Budgets du Médiateur, de la Communication et de la Haac:Passage réussi pour Gnonlonfoun, Orounla et Moretti au Parlement

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Le médiateur de la République, Joseph Gnonlonfoun, le ministre de la Communication, Alain Orounla, et le président de la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication, Prosper Moretti, ont exposé  hier aux membres de la commission budgétaire de l’Assemblée nationale, la nomenclature du projet de budget prévu pour être exécuté en 2020.

Le  Médiateur de la République, Joseph Gnonlonfoun, a fait part aux députés de la réalisation d’un projet de budget qui va permettre à son l’institution d’accélérer ses audiences foraines, d’organiser une ou plusieurs sessions par an. Ce budget est également soumis pour permettre de recevoir les partenaires des autres institutions de la zone Union économique monétaire ouest africaine (Uemoa) ou de l’Organisation internationale de la francophonie (Oif). Malheureusement ce projet de budget soumis au gouvernement a été réduit à 400 millions. Joseph Gnonlonfoun a du coup  expliqué à la commission budgétaire qu’avec un tel budget dont le montant diminue tous les ans, surtout que celui de 2020 connaît une diminution de plus de 2,5%,  les projets ambitieux ne pourront pas être réalisés.  C’est la raison pour laquelle, le Médiateur de la République  a souhaité que les députés de la huitième législature fassent un plaidoyer pour l’institution auprès du gouvernement pour qu’il y ait une  augmentation d’au moins deux cents millions. « Avec l’exécution du budget 2019, nous avons été obligés de réduire certaines activités. C’est ces jours-ci que nous organisons des audiences foraines. Or, quand nous prévoyons les audiences foraines, il doit en avoir au moins deux ou trois par an. C’est maintenant que nous organisons les premières audiences à la fin de l’année. Cela ne permet pas à nos concitoyens qui sont dans le besoin et qui ont des préoccupations vis-à-vis de l’administration de nous saisir bien que nous ayons des délégations régionales. Mais c’est toujours mieux de travailler sur le terrain avec les compatriotes », a souligné Joseph Gnonlonfoun. Quant au ministre de la communication et de la poste, Alain Orounla, son budget, gestion 2020 est de l’ordre de 13,9 milliards de FCfa. C’est un budget important, mais selon Orounla, il n’est pas forcément à la hauteur des ambitions qu’ils nourrissent pour ce ministère et des impératifs qu’ils assignent à ce ministère à savoir la modernisation de l’Ortb qui est sous-tutelle, la poursuite du passage de l’analogique au numérique, que ça soit pour la télévision ou la radio, et la restructuration de la poste qui est à l’abandon et qui doit renaître au grand jour ainsi que les autres organismes sous-tutelle comme le Fonds d’appui à la production audiovisuelle (Fapa). Son département compte résolument aider le ministère de la Culture à booster l’œuvre des artistes locaux.

 

Le président de la Haac

 

Prosper Moretti, a par ailleurs, présenté un budget d’un montant de 2 milliards 817 millions749 mille de FCfa. Ce budget va servir à continuer à faire ce qui était déjà fait, mais aussi à réguler les médias en ligne et aussi la publicité. Deux nouvelles obligations sont en ligne de mire. Lesquelles résultent de l’application du Code de l’information et de la communication et du Code de la radiodiffusion numérique.

En félicitant la Haac, les députés ont demandé à Moretti d’essayer d’ouvrir des fréquences pour qu’il y ait la création de nouvelles radios et télévisions et pour qu’il y ait aussi de l’emploi  pour les professionnels des médias. Concernant le problème de financement des radios, télés et organes de presse écrite qui existent déjà, Prosper Moretti exhorte les députés à les aider à avoir les 350 millions qui étaient prévus par an pour l’aide de l’Etat à la presse privée, mais aussi à aider la Haac  à atteindre l’objectif qui est de porter cette aide à un milliard de francs Cfa. Quant au dossier de la carte de presse pour les journalistes, Prosper Moretti rassure de leur détermination à  rompre avec ce qui se faisait. « Nous avons en projet de vous offrir des cartes modernes, des cartes qui vont avec l’ère du numérique, des cartes qu’on ne peut pas falsifier, mais aussi des cartes qui nous permettront d’avoir accès à d’autres avantages», a- t-il annoncé.

 

Martial Agoli-Agbo (Corresp.Ouémé-Plateau)

 

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