Cohabitation pacifique entre les peuhls et agriculteurs du Mono:Les propositions du Préfet Komlan Zinsou

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Le préfet du département du Mono a tenu, le mardi 6 février 2018, une rencontre avec les éleveurs, agriculteurs et maires des Communes sous tutelle. Cette rencontre qui s’inscrit dans le cadre des activités du Comité départemental de gestion de la transhumance vise à faire des suggestions pour une cohabitation pacifique entre les éleveurs et les populations du Mono.


Cette rencontre de vérité entre éleveurs et agriculteurs initiée par le préfet du Mono intervient après les événements malheureux d’Athiémé où Kisso Ibrahim, communément appelé Bouraïma a perdu six de ses bœufs. Présidée par le préfet Komlan Zinsou et le procureur de la République près le tribunal de Lokossa, la séance de travail ayant réuni des éleveurs et agriculteurs avait pour but de cerner les causes du conflit entre les deux parties et de trouver des solutions pour une sortie de crise.

A l’entame de la séance, le directeur départemental en charge de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche, Eric Guidi, a présenté l’état des lieux. Il en ressort que les éleveurs incriminés sont victimes d’une faible internalisation du concept de transhumance confondue au déplacement des bœufs, dans le ressort du département, à la recherche de pâturage. En revanche, il a été déploré certaines pratiques en cours, notamment le déplacement nocturne des troupeaux, la surpopulation desdits troupeaux observés ces temps-ci dans la plupart des communes. Les causes du conflit ainsi cernées, la séance a permis d’ébaucher quelques approches de solutions. A l’endroit des autorités communales, de nombreuses propositions ont été faites. Au nombre de ces dernières, il y a la dynamisation des comités locaux de gestion de la transhumance, la sensibilisation des deux parties en conflit et de toute la population pour une meilleure cohabitation. « Je vous exhorte à réaliser des enclos pour vos troupeaux avec l’aménagement des abreuvoirs à l’intérieur », a lancé le préfet Zinsou aux éleveurs.


A sa suite, le procureur de la République a appelé au respect des textes. « Nul ne peut se faire justice », a-t-il précisé. Au titre des moyens pour faciliter une cohabitation pacifique, il suggère l’instauration de la carte des éleveurs sédentaires, l’étiquetage des bœufs et la création de site de pâturage qui, à l’en croire, pourrait être un projet intercommunal générateur de recettes.

Claude Ahovè
(Br Mono-Couffo)

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