Création du cadre de concertation au sein :Les explications du Vice-président du Cos-Lépi 

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Le Conseil d’orientation et de supervision de la Liste électorale permanente informatisée (Cos-Lépi) s’active pour l’actualisation de la Lépi avec la prorogation du délai d’affichage jusqu’au 31 octobre d’une part, et la naissance du cadre de concertation de 21 membres d’autre part. Invité hier, jeudi 22 octobre 2020 sur Canal 3, le vice-président du Cos-Lépi, Florentin Tchaou, a apporté des précisions sur les raisons de la mise sur pied de ce creuset. Lire ci-dessous, l’intégralité de l’entretien.
En raison de l’absence de l’opposition au sein du Cos-Lépi, il y a plusieurs critiques qui sont faites à l’endroit de vos équipes. Est-ce pour cette raison que vous avez mis en place le cadre de concertation ?
Florentin Tchaou : Nous reconnaissons tous ensemble la maturité de ce Cos. Même à l’affichage, il n’y a pas d’affluence. Il ne faut pas s’attendre donc à cette affluence parce que le Cos, depuis bientôt 10 ans, à chaque fois quand tu t’en vas consulter ta liste et que ton nom est bien écrit et que même il y a de cela moins d’un an que vous étiez aux élections communales et que vous avez voté dans les même centres, d’où l’enjeu d’aller consulter la liste. Donc, ne soyez pas inquiétés du fait qu’il n’y a pas eu d’affluence et je profite de cette occasion pour porter à notre connaissance que les revendications, c’est tout à fait légitime mais nous, nous n’allons pas attendre que le pire arrive avant que le Cos ne se jette à la tâche. Je crois que nous ne sommes pas les toutes premières personnes. L’innovation du Cos, le Cos de Ahouanvoèbla avait eu le même cadre de concertation, courant 2015-2016. Je puis vous dire que cette fois-ci, nous l’avons plus étoffé compte tenu des différents acteurs qui s’impliquent dans le processus de déroulement de l’actualisation du fichier électoral.
Ce cadre de concertation, est constitué de combien de membres et pourquoi vous l’avez mis en place ?
Retenons que ce cadre de concertation du Cos 2020-2021, a tenu compte de tous les acteurs dont l’institution Cos aurait besoin pour mener à bien l’apurement de cette liste, parce que nous allons à une élection présidentielle et cela nous renvoie à plusieurs acteurs à savoir le Ministère des affaires étrangères, le Ministère de la décentralisation et le Ministère des finances. Tous ces différents Ministères doivent s’impliquer pour nous accompagner afin que la mission et l’engagement que nous nous sommes données à apurer cette liste et avoir une liste fiable pour la remettre à la Céna je crois dans le mois de février, soit véritablement à la taille. Il faut reconnaitre que nous avons été très vite installés. Nous avons prêté serment le 8 août et nous nous sommes donnés comme chronogramme, de terminer si tout va bien avant fin janvier. Je crois que ce Cos, étant très sensible et le nerf de la guerre n’est ni plus ni moins la partition du gouvernement. Etant donné que c’est une patate chaude, le gouvernement s’est vite atteler à nous jeter la patate chaude et là, on essaie de gérer.
Quelle sera sa mission ?
La mission de ce cadre de concertation que préside le président du Ces, le président Gbian, est de servir de creuset pour notre population, c’est-à-dire tous les acteurs parce que des voix s’élèvent. On parle de supposer liste, on ne sait pas ce qui est dedans, sans oublier que ces grands acteurs sont tous passés par là et il n’y a pas péril en la demeure. On ne sait pas ce qu’on a changé. Notre préoccupation, c’est d’abord, les zones qui n’ont pas pu se présenter et enrôler dans cette base et les nouveaux majeurs qui doivent pouvoir être intégrer dans la base. Avec ce cadre de concertation qui sera très ouvert, nous autres sommes vivement à l’écoute, d’où la présence des différents organes de la société civile, je veux parler de Alcrer qui est le vice-président du cadre de concertation, Wanep-Bénin qui est là puis Rifonga qui gère aujourd’hui les différentes couches de femmes. Vous n’êtes pas sans savoir le taux de participation de la femme dans ce processus, donc du coup, sa présence est indispensable dans la chaîne, sans oublier le président da Haac qui doit pouvoir nous aider à encadrer la communication pour qu’il n’y ait pas trop de dérives au sein des organes de presse.
Au niveau de l’équipe gouvernementale en dehors du ministre de l’Economie et des finances qu’on sait qu’il tient en main le nerf de la guerre, on est curieux de savoir ce que viennent chercher le ministre des Affaires étrangères et le ministre de la décentralisation
Retenez tout simplement que nous avons impliqué le Ministère affaires étrangères parce que nous allons à une élection présidentielle et il y a les Béninois de l’extérieur. La carte diplomatique a été modifiée par le gouvernement et nous devons travailler de concert avec ces différentes institutions à l’étranger afin que tout puisse se mettre en place. Concernant la gouvernance, le ministre de la Décentralisation, c’est la tutelle de toutes les Communes et nous travaillons de concert avec les chefs de quartiers, les chefs d’arrondissement et les maires et je crois qu’en ayant la représentation du ministère de la gouvernance, c’est que nous avons toutes les mains avec nous.
Le cadre de concertation va travailler dans quels locaux ?
Le cadre a été installé seulement hier. Notre première séance est pour le vendredi (ce jour) et tout cela va être déterminé. Toujours est-il que ce qui est retenu et tout ce qui aura trait à sortir les ressources, est imputable au Cos. Nous allons trouver un emplacement qui va être totalement hors du Cos pour permettre à tout le monde de s’exprimer parce qu’on a parlé de creuset. Il doit nous servir d’appui, d’assistance et prendre la volonté de la population à la base afin qu’on puisse trouver ensemble une proposition. D’où, nous assumons le rapportage afin de pouvoir passer le cap opérationnel de l’opération.
Source : Canal 3

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