Conseil des ministres après le remaniement:Les premières impressions des nouveaux ministres

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Nommé jeudi 5 septembre 2019, le quatrième gouvernement du président Patrice Talon a tenu son premier conclave gouvernemental, mercredi 11 septembre 2019, au palais de La Marina. Au terme de la séance, Jean-Michel Abimbola, Véronique Tognifodé, Shadiya Assouman, Eléonore Yayi et Alain Orounla se sont confiés à la presse.

Jean-Michel Abimbola : « …le secteur touristique peut être le deuxième pilier après l’agriculture »

 

« C’est avec beaucoup de gravité et beaucoup de sérieux que nous avons démarré notre premier Conseil des ministres. La première chose à remarquer et à dire c’est de remercier le Chef de l’Etat pour la confiance qu’il nous a faite en nous appelant à ses côtés pour l’aider à remplir les engagements qu’il a vis-à-vis des populations béninoises. Nous avons eu un Conseil des ministres qui a démarré après la photo de famille, un Conseil des ministres qui a démarré à l’heure, un Conseil des ministres empreint de sérieux, de rigueur et d’expertise, et surtout d’une maîtrise étonnante et impressionnante des dossiers par le Chef de l’Etat lui-même. Pour moi, c’est un honneur et une nouvelle occasion de pouvoir servir mon pays, d’aider le Chef de l’Etat à atteindre ses objectifs en matière de tourisme, de la culture et des arts. Vous savez qu’il y a dans le Pag un grand volet relatif au tourisme en lien avec la culture et les arts. Je crois qu’il est possible que nous puissions effectivement atteindre à court et moyen termes, les objectifs assignés, parce que la volonté du Chef de l’Etat a été reconfirmée. Les moyens existent et c’est à nous de nous mettre au travail pour atteindre ces objectifs. Et nous sommes persuadés que le secteur touristique peut être le deuxième pilier après l’agriculture pour la création d’emplois et de richesses dans notre pays. Nous sommes un certain nombre de députés, d’hommes politiques engagés auprès du Chef de l’Etat, mais nous ne sommes pas tous connaisseurs du secteur du tourisme de la culture et des arts. Donc, je suppose que si j’ai été appelé à ce portefeuille c’est parce que, peut-être, on me fait le crédit d’en savoir un minimum et de pouvoir contribuer à l’atteinte des objectifs. »

 

Véronique Tognifodé : « C’est un honneur et en même temps une lourde responsabilité »

 

« Tout d’abord, je vais exprimer mes sentiments de reconnaissance à l’endroit du président de la République, Patrice Talon, pour sa confiance et pour l’opportunité qu’il m’offre de servir ma patrie le Bénin, sous un aspect un peu différent, puisqu’il y aura un impact sur un plus grand nombre de Béninois. C’est un honneur et en même temps une lourde responsabilité que j’ai acceptée avec beaucoup d’humilité. C’est un défi majeur parce que les mesures sociales sont fortement attendues par les populations. Donc, nous allons travailler à améliorer les conditions de vie des Béninois. Nous avons déjà pris l’exacte mesure des choses avec beaucoup de recul, beaucoup de sérénité. Nous sommes prêtes à servir, prêtes à contribuer activement, efficacement aux côtés du Chef de l’Etat à la mise en œuvre de sa vision éclairée, notamment en matière de protection sociale. »

 

Shadiya Assouman : « …C’est beaucoup de défis pour réorganiser notre environnement marchand et industriel »

 

« Je voudrais tout d’abord remercier le Chef de l’Etat pour la confiance placée en la jeunesse. C’est vrai que le ministère du Commerce est un gros ministère, c’est beaucoup de défis pour réorganiser tout notre environnement marchand et notre environnement industriel. Vous savez que le Bénin est un pays de transit. Donc, il faudra réorganiser ces deux grands pôles pour enrichir un tout petit peu nos petits commerçants, nos marchés. C’est d’eux qu’on doit s’occuper très rapidement. Je suis honorée. On a un sentiment de responsabilité quand on est appelé par le Chef de l’Etat pour servir la Nation. »

 

 

Eléonore Yayi : «…Je prends évidemment la mesure de la responsabilité »

 

« La première assise, je l’ai passée très bien aux côtés d’un homme bien rigoureux, bien averti des questions de développement de ce pays et qui est très soucieux de la qualité de ce qui se fait dans le secteur de l’éducation en général, parce qu’il y a beaucoup d’attentes de la Nation envers sa personne. C’est tout à fait normal qu’il assure de ce que les membres de son gouvernement ont pris la mesure de cette responsabilité. Quant à moi, je prends évidemment la mesure de la responsabilité et je le remercie très sincèrement de m’avoir identifiée pour servir la Nation à ses côtés. Lorsque vous avez des défis à relever, vous avez déjà à vous assurer de ce que l’ensemble de vos collaborateurs ont compris déjà les défis et vous définissez une méthode de travail et une méthode de communication qui puisse amener les gens à comprendre ce que vous faites. »

Alain Orounla : « Les priorités, ce sont les mesures à mettre en œuvre pour avoir une presse de qualité »

 

« Chaque citoyen doit pouvoir être à la hauteur de toutes les situations. L’homme est omnivore comme on dit. Il n’est pas totalement omnipotent, mais fait l’effort d’aller un peu partout. Alors, ce n’est pas véritablement un héritage, mais c’est une création. La création d’un ministère qui naguère fut adjoint au ministère de l’Economie numérique devient un ministère autonome, ministère de la Communication et des postes. C’est nouveau. Alors, il n’est pas forcément nécessaire d’être du secteur à obtenir des résultats. On dit que le droit mène à tout. Quand vous avez été avocat et si vous convenez que je n’ai pas mal fait mon travail, je crois que je vais avoir les ressources nécessaires pour animer une équipe vers le succès. Alors la communication, c’est vous, c’est nous. Quand on a été avocat, on sait communiquer, on doit savoir communiquer. On doit savoir argumenter, on doit savoir plaider. On doit savoir avec pédagogie fait toucher du doigt la réalité des réalisations de notre pays, de notre gouvernement. Je crois que c’est cette réorganisation qui m’est confiée. Ce n’est pas forcément d’assister les gens devant les Cours et Tribunaux. Tout cela pour vous dire que, vous aussi avec un peu de volonté, un peu de méthode, un peu d’organisation vous allez pouvoir faire ce travail d’animation, ce travail de réforme qui m’est demandé : la rénovation de notre poste. La première des priorités c’est de sortir le paysage audiovisuel de sa léthargie. Je crois qu’il y a quelque chose qui se fait et nous souhaitons qu’il y ait quelque chose de plus dynamique, de plus pédagogique. Je vais dire d’une qualité supérieure parce qu’il y a un piétinement et je voudrais avec votre concours donner un nouveau souffle au paysage audiovisuel de notre pays qui doit être plus équilibré et qui doit nous proposer des émissions de qualité supérieure. Les priorités, ce sont les mesures à mettre en œuvre pour avoir une presse de qualité. Parce que nous avons beaucoup de titres qui malheureusement ne correspondent pas à grand-chose. Ce n’est pas la quantité que nous voulons privilégier, mais la qualité. Et cela passe évidemment par l’amélioration des conditions de vie et de travail des animateurs de la presse, mais par une sélection rigoureuse de ceux qui vont être considérés comme journalistes. Je crois qu’il y a des critères et il ne faudrait pas que votre corporation soit toujours envahie par des gens qui n’ont pas forcément les aptitudes ou la formation parce qu’on pense qu’en prenant la plume on a forcément quelque chose derrière. Je crois qu’il y a des mesures qui vont être mises en œuvre pour que nous ayons de vrais professionnels formés, suivis, encadrés ».

 

Propos recueillis par Odi I. Aïtchédji

 

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