Communales et municipales du 17 mai:La Haac : pédagogue et gendarme du processus électoral

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Les élections communales et municipales sont pour le 17 mai 2020. Pour une meilleure couverture médiatique de ce scrutin, la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (Haac) prend déjà des dispositions. En pédagogue et gendarme, elle a sensibilisé les médias sur le respect du Code de l’information et de la communication et les a placés devant leurs responsabilités. C’était au cours de la séance de publication de la décision n°20-008/Haac du 05 février 2020 portant réglementation des activités des médias, pendant la période de précampagne. Lire ci-dessous, un extrait de la décision.

Extrait de la décision n° 20-008/Haac du 05 février 2020 portant réglementation des activités des médias, pendant la période de précampagne

 

La précampagne couvre la période du 5 à 00heure au 30 avril 2020 à minuit. Durant cette période, il est formellement interdit à tous les médias, la diffusion de tout élément de campagne électorale relatif aux élections communales et municipales de l’année 2020 conformément à l’article 45 du Code électoral de la République du Bénin. Les médias peuvent diffuser tout élément relatif aux élections communales et municipales de l’année 2020 notamment, les rencontres d’échanges et d’informations, les déclarations d’adhésion et les cérémonies d’installation des cellules des partis sur toute l’étendue du territoire national, les communiqués et avis de réunion des partis politiques, des organisations ou mouvements politiques ainsi que des candidats.

Les médias publics et privés doivent notamment en cette période :

  1. Privilégier la couverture des activités d’informations électorales des institutions de la République et Ministères intervenant dans l’organisation des élections communales et municipales ;
  2. Respecter les principes d’objectivité, d’honnêteté et de véracité dans les genres tels que : l’éditorial, le commentaire, la chronique et le billet ;
  3. S’interdire la diffusion d’informations, d’émissions, de propos, de chansons, de jeux, de spots, de communiqués, de proverbes, de caricatures et de récits satiriques qui sont de nature à inciter à la haine, à mettre en péril la cohésion nationale, à s’attaquer ou à tourner en dérision un candidat ou un parti politique.

Les médias audiovisuels publics et privés peuvent pendant la période sus-indiquée :

– diffuser les émissions interactives. Toutefois, ces émissions doivent impérativement être confiées à des professionnels compétents, respectueux des règles d’égalité, d’impartialité et d’objectivité ;

– s’interdit la diffusion d’informations ou la publication de propos incitant à la violence, à la révolte ou outrageant vis-à-vis des institutions de la République ;

– s’interdit en ce qui concerne le revue de presse en quelque langue que ce soit, de prendre en compte les organes de presse écrite n’ayant pas une existence légale ;

Tous les médias ont l’obligation de respecter au cours de la période, l’usage du droit de réponse conformément aux articles 123 à 133 et 142 à 150 du Code de l’information et de la communication.

Tous les médias privés doivent en outre quant à eux, veiller à l’observation stricte des obligations résultant de la Convention signée avec la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (Haac), au respect du caractère pluraliste et du principe de l’équilibre en matière d’information.

Les médias audiovisuels publics quant à eux, doivent assurer l’accès équitable des partis politiques, des associations et des citoyens tel que prévu pendant la période sus-indiquée.

L’accès aux médias publics est réglementé conformément aux dispositions des articles 108 et 118 du Code de l’information et de la communication. Ainsi, le président de la République, chef de l’Etat, agissant ès-qualité, garde ses prérogatives d’accès aux médias.

Les activités des institutions de la République et celles des membres du gouvernement entrant dans le cadre strict de leurs attributions, continuent de bénéficier de la couverture des médias.

De même, les institutions impliquées dans l’organisation et la gestion des élections communales et municipales de l’année 2020 ne sont pas astreintes à une limitation d’accès aux médias publics.

Les médias du secteur privé et du service public doivent veiller au respect de la déontologie et de l’éthique. Ils sont tenus de faire preuve d’un grand sens de professionnalisme et de responsabilité dans l’accomplissement de leurs missions.

 

 

 

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