Clôture du dialogue politique:Satisfaction générale des délégués 

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Les délégués des partis présents aux discussions politiques ont exprimé leur satisfaction au terme des assises. Ils ont adopté à l’unanimité le rapport des travaux qui a été transmis au président Talon samedi 12 octobre 2019 au Palais des congrès.

Initié par le Chef de l’Etat en vue de solutionner les problèmes nés de la crise postélectorale, le dialogue politique a été positivement accueilli par les représentants des formations politiques invités à ces discussions. A la fin des travaux, ils ont tous apprécié l’initiative. « Résoudre une crise politique par le dialogue de ce genre est une bonne chose. C’est du Bénin qu’il s’agit. Chacun doit mettre en premier plan le Bénin qui nous a tout donné et oublier son égo », a confié Gabriel LaurexAjavon, délégué Pfr.Le délégué Fcbe ne s’est pas non plus empêché de saluer l’initiative. Alassane Soumanou a affirmé que son parti a raison de participer au dialogue. « Les résultats sont positifs. Ils vont contribuer à ce qu’il y ait un peu plus d’apaisement, à décrisper la situation et faire en sorte qu’au niveau de la Charte des partis, les formations politiques soient privilégiées », a-t-il fait observer. Au nom de la Fcdb Soumanou Toléba a reconnu aussi la portée des assises. « La satisfaction est totale. Pendant les trois jours, nous avons fait un travail minutieux avec les 8 partis invités. Nous étions 3 formations de l’opposition et les autres de la mouvance. Nous avons discuté longuement des questions de paix et de développement. Ce que nous avons eu comme rapport va faire avancer le pays », a déclaré le délégué de la Fcdb, à la fin des discussions. Selon le représentant du Prd, FalilouAkadiri, toutes les propositions faites vont dans le sens de la décrispation. Tout comme les délégués Fcbe, Fcdb et Prd, tous les autres partis représentés à la rencontre ont reconnu la pertinence de l’initiative du président Talon.

 

Odi I. Aïtchédji

Dorothée Sossa, facilitateur du dialogue : « On peut se féliciter des conclusions auxquelles nous avons abouti »

 

« Comme vous l’avez tous constaté, nous venons de finir le dialogue politique convoqué par le chef de l’Etat. 8 des 9 partis invités à ce dialogue étaient présents. Nous avons eu des débats très intéressants, très intenses et très profonds. On a senti des gens qui voulaient se parler. J’ai mis l’accent sur l’esprit de responsabilité, de la convivialité et de la cordialité qui ont caractérisé ces échanges. Je pense personnellement que l’intérêt de notre pays préoccupe ces personnalités qui ont accepté de se rassembler et de se dire des vérités. Vous imaginez que tout ne s’est pas passé tranquillement, car on était face à des personnalités politiques. Vous comprenez donc que parfois le ton s’est élevé, mais entre nous, entre des gens qui se connaissent tous, entre enfants d’un même pays, on finit toujours par retomber sur les deux pieds. C’est ce qui s’est passé. Je pense qu’on peut se féliciter des échanges qui ont eu lieu et des conclusions auxquelles nous avons abouti. Je voudrais remercier, pour ma part, le chef de l’Etat d’avoir bien voulu me faire confiance ».

 

Victor Topanou, rapporteur général : « Les points de consensus sont au nombre de quatre essentiellement »

 

« Les points de consensus sont au nombre de quatre essentiellement. Le premier point concerne les textes relatifs aux partis politiques (la Charte des partis politiques et le Code électoral). Le deuxième a trait au renforcement du système partisan. Le troisième est relatif à l’équité dans la représentation et le quatrième,touche aux statuts de l’opposition. Pour ce qui est des toilettages de la Charte des partis et du Code électoral, le consensus est fait sur la nécessité de favoriser la participation de tous les partis politiques à la compétition électorale. Sur le deuxième point de consensus, c’est-à-dire le renforcement du système partisan et du processus électoral aux fins d’assurer la prépondérance des partis politiques, ils ont demandé à ce que les élections soient l’affaire des partis politiques avant d’être l’affaire des candidats indépendants. Ils ont également retenu l’accélération du processus de vote de la loi sur le financement public des partis. Cela semble être pour eux, une préoccupation majeure. Le troisième point sur lequel le consensus est largement et  plus facilement décidé, c’est l’équité dans la représentation du peuple. Sur les mesures d’apaisement, les 8 partis présents au dialogue souhaiteraient que dans la prochaine loi de finances, le Chef de l’Etat puisse tenir compte de leur existence légale pour qu’ils puissent bénéficier du financement public.Le quatrième point de consensus,c’est au sujet du statut de l’opposition. Les participants ont convenu que le renforcement de notre modèle démocratique passe par l’actualisation et la mise en œuvre d’un véritable statut de l’opposition. Ils auraient souhaité de la part du chef de l’Etat, la libération de certains prisonniers en particulier ceux qui seraient impliqués dans la crise électorale. Ils suggèrent l’abandon des arrestations et des poursuites à caractère politique ».

 

 

Impressions de quelques délégués

Gabriel Laurex Ajavon, délégué Pfr : « Il revient au chef de l’Etat

d’accepter de les fondre pour des solutions durables »

 

« Résoudre une crise politique par le dialogue de ce genre est une bonne chose. C’est du Bénin qu’il s’agit. Chacun doit pouvoir mettre en premier plan le Bénin qui nous a tout donné et oublier son égo. Des propositions ont été faites. Il revient au chef de l’Etat d’accepter de les fondre, de les analyser pour que des solutions durables soient trouvées pour qu’il n’y ait plus jamais cela au Bénin »

 

Alassane Soumanou, délégué Fcbe : « Les résultats sont positifs »

 

« La Fcbe a raison de venir. Les résultats sont positifs. Ils vont contribuer à ce qu’il y ait un peu plus d’apaisement, décrisper la situation et faire en sorte qu’au niveau de la Charte des partis, les formations politiques soient privilégiées, portent les différents candidats et que les femmes soient promues ».

 

Soumanou Toléba, délégué Fcdbe : « Ce que nous avons eu comme

rapport va faire avancer le pays »

 

« La satisfaction est totale. Pendant les trois jours, nous avons fait un travail minutieux avec les 8 partis invités. Nous étions 3 formations de l’opposition et les autres de la mouvance. Nous avons discuté longuement des questions de paix et de développement. Ce que nous avons eu comme rapport va faire avancer le pays ».

 

Céphise Béo Aguiar, délégué Moele-Bénin : « Aucune force politique ne s’est retirée lors des échanges »

 

« Ce fut dans une ambiance de bonne courtoisie et bon enfant que les forces politiques ont pu échanger. Vous connaissez les Béninois avec cette caractéristique. Vous pouvez ne pas être d’accord sur des choses, on a des mots forts pour les exprimer. Parfois, on ne s’entend pas aussi. Et parfois quand on ne s’entend pas, on peut ne pas être bien compris. Bref, on peut constater qu’aucune force politique ne s’est retirée lors des échanges. Aucun parti n’a conditionné sa participation aux travaux au règlement de tel ou tel préalable. C’est une avancée majeure ».

 

Maximin Alapini, délégué Up : « Il y a eu un consensus »

 

«  Je pense que nous venons de montrer que le dialogue a des vertus et que lorsqu’un problème se pose, quelle que soit sa nature, ce n’est que le dialogue qui puisse permettre de le résoudre. A la fin des travaux, le président de la République était ému parce qu’il y a eu un consensus. Beaucoup de partis étaient représentés. Nous avons pu faire quelque chose de bien. Il y a eu un consensus, et c’est ce qu’on voulait ».

 

Falilou Akadiri, délégué Prd : « Toutes les propositions faites vont dans

le sens de la décrispation »

 

« Je pense qu’il est nécessaire qu’il y ait une décrispation de la situation politique et sociale dans notre pays. Toutes les propositions que nous avons faites vont dans ce sens. Personne ne s’attendait à ce que nous finissons les travaux comme cela. Cela fait grandir notre Nation ».

 

Claudine Prudencio, déléguée de l’Udbn : « Le chef de l’Etat avait vu juste »

 

« Je suis sortie ragaillardie de ces trois jours de dialogue parce que le chef de l’Etat avait vu juste en nous invitant ici. L’essentiel, c’est le Bénin. On a eu à lui faire des recommandations. Le chef de l’Etat, étant un homme de parole, verra ce qui est très bien pour notre pays ».

 

André Okounlola, délégué Br : « C’est déjà un grand pas »

 

« Le père de famille parle comme le chef de l’Etat a parlé. Il a été d’abord émotionné. Il a dit qu’il prendra toutes les dispositions nécessaires pour que le contenu du rapport puisse être traduit en actes dans la mesure du possible. C’est déjà un grand pas. Cela veut dire que le Bénin va toujours étonner le monde ».

 

Théophile Yarou, délégué Fcbe : « Nous attendons de voir la traduction en de faits concrets, de l’engagement du chef de l’Etat »

 

« Ce sont des impressions d’espoir. La Fcbe, tout comme tout le peuple béninois, espère que les conclusions de ce dialogue seront mises en œuvre et que le climat politique soit rapidement décrispé pour que la paix et la quiétude reviennent dans notre pays et que nous puissions rapidement nous occuper des défis de développement. C’est vraiment préoccupant. Si nous sommes arrivés ici, c’est parce que nous avons compris que la paix n’a pas de prix. Le discours du chef de l’Etat est un discours d’espoir. Nous attendons de voir la traduction en de faits concrets, de l’engagement du chef de l’Etat. Nous ne sommes pas contre les réformes. Nous prônons des réformes qui font avancer le pays. Nous ne sommes pas contre. Nous intervenons dans les sens de limiter les impacts négatifs des réformes du chef de l’Etat. Nous critiquons les réformes lorsque fondamentalement, elles ne respectent pas les principes constitutionnels ».

 

 

 

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