Construction du plus grand pipeline au Bénin:Un terminal d’exportation de pétrole pour le marché mondial

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Le Bénin, attire depuis un moment, tous les regards avec ce projet de grande envergure jamais réalisé qui prend corps dans moins de deux mois. En effet, il sera construit un grand pipeline reliant le Niger et long de 2085 kilomètres. Une masse d’investissement entièrement privé estimé à 300 milliards de FCfa qui s’offre au marché béninois. Des nids énormes d’opportunités pour les Pme, des chances d’emplois permanents pour des centaines de jeunes.

Le Bénin joue intelligemment ses instants de chocs en s’ouvrant des perspectives encore plus heureuses. Ce projet d’envergure le place au cœur de la machine pétrolière mondiale avec pour gage des retombées inestimables pour l’économie nationale. De quoi retourne le projet? Le Bénin a été identifié par un puissant groupe chinois pour abriter un terminal d’exportation de pétrole sur le marché mondial. Pour desservir le monde, un pipeline, en d’autres termes, une tuyauterie sera construite pour transporter le pétrole destiné à l’exportation. Cette tuyauterie partira du Niger, traversera le territoire nigérien et le territoire béninois pour aboutir au terminal d’exportation qui sera implanté à Sèmè sur un espace de 40 hectares. Alors,  à partir de décembre, le projet de construction du terminal démarrera pour une durée de deux ans. Une fois l’infrastructure opérationnelle et les raccordements achevés démarrera l’exportation du pétrole. Il est annoncé dans le cadre du projet de construction d’un port à Sèmè (à 15 km de la plage) pour charger le brut et l’embarquer pour le marché international. Les prestataires béninois accompagneront l’entreprise chinoise sur 40 ans d’exploitation tout au moins et 60 voir 70 ans si la mise en œuvre est concluante. Il faut souligner que dans le cadre de ce projet, l’Etat béninois ne débourse pas le moindre copeck. Il s’agit d’un don pour lequel le financement estimé à 300 milliards de francs Cfa est entièrement pris en charge par le partenaire privé. Egalement, le Bénin ne se chargera que du transport de l’or noir. « Pas une goutte de pétrole ne sera utilisée ici. Il ne s’agit pas d’une raffinerie », a tenu à clarifier le ministre des Mines et de l’eau Samou Séidou Adambi, le 05 septembre 2019 à Cotonou.

 

Des retombées intéressantes sur toute la chaîne

 

Ce projet augure de lendemains radieux pour le pays, ses fils et filles. L’Etat, premier bénéficiaire, verra son économie plus dynamique avec une ouverture plus accrue sur le marché mondial. Les opportunités en termes de visibilité et d’investissements sont assez importantes à côté des recettes fiscales et douanières qui vont connaître une hausse vertigineuse.  En effet, sur les 20 premières années d’exploitation, environ 400 milliards de Fcfa directs feront le bonheur du trésor public béninois. Pour les plus jeunes, ce projet de pipeline est une opportunité d’emplois, car il est annoncé 500 emplois directs permanents et plusieurs emplois sur le long terme sans compter la main d’œuvre de masse qui sera sollicitée dans le cadre des travaux. Parlant de travaux, les premiers qui vont en profiter ce sont les Petites et moyennes entreprises. Pour le ministre de l’Energie, les prestataires doivent s’activer. « Dans le cadre du projet, il y a 180.000 tonnes de matériels à importer. La manutention, le transit, la consignation sont donc ouverts aux nationaux. Toujours dans le cadre du projet, il est prévu 11.000 voyages de matériels à transporter du Port de Cotonou à Sèmè et à Malanville. Transporteurs apprêtez vos camions. Vous aurez votre mot à dire », a laissé entendre Dona Jean-Claude Houssou. Et il ajoute: « Dans le cadre de la construction, on aura à utiliser du gravier, du fer, du sable pour environ 30 milliards de FCfa. Responsables de carrières, de sites de graviers, apprêtez-vous. Nous avons dans les négociations insisté que les Pme béninoises soient prioritaires sur les marchés portant sur un montant inférieur ou égal à 300 millions. C’est donc environ 300 millions de FCfa de marché qu’il faudra aller chercher », a-t-il laissé entendre. Autant d’opportunités que pourront saisir bon nombre de compatriotes sans compter les activités commerciales qui pourront se développer dans le cadre de ce projet. Des perspectives heureuses s’offrent pour toutes les couches sociales qui trouveront leurs comptes dans ce grand projet qui démarre en décembre. « En novembre les importations vont démarrer. Nous avons négocié et obtenu que les marchandises transitent par le quai Sud du port. En novembre, les importations démarrent et en décembre-janvier le projet sera lancé », a-t-il conclu. Petites et moyennes entreprises, jeunes demandeurs d’emploi, ouvriers, chacun a sa place dans ce vaste projet porteur de richesse et de croissance.

 

Abdourhamane Touré

 

 

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