Christian Houétchénou:« Nous allons déployer le rouleau compresseur »

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Jeune leader politique dans la 5ème circonscription électorale, Christian Houétchénou est membre fondateur de l’Union progressiste. Dans cette interview, il parle des priorités du nouveau parti juste après sa naissance le samedi 1er décembre 2018.
Vous êtes l’un des jeunes leaders dans la 5ème circonscription électorale. Que faites-vous dans votre circonscription aujourd’hui ?

Pour retourner en arrière, je vais vous informer que j’étais déjà membre du parti « Union fait la Nation », donc je militais dans ce cadre dans la 5ème circonscription. Je travaille à faire en sorte que les hommes et femmes de cette circonscription qui animent la vie politique comprennent ce que nous faisons. Mais au-delà de ça, avec la fusion des partis politiques que nous venons de faire pour donner naissance à l’ »Union progressiste », nous nous donnons la tâche d’expliquer aux populations le bien-fondé des réformes du chef de l’Etat notamment la réforme politique. Nous leur expliquons que le bonheur arrive. Aujourd’hui, ils sentent que c’est difficile mais l’avenir est prometteur.

La 5ème circonscription regorge de beaucoup de leaders qui ne sont pas de l’Union progressiste. Comment entrevoyez-vous la taille ?

Oui ! La 5ème circonscriptionélectorale regorge de beaucoup de leaders politiques tant pour l’ »Union progressiste » que pour le Bloc républicain en gestation autour du chef de l’Etat. Il y a de très grandes personnalités. Il y a des jeunes comme moi, Christian Houétchénou et d’autres. Cependant il y a aussi des personnes d’un certain âge qui nous accompagnent et qui nous guident, qui nous montrent le chemin et nous permettent de faire ce qu’il faut faire pour conquérir le terrain au profit du chef de l’Etat. Je peux citer Mathieu Adjovi, le député Ahonoukou et bien d’autres.

Quelles sont vos atouts pour figurer parmi les candidats à positionner ?

Le débat politique ne se fait pas autour d’une personne, mais autour d’un idéal, d’un rêve. En décidant de militer en politique, ce n’est pas pour moi, mais c’est pour un rêve ; c’est pour un idéal que j’adhère et je suis prêt à me battre. En m’engageant aujourd’hui dans le parti « Union progressiste » à travers l’ »Union fait la Nation », je ne pense pas à Christian Houétchénou, mais je pense au Bloc « Union progressiste » dans la 5ème circonscription électorale. Mon combat est le combat des plus jeunes et celui des aînés. Les questions de positionnement ne sont pas encore à l’ordre du jour dans notre Parti et c’est d’ailleurs ce qui fait que nous avons gardé notre cohésion. Quand le moment viendra de faire le débat sur les positionnements, cela se fera. Je reste convaincu que le chef de l’Etat dans son engagement de donnerune chance à la jeunesse, pensera à tous les jeunes. Ça peut ne pas être Christian Houétchénou, mais des jeunes seront positionnés.

Vous avez un appel à lancer à votre base et à vos militants ?

Je demande juste aux vaillants militants et aux vaillantes militantes qui animent la vie politique dans la ville de Ouidah et dans la 5ème circonscription électorale en général de se mobiliser et de rester prêts. Après la naissance de l’« Union progressiste », nous allons déployer le rouleau compresseur. Ce sera le plus grand parti politique de l’histoire du Bénin et il va tout écraser sur son chemin.

Propos recueillis par F N

A SAVOIR

Sur le Code électoral

Article 249: Nul ne peut être candidat s’il n’est âgé de vingt-cinq (25) ans au moins dans l’année du scrutin si, béninois de naissance, il n’est domicilié depuis un (01) an au moins en République du Bénin ; si, étranger naturalisé béninois, il n’est domicilié en République du Bénin et n’y vit sans interruption depuis dix (10) ans au moins.

A moins de démissionner de ses fonctions douze (12) mois au moins avant la date du scrutin, nul ne peut être candidat dans une circonscription électorale dont le territoire comprend ou est compris dans une circonscription administrative où il exerce une fonction de commandement (préfet, secrétaire général de préfecture ou de mairie).

Article 250 : Sont inéligibles les personnes condamnées lorsque la
condamnation comporte la déchéance de leurs droits civils et politiques.
Sont en outre inéligibles :
– les personnes privées par décision judiciaire de leur droit d’éligibilité, en
application des lois en vigueur ;
– les personnes condamnées pour corruption électorale, pour les crimes et
délits économiques ;
– les personnes pourvues d’un conseil judiciaire.

Article 251 : Est interdit l’enregistrement de la candidature d’une personne inéligible en vertu des articles précédents.
En cas de contestation, le candidat se pourvoit devant la Cour Constitutionnelle qui devra rendre sa décision dans les huit (8) jours.

Abraham Zinzindohoué, (Progressiste) : La tête aux élections
« La préparation de la participation du parti aux prochaines élections sera organisée par les instances du parti. Nous n’avons donc pas de repos puisque nous avons opté pour une large victoire aux prochaines consultations électorales. Ces élections seront pour nous notre premier test. Elles exigeront de chacun de nous des sacrifices, le don de soi, la primauté des intérêts collectifs, c’est-à-dire les intérêts du parti et de la république. Je voudrais inviter chacun de nous à méditer sur ces perspectives prometteuses afin que nous puissions gagner le pari d’être le plus grand parti du Bénin ». (Le 1er décembre 2018 au Plais des Sports de Cotonou).

Abdoulaye Bio Tchané, (Républicain/invité) : Encouragements

« Nous le savons tous, la mise en œuvre du multipartisme intégral depuis 1990 n’a pas permis l’émergence d’un système politique partisan efficace. Cette situation qui a empiré au cours des élections et des années est alarmante, vous le savez tous. Elle vide la politique de son sens noble et de son idéal de contexte et d’exercice du pouvoir. Une telle situation interpelle notre conscience collective et appelle à un changement de paradigmes. Il passe inévitablement par une reforme courageuse et audacieuse de notre système partisan. La nouvelle Charte des partis encourage la consolidation des formations politiques. Ceci exige des sacrifices difficiles dans l’immédiat pour les individus que nous sommes. Mais à terme, l’émergence de partis politiques crédibles et nationaux est un gain pour la nation et pour l’ensemble de la communauté ainsi que pour nous-mêmes. C’est donc pour moi l’occasion de me redire que nous avons besoin des reformes politiques pour obtenir les dividendes économiques que demandent nos compatriotes ».
(Le 1er décembre 2018 au Palais des sports de Cotonou)

Bruno Amoussou, membre du bureau politique (Progressiste) :
Réformiste

« Nous avons osé dire publiquement que notre système partisan est malade. Nous en avons dénoncé les insuffisances et les tares et pendant des années nous n’avons fait que déplorer la situation sans rien entreprendre. Nous avons décidé, chers amis progressistes, de sacrifier nos egos pour que vive le peuple béninois. Rien ne pourra nous arrêter sur le chemin des réformes. La réforme du système partisan apparaît dès lors comme le remède incontournable pour jeter les bases d’une gestion éthique favorable aux intérêts de la majorité de la population. C’est donc le lieu de saluer le courage du Président Talon, qui non seulement a pris des engagements lors de la campagne électorale à ce sujet mais qui les a respectés avec détermination. Au Ghana, les deux premiers à toutes les élections ont plus de 90 % des voix. Au Bénin, le premier n’en a que 23. Cet émiettement est l’une des causes des difficultés que nous avons. Notre parti prendra des initiatives appropriées pour la limitation de tous les mandats électifs, que ce soient à l’Assemblée nationale ou dans les collectivités locales.
(Le 1er décembre 2018 au Palais des Sports de Cotonou)

Patrice Nombimè, (Progressiste) : Réussite

« Pourquoi avoir peur des positionnements ? Le monde, c’est une roue de l’histoire qui tourne. Et tout dépend de vos dirigeants, tout dépend aussi de votre qualité et de votre capacité de mobilisation des électeurs. Si vous arrivez à remplir ces conditions, il va de soi que vous soyez positionné. Le débat n’est pas encore au niveau des positionnements. L’heure est à la réussite du congrès constitutif. Après cela, il y a d’autres étapes encore. Ensuite nous pourrions parler des positionnements ».
(Le 1er décembre 2018 au Palais des Sports de Cotonou).

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