leur parti.

Le lundi 22 avril 2019, c’est par Agadjaligbo, un village Holli, à la lisière de la forêt classée d’Agrimey (Commune de Zogbodomey), que l’équipe conduite par Lazare Sèhouéto a bouclé le programme de campagne engagé depuis le 12 avril 2019. A cette étape, l’anxiété des populations s’exprime à travers tous les discours. Les réformes engagées par le gouvernement, dans la gestion de la forêt par l’Onab a été au cœur des préoccupations. Avant d’aborder les questions relatives à la campagne électorale, Lazare Sèhouéto s’est évertué à situer les enjeux de la réforme.  »La sélection par appel d’offres des sous-traitants vise à introduire plus de transparence », ce n’est pas contre les femmes pépiniéristes, ni contre les ouvriers qui interviennent à différents niveaux de la forêt.  » Il n’est pas question d’éliminer les anciens sous-traitants ou les riverains au profit de gens qui n’ont rien à voir avec la forêt ». Il s’agit au contraire de limiter les abus et l’opacité actuelle qui font que les populations ne profitent pas assez de leur engagement dans la préservation et la gestion rationnelle de la forêt par l’Onab. L’ancien ministre a expliqué par ailleurs que  »plus les bases d’intervention de chacun sont claires et transparentes, plus les populations en tireront profit.  » Après avoir rassuré les populations, qu’il a invité à l’unité autour de leurs intérêts concrets, Lazare Sèhouétoengagea les discussions autour des prochaines législatives. Aller aux élections le 28 avril 2019, et surtout, voter pour le  »Otché » (Baobab, en langue Holli),  » c’est renforcer le courant politique qui se préoccupe du vécu quotidien des populations, loin des vaines polémiques des gens rassasiés » a-t-il déclaré. Auparavant, pendant une dizaine de jours, le candidat Lazare Sèhouéto, son suppléant Simplice Quenum, le maire Towédjè et ses deux adjoints ainsi que le Coordinateur Communal de l’ex-Un, Ludovic Houessè, organisés en trois équipes, ont ainsi parcouru  113 hameaux et villages. Les rencontres ont connu globalement la même structure : information sur la situation nationale, les différences entre le Bloc républicain (Br) et l’Union progressiste (Up), l’évaluation des positionnements sur les deux listes et les raisons spécifiques pour lesquelles il faut porter son choix sur l’Up l’emblème du’’baobab’’. Les populations ont, chaque fois, eu l’opportunité de poser des questions et d’exprimer leurs préoccupations. Discours sans démagogie, ni promesses dithyrambiques, informations précises sur les spécificités de l’UP et de ses candidats, références historiques, humour, aucune des séances n’aura laissé place à l’ennui. L’atmosphère a été festive, agrémentée par chants et danses, à chaque étape. On retiendra que l’Union progressiste (Up) peut se targuer d’être le plus grand regroupement politique dans l’histoire du Bénin. Même s’il ne rejette pas le fait que l’Up et le Br soient traités de frères jumeaux, le candidat a insisté sur les spécificités les valeurs de référence qui font de l’Up, un soutien du gouvernement actuel. Pour Lazare Sèhouéto, les futurs députés de l’Up auront la tâche de renforcer certains acquis sociaux, principalement ceux relatifs à l’égalité d’accès à l’école et à la formation,  à l’assurance-maladie pour tous, au droit à une retraite digne pour les artisans et les paysans selon lui. Les députés Up mettront également tout en œuvre pour « favoriser l’émergence de solutions concrètes et durables aux nombreuses inégalités qui font des enfants issus de familles  pauvres, des éternels condamnés à la pauvreté’’.

 

Le travail

 

Tout au long de la campagne, l’accent a été mis sur les efforts de transformation structurante  qui s’observe au Bénin aujourd’hui. Dans un passé récent, les acteurs politiques, tout en vivant au crochet des populations, travaillent à maintenir immobiles, les structures et les mécanismes qui concentrent  les ressources du pays entre les mains d’une minorité. « Ce temps est révolu. Il faut renforcer la transformation de notre société. Il faut mettre l’accent sur le travail et la dignité par tous et pour tous. Les candidats de l’Up croient fondamentalement que c’est cet effort de transformation, de rupture avec nos jongleries,  qui valorise le travail bien fait, qui va relever le pays », précise Lazare Maurice Sèhouéto.

 

La solidarité

 

L’Up n’a rien contre l’élite qui vit aux dépens des couches défavorisées. Il faut que l’élite politique et tous les autres privilégiés tiennent compte des anomalies dans lesquelles nous vivons. Quand les inégalités deviennent trop criardes au point de compromettre la survie des 2/3 de la population, il faut réagir et réformer le système. Autrement, on s’expose à une explosion sociale. Il faut qu’il y ait une meilleure justice dans la redistribution des richesses du pays. Les députés Up pour la 8ème législature ne sauront se mettre à l’écart de cet impératif.  Ils auront la charge de faire le point de l’ensemble des acquis sociaux qui ne sont pas suffisamment satisfaisant  et qui sont laissés au bon vouloir des gouvernants et des fonctionnaires. Ils devront travailler à faire changer les choses, afin de sécuriser ces acquis, les  élargir et les rendre pérennes. A titre d’exemple, les producteurs agricoles et les artisans pourront bénéficier d’un minimum de couverture sociale. La situation actuelle n’est pas acceptable et fait des agents et fonctionnaires de l’État, les seuls citoyens dignes de l’attention des gouvernements. Par rapport aux questions de liberté et de démocratie, les ténors de l’Up insistent sur le fait que la multitude excessive des partis n’entraînent pas forcément, une multitude de solutions aux problèmes. L’abus des libertés peut tuer la liberté et  la transformer en folklore. Les libertés les plus étendues doivent cohabiter avec un Etat de droit rigoureux. L’un sans l’autre ne produit que du vent et bien souvent, au détriment des couches sociales les plus vulnérables.

 

Source extérieure

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