Cybercriminalité au Bénin:L’appel à la vigilance de l’Ocrc

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Les actes d’escroquerie par le biais des communications électroniques prennent de plus en plusde l’ampleur. Pour ce faire,L’Office central de la répression de la cybercriminalité (Ocrc) a dévoilé les modes opératoires des cybercriminels et a invité les populations à la vigilance. C’est à travers le message ci-dessous.

Message de sensibilisation de l’Office central de

répression de la cybercriminalité

 

Chère population,

L’Office central de la répression de la cybercriminalité vient vous informer de la résurgence de quatre phénomènes liés aux infractions commises par le biais des communications électroniques.

1er phénomène : relatif au commerce des produits Moringa, aloès, artémisia

Vous recevez un appel téléphonique d’un numéro étranger ou inconnu. L’appelant vous dit qu’il vous connaît et se pare du titre de docteur d’Almeida, Fashola ou autres noms et travaillant pour le compte du laboratoire Novatis ou Iris en France.

Le soi-disant docteur vous propose un commerce rentable relatif à un produit médical “Sève de Moringa’’, “Gel d’aloès’’, artémisia qui rapportera des dizaines de millions de francs Cfa.

Par finir, l’escroc en ligne vous invite à prendre contact avec d’autres spécialistes du domaine résidant au Bénin. Pour ce cas, plusieurs personnes ont déjà mordu à l’appât ces quatre premiers mois de l’année 2019 et le montant du préjudice causé s’élève à près de 30 millions de francs Cfa.

 

2ème phénomène : relatif aux commissions données par les opérations GSM à ses abonnés

Vous recevez un     appel téléphonique vous informant que vous êtes sélectionné par un tel réseau Gsm comme gagnant d’une somme d’argent ou d’appareil. L’appelant vous invite à vous rendre dans une structure de transfert d’argent et à exécuter ses instructions pour constater l’envoi du gain. La suite, le gérant des lieux vous conduit à la Police pour avoir demandé de transférer de l’argent sur des numéros du suspect.

 

3ème phénomène : relatif au dépôt des faux billets de banque dans les structures de transferts d’argent.

Des faussaires se présentent à vous et déclarent être venus pour un dépôt en précisant le montant de 100 mille ou 150 mille et le numéro. Ils vous remettent l’argent et après leur départ vous vous rendez compte qu’il s’agit de faux billets. Le mieux, c’est de contrôler des billets avant l’opération.

 

4ème phénomène : relatif aux colis envoyés contenant de l’argent

Vous recevez un appel téléphonique et l’appelant vous dit qu’il vous connait. Il vous informe qu’il vous a envoyé un colis (sac d’igname, de maïs) par le biais d’un chauffeur dont il vous communique le contact. Il vous invite à appeler ce dernier avant de vous révéler que dans le colis est soigneusement dissimulé une somme d’argent (3 millions, 5 millions ou 10 millions de francs Cfa). Son souhait est que vous réceptionniez le colis et l’argent dont une partie vous revient en guise de don.

La suite, les arnaqueurs réussissent à vous soutirer par transfert des milliers de francs Cfa.

Nb : tous les cas cités liés à l’escroquerie en ligne et l’Office central de répression de la cybercriminalité invite la population à la vigilance et à faire des dénonciations le cas échéant en appelant le numéro vert 166 (appel gratuit) ou le +22965487874/ +222963095162 ou écrire sur le site de la Dgpr : www.dgpr.bj.

 

Edgar Landry Zola, Commissaire principal de Police,

 

Chef de l’Office central de la répression de la cybercriminalité

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