Barthélémy Kassa : « Patrice Talon n’était pas demandeur »

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L’émission « Zone Franche » de la chaîne de télévision Canal 3 Bénin a reçu, dimanche 3 novembre 2019, Barthélémy Kassa. Le député du Bloc républicain est revenu sur les raisons qui ont motivé ses collègues de la 8ème  législature à procéder à la révision de la loi fondamentale du 11 décembre 1990.

La révision de la Constitution, pour Barthélémy Kassa, n’a pas été une initiative personnelle du chef de l’Etat, Patrice Talon, mais plutôt un vœu formulé par les différents participants au dialogue politique des 10, 11 et 12 octobre 2019. « L’une des recommandations du dialogue est l’organisation des élections générales. Vous savez que le mandat des députés est de quatre ans, le mandat du président de la République, des maires et autres élus locaux est de 5 ans. Comment pouvons-nous avoir les élections alignées si les mandats ne sont pas les mêmes.   La modification constitutionnelle a été donc une conséquence de cette doléance des participants du dialogue », a-t-il expliqué. Ce membre du Bloc républicain a rappelé que la tentative de révision de la Constitution initiée par le chef de l’Etat en 2017 n’avait pas prospéré faute de consensus. Et pour montrer que le président Talon n’était pas à la manette cette fois-ci, l’invité a indiqué que les articles modifiés n’ont  pratiquement rien à voir avec  ceux qui étaient sur la table des députés en 2017. Barthélémy Kassa est largement revenu, au cours de son intervention, sur l’opportunité du poste de vice-président. L’objectif, à l’en croire, est de prévenir les cas d’élection anticipée. Il a pris exemple sur le cas du Parlement et des conseils municipaux en indiquant que lorsqu’un député démissionne, meurt ou se retrouve dans l’incapacité de continuer sa mission, c’est son suppléant  qui le remplace. Au niveau du conseil municipal, lorsqu’il y a de ces cas, la loi permet que le conseil continue sa mission. L’invité estime que les techniciens qui ont travaillé sur l’actuel projet de révision de la Constitution ont trouvé incohérent le fait que lorsqu’il y a démission ou décès du chef de l’Etat, le processus soit arrêté, c’est-à-dire que le président de l’Assemblée nationale assure l’intérim en organisant les élections les jours qui suivent, alors que le mieux serait que le mandat soit conduit jusqu’à son terme. « Il a été proposé que le vice- président soit connu déjà lors de l’élection. Que le peuple sache qu’en cas de problème, c’est celui-ci qui achève le mandat. C’est mieux que de dire qu’il y aura une nouvelle élection avec le risque de tout ce que cela peut engendrer comme conséquence négative », a expliqué Barthélémy Kassa.

 

Marcus Koudjènoumè

 

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