Commission budgétaire de l’Assemblée nationale:Trois ministres et le Vp de la Cour défendent leurs budgets

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Le ballet des ministres et des responsables d’institution à l’Assemblée nationale pour défendre les projets de budgets au titre de l’année 2020 a démarré hier lundi 18 novembre 2019. Etaient devant la commission budgétaire, les ministres  chargé du Plan et du développement, du Travail et de la fonction publique, de l’Industrie et du commerce et le Vice-président de la Cour constitutionnelle.

20 033 628 751 de FCfa. C’est le budget du ministère d’Etat chargé du Plan et du développement pour l’année 2020. Il a été défendu par le numéro2 du gouvernement Abdoulaye Bio Tchané devant la commission budgétaire de l’Assemblée nationale. Les dépenses ordinaires s’établissent à 5 933 628 751 de FCfa et 14 100 000 000 de FCfa pour les dépenses en capital. Les priorités en 2020, selon le ministre Bio Tchané, consistent à la poursuite de la modernisation du Ministère, à la restructuration du Système statistique national, et à la dynamisation de la veille stratégique. Il s’agit aussi d’opérationnaliser le cadre réglementaire de gestion des investissements publics, de renforcer l’appui aux acteurs du secteur privé et de favoriser une plus grande autonomisation des femmes. Le portefeuille Pip actif au titre de la gestion 2020 compte sept projets. Au nombre de ceux-ci, figurent le Swedd, Autonomisation des femmes et le dividende démographique au Sahel et les quatre anciens à savoir le Projet des moyens de subsistance durable (Pmsd), le Projet commune du millénaire (Pcm-Bonou), le Projet d’appui au renforcement des acteurs du secteur privé (Parasep) et le Projet d’appui à la gestion des investissements publics et la gouvernance (Pagipg). A la suite du ministre d’Etat, sa collègue de l’Industrie et du commerce s’est livrée au même exercice. Pour l’année qui vient, le Mic aura à exécuter un budget de 3.381.188.000 de FCfa. L’exécution dudit budget est axée sur trois grands programmes à savoir le programme commerce, le programme industrie et le programme soutien aux services. Par rapport aux grands axes de son utilisation, la ministre entend commencer le E-commerce qui est un projet phare du Programme d’actions du gouvernement (Pag). L’objectif est non seulement de réécrire la politique industrielle du Ministère en l’adoptant à la réalité commerciale mondiale d’aujourd’hui, mais surtout de renforcer le droit du consommateur à travers l’élaboration d’un Code des consommateurs pour continuer leur programme de vérification de la qualité des produits sur les marchés. A cette occasion, Shadiya Assouman a rassuré de ce que son département ministériel a un plan sur la recherche des marchés nouveaux puisqu’ils ont la chance d’avoir au moins trois produits avec chacun une  identification géographique tels que  le « Agonlin Mi », l’ananas pain de sucre et le  »gari sôxwi » de Savalou qui permettent d’aller sur des marchés plus grands.

 

Adidjatou Mathys s’occupe de 7.069.000.000F Cfa

 

Comme ses collègues, la ministre du  Travail et de la fonction publique, Adidjatou Mathys, a aussi passé au scanner son budget qui s’élève à 7.069.000.000 de FCfa. Comparativement à l’année 2019, il a connu une baisse  de 2,06% (7.218.000.000 FCfa en 2019). Selon Adidjatou Mathys, les réformes de modernisation de l’administration publique et de dématérialisation de la gestion des ressources humaines de l’Etat vont se poursuivre en 2020. « L’agent qui se trouve à Boukombé peut constater une amélioration de son salaire sans avoir besoin de venir le vérifier au niveau du Ministère des finances à Cotonou. Nous allons poursuivre également la réforme des pensions et créer l’école de formation pour renforcer les capacités des agents », a-t-elle confié. A ces actions, elle a ajouté la poursuite de la réhabilitation des archives. En ce qui concerne les recrutements, Adidjatou Mathys a fait remarquer qu’ils ne seront plus systématiques. « Nous ne devons pas dépasser 35% en masse salariale par rapport à l’assiette fiscale. Or, aujourd’hui, nous avoisinons les 42% voire 44% », a-t-elle déclaré. Elle a rassuré que d’ici à là, une évaluation des compétences et des effectifs de la fonction publique sera faite. Pour rappel, avant Adidjatou Mathys, la Cour constitutionnelle a aussi planché. C’est le Vice-président de la Haute juridiction, Amouda Razacki qui a défendu le budget de 1 000 561 468 de FCfa de l’institution. Il est en hausse par rapport à celui de 2019  à cause de la prise en compte des mesures à l’endroit de quelques membres du personnel pour améliorer leurs conditions de travail. Une bonne partie de ce budget est dédiée aux dépenses du personnel et celles de matériels.

 

Martial Agoli-Agbo (Corresp. Ouémé-Plateau)

 

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