Contestation de la nomination des doyens et directeurs dans les Universités:Rock David Gnahoui désapprouve ses pairs

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Le nouveau doyen de la Faculté du droit et des sciences politiques de l’université d’Abomey-Calavi (Fadesp Uac), Rock David Gnahoui, a été reçu sur l’émission « Zone franche » de Canal 3 Bénin dimanche 03 février 2019. Au cours de son intervention, l’invité a donné son avis sur la décision du gouvernement de nommer les doyens des facultés et directeurs d’écoles tout en désapprouvant ses collègues protestataires.

Rock David Gnahoui, nouveau doyen de la Fadesp à l’Université d’Abomey-calavi,  n’est pas du même avis que ses collègues qui protestent contre la suspension de l’élection des doyens des Facultés et directeurs d’écoles dans les Universités publiques. Revenant sur le récent sit-in fait par certains enseignants au ministère de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique, l’invité a laissé entendre que cette sortie n’a pas sa raison d’être. A l’en croire, cette décision du gouvernement du président Patrice Talon se justifie par des raisons bien convaincantes.

« Il ne faut pas croire que c’est sans raison que le gouvernement a opéré ces changements. Le gouvernement a un programme et a décidé de mettre fin à certaines règles qui pourrissent le fonctionnement des universités publiques du Bénin», a-t-il déclaré. A l’avis de Rock David Gnahoui, numéro 1 de la Faculté de droit et de science politique de l’Université d’Abomey-Calavi, les nominations opérées par le gouvernement sont transitoires en attendant le démarrage des travaux par le Conseil national de l’éducation. Pour le successeur de Joël Aïvo, avec  cette option prise par le gouvernement, les choses se feront avec plus de méthode. Donc contrairement aux mouvements de protestation qui s’observent sur le terrain, le gouvernement doit être accompagné dans cette réforme qui n’est nullement dirigée contre qui que ce soit. Au titre de son programme d’actions, Rock David Gnahoui vise à travailler davantage pour changer la donne et taire les querelles internes. « On va améliorer ce qui se faisait. Il s’agira de rendre perfectible ce qui se faisait », a-t-il indiqué.

 

Mohamed Yasser Amoussa (Coll)

 

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