Bertin Koovi après l’audience avec le chef de l’Etat:« Il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis »

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Le président de l’alliance Iroko a dévoilé ce qui l’oppose au chef de l’Etat. Bertin Koovi a fait cette confession à la Télévision nationale au sortir de son audience avec le président Patrice Talon. Ci-dessous publiée l’intégralité de son interview.

« Il n’y a que les cons ou les imbéciles qui ne changent pas d’avis. Je me suis rendu compte que les choses ont évolué. En 2016, je n’ai pas soutenu le président Patrice Talon dès le second tour parce que j’avais demandé à son équipe de pouvoir mettre un pan d’économie fondamentale pour un développement à visage humain dans ce qu’il proposait. Je savais que Cotonou et Parakou seraient très belles. Les infrastructures allaient être réalisées. Malheureusement, les Béninois ne vont pas apprécier parce que ce que veut ce peuple, c’est manger ici et maintenant. Mais lui (Patrice Talon) avait compris un peu plus que moi qu’il fallait les fondamentaux, il fallait mettre les infrastructures de base avant d’aller à ce qu’on mange tous les jours. Maintenant que j’ai vu qu’il a eu raison de mettre les infrastructures dont on a besoin et que cette fois-ci, il propose de faire un peu ce que je disais, c’est pour cela que quand j’ai lu le programme de développement, j’ai dis que c’est ce que je lui demandais. C’est ce qui nous avait séparés il y a 5 ans. Pourquoi ne pas me joindre à lui pour que nous fassions ensemble ce qu’il propose pour les 5 prochaines années. Si moi Koovi j’ai pu être ici, c’est qu’il y a eu évolution. Je dois remercier le président Patrice Talon qui a fait montre d’humanisme et de leadership. Quand je prends la somme de mes audios (au moins 3000), il n’est pas aussi simple qu’il pardonne. Moi aussi j’ai dû faire un travail de reprogrammation mentale. Je le dois à mon épouse qui est venue à Cotonou et m’a demandé si j’ai vu Cotonou et pourtant je critique Talon. Vas à Cotonou, il y a quelque chose qui a changé. Tu peux ne pas l’aimer, mais tu ne peux pas dire que rien n’est fait. Il faut revoir ta position et informes-toi auprès de ceux qui te donnent les informations. Peut-être qu’ils ne te disent pas exactement ce qu’il en est. C’est comme cela que j’ai changé d’avis. Ce n’est pas seulement Cotonou qui a changé. Il y a Parakou et les autres villes. J’ai parcouru le pays qui est en pleine métamorphose parce que je ne voulais pas être dans le rôle de klébé. Je reste Koovi. Si ce n’est pas bon, je le dirai. J’ai trouvé une avancée surtout sur le plan des infrastructures. Paris ne s’est pas fait construire en un seul jour. C’est des étapes. La première, ce sont les infrastructures de base. Après cela, nous irons à ce que nous souhaitons.

Ce que les gens appellent opposition, je l’appelle opposition maladive. L’opposition ne doit pas être un principe religieux. Il faut évoluer. On est opposé à une façon de faire et non à une personne. L’opposition, ce n’est pas une animosité contre quelqu’un. Ce n’est pas de l’antagonisme intuitu personae. Tant qu’on ne va pas comprendre cela, ils ne vont pas changer. J’ai pris le temps d’appeler la plupart d’entre eux par rapport à ma position. C’est pour dire que je n’ai trahi personne. J’ai fini par me rendre compte que tel qu’on procède, nous n’irons nulle part. Pourquoi ne pas s’approcher de lui et travailler ensemble dans l’intérêt supérieur de notre pays. Le poste de président n’est pas un banc d’école, c’est une chaise. Ce poste est déjà occupé.

Ceux qu’on invitent à aller manifester et casser les biens publics, l’Etat n’aura pas le choix que de faire respecter son autorité et de nous protéger contre nous-mêmes. En la matière, les policiers savent s’y prendre. Si quelqu’un est imprudent, il va récolter les pots cassés et il ne trouvera personne dernière. Rien ne vaut la paix et ne peut justifier la violence politique. De ce point de vue, je voudrais m’incliner devant la mémoire de ceux que la folie de toute la classe politique a entrainé à mourir. En 2019, s’il y a eu des morts à Cadjèhoun, Tchaourou et autres, cela a été la faute de nous tous. A chaque fois qu’il y a violence dans un pays, tous les acteurs sont responsables. Ceux qui veulent accuser le président Talon ont tort. Nous sommes tous responsables et nous devons faire profil bas et faire en sorte que la paix prévale dans notre pays. Les autres qui sont en exil à savoir Ajavon, Koutché, Djènontin, Léhady Soglo, Léonce Houngbadji, pour qu’ils rentrent dans leur pays, si moi Koovi je suis ici et je ne suis pas menacé, qu’est-ce qu’ils ont pu dire pour avoir plus peur que moi ».

 

Propos recueillis par la télévision  nationale

 

 

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