Collecte, traitement et valorisation des déchets du Grand Nokoué:3000 emplois bientôt créés pour rendre 5 villes propres

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Le projet de modernisation de la gestion des déchets solides ménagers dans le Grand Nokoué est devenu une réalité. Il a été lancé le vendredi 08 février 2019, à Cotonou.

Les maires d’Abomey-Calavi, de Cotonou, de Ouidah, de Sèmè-Podji, et de Porto-Novo peuvent donc pousser un ouf de soulagement concernant la salubrité dans leur commune respective. La forte concentration d’individus dans le grand Nokoué (2,3 millions d’habitants) génère en effet un volume croissant de déchets estimés à 385 000 tonnes par an. En augmentation constante, les quantités des déchets produites facilitent l’accroissement de la dégradation du cadre de vie,  entre autres, les ressources en eau et plus généralement la santé des populations. Pour pallier la situation, le gouvernement a signé une convention avec les Communes du Grand Nokoué en vue d’améliorer les conditions de vie des populations à travers un dispositif de collecte, de traitement et de valorisation des déchets. En procédant au lancement, le ministre du Cadre de vie et du développement durable, José Tonato, a décliné ses 7 composantes. Il s’agit de la collecte, la pré-collecte et transfert des déchets solides et ménagers, la conception, la réalisation des travaux d’amélioration et l’exploitation du lieu d’enfouissement sanitaire à Ouessè et Takon, l’unité de traitement et de valorisation, la salubrité, le balayage, le nettoyage manuel des rues et des places, le curage des caniveaux, le suivi et contrôle, le système d’information géographique et institutionnelle, c’est-à-dire la structure de portage et de gestion du projet. Après avoir fait la genèse du projet, la directrice générale de l’Agence nationale du cadre de vie, Prince Olga Dagnon, a fait observer que le projet va créer 3000 emplois. De même, il impactera les projets d’Asphaltage,  d’assainissement pluvial et des marchés. Les maires du grand Nokoué ont remercié le gouvernement pour les moyens mis à leur disposition pour régler de façon définitive le problème de salubrité dans leur commune respective. Ils ont reconnu la pertinence du projet et la nécessité de la convention entre le gouvernement et le Grand Nokoué pour la gestion des déchets ménagers. Le projet sera coordonné par un partenaire technique de référence. La mission de cette structure est d’accompagner la mise en œuvre de ce projet, a indiqué Jean-Claude Grisoni,  son représentant de ladite structure.

 

Odi I. Aïtchedji

Isidore Gnonlonfoun, maire de Cotonou : « Un souffle aux mairies »

« Permettez-moi de dire merci au Chef de l’Etat et à tout son gouvernement après tout ce qui a été dit. Comme l’a si bien noté mon collègue de Sèmè-Podji, les maires ont été intimement associés à toutes les démarches et au titre de tous les projets concernant le Grand Nokoué. Je faisais particulièrement partie de la délégation qui était à Paris dans le cadre du projet assainissement fluvial. Donc, il ne faudrait pas penser que le gouvernement est en train de s’arroger les compétences des villes. Bien au contraire, il vient donner de souffle aux mairies. Lorsqu’il commence à pleuvoir dans la ville de Cotonou, si on va en parler, nous serons stressés. Mais, nous avons l’espérance que d’ici là, nous allons oublier tout ce calvaire. La gestion urbaine est une préoccupation de tous les instants et celle de la ville de Cotonou est un cas particulier. Je pense en principe, qu’après mon intervention, on ne devrait plus donner la parole à aucun de mes collègues, parce que malgré la pluie de ce matin, nous avons reçu un flux important de populations d’Abomey-Calavi, de Sèmè-Podji, de Ouidah et de Porto-Novo qui vient nous déposer des problèmes sans payer des impôts. Et le soir, elles rentrent tranquillement dormir dans leurs communes. Mais, nous sommes très heureux que petit à petit les projets du Grand Nokoué sont en train d’être mis ne œuvre. Il y a l’asphaltage qui a commencé. Autour de l’asphaltage, il y a d’autres commodités qui sont en train d’être mises en place et dont la gestion constitue des intrants négatifs. Mais, le conseil communal exprime totalement allégeance au gouvernement. »

 

 Charmagne Honfo, maire de Sèmè-Podji : « La phase de la concrétisation »

« J’éprouve un réel sentiment de satisfaction et je me rends davantage compte de la nécessité ou de l’opportunité de cette convention que nous avons signée. Elle est aujourd’hui à la phase de concrétisation. J’avoue que nous avons de belles raisons de croire qu’en toute chose, le temps reste le maître. Si pour deux ans, vous avez réussi à baliser le terrain, ce n’est pas exagéré. Ce qui vient d’être présenté ne soulage que nos populations. Vous ne pouvez pas savoir notre d’esprit entant qu’autorités locales, quand il y a la pluie. S’il n’y a pas la saison pluvieuse, il y a des méthodes habituelles. On peut aller à l’enfouillissement dans les localités. Quand nous arrivons dans cette période où tout doit être compliqué, nous ne dormons pas. Et j’ai toujours eu l’habitude de dire que l’homme, pris individuellement, ne vaut rien, mais collectivement, il est une ressource. Voilà la belle l’illustration. La grande intervention que représente le Grand Nokoué permet à l’Etat de s’investir et de s’engager. Si nous prenons individuellement les communes, nous ne disposons pas assez de moyens pour aller à la réussite de notre rêve, d’avoir une vie attrayante. Je vous remercie pour l’approche méthodologique choisie. Je rassure que nous avons vraiment été associés et nous sommes impliqués. Ce que je demande, c’est de continuer la méthode, et j’en appelle à tout le peuple béninois pour qu’il ait une mobilisation générale autour de ce projet ».  

 

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